« N°25 - Sommaire "l'alcool est-il de droite ?" | Page d'accueil | Chr.Heb.(31) - L'UE défend les phoques »

jeudi, 27 mars 2008

Conférence le jeudi 27 mars 20h

623519051.jpg
Pour une mystique de la chair ? Dialogue entre P. Sollers et F. Hadjadj
 
La conférence a une nouvelle fois rencontré un vif succès auprès du public. Nous étions heureux de pouvoir recevoir 150 personnes venues écouter Philippe Sollers et Fabrice Hadjadj sur un sujet difficile. Le jour où L'Express sortait un numéro sur l'immobilier dans les grandes villes Les Epées proposaient un tout autre sujet qui nous a fait découvrir à quel point nos intervenants en étaient passionnés.
 
Ci-dessous le podcast de la soirée.

podcast
 
 
 
Des auditeurs ont rendu compte de la conférence en commentaire en bas de cette page.Merci à eux. 
 
 
 
Pour une mystique
 

de la chair ?
 
 
 
 

Dialogue entre Fabrice Hadjadj
 
et Philippe Sollers
 

À propos de leurs derniers livres respectifs :

La profondeur des sexes (Seuil, 2008) et Guerres secrètes (Carnets Nord, 2007).

 

2030978090.jpgPhilippe Sollers évoque le « surgissement catholique appelé baroque. Quelques noms : Michel Ange, Bernin, Titien, avec comme une poussée physique où, comme par hasard, nous retrouvons beaucoup de corps de femmes, et la négation de tout esprit de séparation entre la chair et l’esprit. La vérité dans la chair et l’esprit, “dans une âme et un corps”, c’est cela qu’il nous faut comprendre avec la musique, comme guerre secrète, contre ce qui ne veut pas que cela puisse s’incarner ».


1888697673.jpgEt si notre époque d’hypersexualisation était une époque de haine du sexe, de sa signification et de ses mystères ? « Comme à ses premiers siècles, le christianisme se retrouve alors aujourd’hui dans la situation singulière d’avoir à chanter la gloire du corps, la spiritualité de la chair, et à lui redonner sa dimension spirituelle. »
 

 

Jeudi 27 mars à 20h
Salle Pierre Nicole
9 rue Pierre Nicole ou 270 rue Saint-Jacques
75005 PARIS
1994330572.jpg
 

Entrée libre
RER B Luxembourg, Port-Royal
BUS 21, 27, 38, 81, 82, 83, 84, 85, 91
 
 

 

Afin que la conférence garde tout son intérêt et qu'aucune polémique stérile ne naisse d'incompréhensions de part et d'autre, les commentaires sont momentanément supprimés et impossibles sur cette page. Dès le lendemain de la conférence il sera à nouveau possible de dialoguer sur cette page à partir d'arguments plus concrets. Ce sera désormais la règle pour chacune de nos conférences.   Les Epées

Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : conférences, revue, les épées, hadjadj, sollers |

Commentaires

Il est utile de lire l'excellent billet d'Isabelle des Charbinières avant d'aller entendre la prose de monsieur Sollers en conférence ...

Cliquer ici.

Écrit par : Catoneo | samedi, 15 mars 2008

C'est vrai que ça cartonne vraiment très fort du côté d'Isabelle des Charbinières à propos des positions de Sollers et Hadjadj, ce qui finalement n'est pas déplaisant et ne manque pas de mettre à jour certaines vérités bien utiles à rappeler avant la conférence !

Écrit par : Hector D. | dimanche, 16 mars 2008

Avec le lien c'est mieux !

http://isabelledescharbinieres.hautetfort.com/

Écrit par : Hector D. | dimanche, 16 mars 2008

Finalement, au regard de ce que l’on peut lire chez IdC dont je reviens encore, et qui ne manque pas de secouer sérieusement, on peut se demander si en place de l’échange de politesses convenues auquel vont sans doute se livrer Sollers et Hadjadj, il n’eut pas été beaucoup plus intéressant sur le plan des idées d’organiser un authentique "débat" contradictoire avec Vivenza qui,
apparemment en maistrien radical, déclare dans la note intitulée « La nature de la chair et le péché" :

«...La chair, même conçue comme étant l'unité de l'âme et du corps, ce qui n'enlève rien à la réprobation dont elle est chargée puisque cela englobe la matière corporelle et son principe d'animation, est bien violemment rejetée de par sa corruption, elle est pécheresse par nature et ne participera pas à la réalité future du royaume. »

(Extrait de J.-M, Vivenza, Le Martinisme, Le Mercure Dauphinois, 2006, p. 220.)



http://isabelledescharbinieres.hautetfort.com/archive/2006/05/18/vivenza.html

Écrit par : Hector D. | dimanche, 16 mars 2008

Une mise au point salutaire de Fabrice Hadjadj à une semaine du débat avec Philippe Sollers.
*****************************

Par amitié pour Les Epées, et par respect pour ceux qui fréquentent leur site, je voudrais faire les remarques suivantes :
- Il est vraiment merveilleux que cette page électronique soit fréquentée par des prophètes capables de dire quelle sera la nature du débat entre Sollers et moi avant même qu’il ait lieu. Saint Augustin évoque cette possibilité-là dans le De Divinatione daemonorum.
- Non moins merveilleuse est l’autorité extraordinaire conférée au soldat inconnu dénommé Isabelle des Charbinières. Assurément ses procédés sont d’une objectivité totale, puisqu’elle donne pour référence d’un de mes textes un site que je ne connais pas, et qu’outre cette ignorance des sources, elle use du caviardage habituel des procès staliniens. Mais le plus beau, semble-t-il, est à ses yeux qu’on ne puisse être un interlocuteur sans être un thuriféraire ; et que son Christ soit venu pour les biens-portants. Pour toutes ces raisons, je la renvoie au discours de Benoît XVI sur la « charité intellectuelle », prononcé le 10 mars 2007.
- Plus merveilleux encore est le fait que Sollers soit, en cette semaine sainte, un objet de mépris, voire même un signe de contradiction. C’est lui faire beaucoup d’honneur, puisque c’est d’un Autre que l’on dit aujourd’hui : Tolle ! Tolle ! Crucifige !
- Enfin, merveille des merveilles, à la veille de Pâques, cette citation de Jean-Marc Vivenza, là aussi tirée de son contexte : « La chair est pécheresse par nature et ne participera pas à la réalité future du Royaume. » Elle va radicalement contre l’article du Credo, si dur à digérer, au fond : JE CROIS EN LA RESURRECTION DE LA CHAIR. Ceux qui la soutiennent attestent par là qu’ils ne sont pas catholiques, et que Sollers et moi, à des titres divers et sans résoudre nos différends, avons bien raison de rappeler l’ineffable dignité de la chair depuis l’Incarnation.

Aussi ces critiques qu’on a pu nous faire ratent leur cible (hélas ! car je ne suis pas contre une critique constructive et ne me sent guère à l’abri de toute errance). Elles sont même des apologies « ex negativo ». Elles prouvent qu’une nouvelle gnose envahit le terrain, touchant aussi bien les hédonistes à la Onfray (gnose techniciste) que les puritains à la Charbinières (gnose spiritualiste), et les jetant l’un contre l’autre dans une polémique nullifiée d’avance. En conséquence, se trouvent affirmées, par la vertu même des vices sus-décrits, la singularité et l’importance de cette rencontre que Les Epées ont eu le courage de vouloir.
Puisse chacun, en cette semaine sainte, regarder Celui qu’il a transpercé et se laisser enfin porter par la Croix.

Fabrice Hadjadj

Écrit par : Sitemestre des Epées | mercredi, 19 mars 2008

Il est à nouveau possible de poster des commentaires maintenant que la conférence est passée. Elle sera disponible en podcast très bientôt (le 29 mars probablement).

Les Epées

Écrit par : Sitemestre des Epées | vendredi, 28 mars 2008

Il aura fallu des nerfs pour soutenir les premières minutes de ce débat où Sillippe Phollers semblait être complètement imbibé, en plus d'être imbu de lui-même. Hadjadj a été bien courageux : la vieille folle lui chipait le micro sans arrêt pour aboyer et étaler sa culture (certes importante mais si dégoulinante et collante que l'on n'a pas envie d'y laisser traîner ses oreilles). Le pauvre Sollers nous a donné en spectacle les premiers signes de sa sénilité : incontinence verbale, incapacité à tenir un débat, grognements à la Tatie Danielle, air ahuri. Sollers c'est l'air sot, en verlan (le Philippo, pour faire "cool", balbutiait parfois des "sexy" et autres anglicismes).
Passons sur la sollerserie habituelle : cabotinage, fatuitié et cet insupportable faux humour qui consiste à faire passer pour de la blague sa véritable mégalomanie. Ironie postiche applaudie par les sollerslâtres persuadés de respirer la fumée des vieilles clopes d'un génie. Odeur de sainteté ?
Que ses cendres "requiescant" en paix.

Écrit par : Robert Miradique | vendredi, 28 mars 2008

Insupportable oui sans doute mais n'était-ce pas à dessein? Enfin je regrette surtout pour ma part que le débat ait laissé si peu de place aux textes... Du coup ça tournait un peu à vide (ou à plein d'ego côté sollers...) Et l'exposé hadjajien n'a pas non plus convaincu le mécréant que je suis...

Merci néanmoins aux épées d'avoir organisé cela.

Écrit par : Tang | vendredi, 28 mars 2008

F. Hadjdaj, fer de lance de l’aristocratie intellectuelle catholique, numéro 3 parmi les 200 personnalités catholiques qui comptent, en France, selon le classement de l’hehdomadaire La Vie, face à Philippe Sollers en défenseur de la « révolution catholique ».

Celle que les historiens désignent sous le nom de contre-réforme, celle qui a tourné le dos au dolorisme puritain et rendu toute sa place au corps magnifié dans les statues du Bernin, notamment. Pugnace, il provoque la salle. Hadjadj le laisse jouer. Quand il prend la parole, cool et serein, c’est pour dire ses vérités à lui.

Contraste total : l’un surjouant son personnage, l’autre le sous-jouant. L’un usant de mots et formules simples, Sollers est maintenant passé au registre du vocabulaire de l’essentiel sans les circonvolutions d’usage. Hadjadj, lui, est encore sous l’influence de la rue d’Ulm, même s’il a déjà marqué, plus fortement à d’autres occasions, son indépendance d’esprit et aussi son côté provocateur.

Quelques formules lapidaires de Sollers : « Le christianisme, c’est une erreur ! », « falsification à l’œuvre »

Sur la résurrection des corps :
« Etes-vous prêt à accepter de revivre votre vie telle que vous la viviez, là maintenant,
Sans rien changer.
Eternellement ?
C’est çà la résurrection des corps !
J’ai fait ma petite enquête. Eh bien, c’est non ! »

Sur le mariage : « le vrai libertin peut associer conjugalité profonde et expériences multiples ».

Sur la Vierge Marie : « ce qui spécifie le catholicisme, c’est la Vierge Marie » « : « Il faut des femmes, c’est le catholicisme qui les a sorties »,

Plus sur http://www.pileface.com/sollers/article.php3?id_article=625

Merci à la revue Les Epees pour ce moment d’intelligence, loin du médiatique convenu, de la fausse actualité, des faux semblants. Et aux deux intervenants, chacun dans son registre, de nous démontrer que l’on peut parler avec légèreté de sujets sérieux. Pour notre plaisir.

Écrit par : Viktor | samedi, 29 mars 2008

Fabrice Hadjadj ou les émois ridicules d’un pornographe mystique


Finalement la dommageable suppression des commentaires sur « Les Epées », m’engage à revenir sur la lettre expédiée par Hadjadj, révélatrice de ce qu’est le personnage. En effet, quelle entrée en matière de celui qui, sans crainte de proférer de scabreuses dingueries gynéco théologiques, affirmant dans Art Press de ce mois-ci, qu’il « […] essaie de montrer la présence de la Croix à même la copulation…» (Art Press, n° 343, mars 2008, Interview réalisé par Jacques Henric ), déclare dans son petit billet ridicule : « Par amitié pour les Epées, et par respect pour ceux qui fréquentent leur site je voudrais faire les remarques suivantes… », en guise de respect on pouvait s’attendre à mieux !


Fabrice Hadjadj, décidément, est vraiment grotesque et risible ! Non content de soutenir, dans sa dérisoire tentative de sexualisation outrancière du religieux, des propositions scandaleuses authentiquement hérétiques, à mi chemin entre la pornographie et la démence, lui si prompt, manifestant ce zèle caractéristique des nouveaux convertis, à décerner des brevets de catholicité, voilà le charmant écrivain, si conforme en de nombreux aspects aux actuels critères de la bonne presse et dont le visage souriant se donne à voir complaisamment, depuis qu’il nous fait profiter de sa prose, sur tant de feuilles prisées des chaisières, vexé comme une jeune pucelle dont une main furtive aurait effleuré la sautillante croupe, criant, avec des sanglots dans la voix, au procès stalinien pour avoir été malmené par ma note, puis quelque peu vertement bousculé, par les commentaires qui suivirent.



Ainsi, le dévot louangeur de la chair, perdu dans le vertige de ses extases génitales, dont l’indigent ouvrage « La profondeur des sexes » figure à présent dans les rayons de la librairie partouzarde, Gay, Lesbienne du Marais : « Les Mots à la Bouche », s’étrangle devant le fait que l’on puisse penser, eu égard au ton obséquieux jusqu’à la servilité de ses propos à l’égard de Sollers, que son dialogue programmé risque de ressembler à une partie de pince-fesse ultra condescendante, à une hypocrite comédie littéraire, arguant d’un don de prophétie tel que décri, selon lui, dans le « De Divinatione daemonorum » [zéro en latin le professeur de philosophie, il faut écrire « daemnonum » M. Hadjadj ! ], à l’encontre de celui qui osa émettre une aimable prévision, dénuée de méchanceté mais lucide, sur ce qui allait se dérouler, considérant qu’il n’était pas possible de présager de la tonalité de ce qui se dira. Or, point n’est besoin pour cela d’une capacité particulière de divination magique pour imaginer le caractère de profonde compromission qui fera la substance même de cette aimable sauterie qui vaudra, peut-être, pour bons services rendus à la diva, sa prochaine entrée chez Gallimard à notre libidineux scribouillard prétendument catholique fasciné, tel un spéculum, par la mystique des utérus, s’il maintient ses constants efforts domestiques.



Non moins merveilleuse, pour reprendre sa dérisoire méthode argumentaire, mais singulièrement suspecte par ailleurs, sortant du ton mielleux qu’il affectionne généralement dans les magazines, son sens inné de la formule, qualifiant IdC, rien moins, que de « soldat inconnu », ne sachant distinguer dans sa contrariété aveuglante entre la responsable d’un blog et ceux qui s’y expriment, lui attribuant, niaisement, une référence qui est pourtant vérifiable [http://www.mondesfrancophones.com/chroniques/jhenric/sollers-girard], jugeant de plus, avec cette détestable tendance à distribuer des certificats de moralité, qu’elle « use du caviardage habituel des procès staliniens » (sic !), alors même que les pages de « La Question », ont toujours été largement ouvertes au débat et à la controverse, chacun pouvant s’y exprimer en totale liberté, seul le blasphème y étant proscrit.

Supposant peu après, d’après ses petites observations parcellaires, « qu’on ne puisse être un interlocuteur sans être un thuriféraire ; et que son Christ (re-sic ! toujours aussi aimable le pieux adorateur des région pelviennes) soit venu pour les biens-portants » [deuxième faute grossière de l’apprenti plumitif qui doit réviser son orthographe : bien-portants], renvoyant bêtement notre amie, qui ne l’a pas attendu pour s’abonner à l’Osservatore Romano , « au discours de Benoît XVI sur la « charité intellectuelle », prononcé le 10 mars 2007 », alors que le Saint Père Jean-Paul II avait justement prévenu, prévoyant les dérives qu’une faiblesse coupable pouvait générer dans les problèmes liés à la pureté de la foi, que la « Charité sans la Vérité est un fuit pourri ! »



Enfin, touchant à la syncope, après avoir comparé Sollers, qui n’en demandait pas tant mais qui, en connaisseur, appréciera sûrement l’extrême compliment, au Christ – crie, dans un transport horrifié : « merveille des merveilles » , à la citation de Jean-Marc Vivenza : « La chair est pécheresse par nature et ne participera pas à la réalité future du Royaume », déclarant, à l’aide des trois sous de science de théologie dogmatique mal comprise qui lui servent de friable vernis : « Elle va radicalement contre l’article du Credo, si dur à digérer, au fond : JE CROIS EN LA RESURRECTION DE LA CHAIR. », alors que par cet aveu navrant de confusion il met en lumière sa profonde incompréhension de la signification réelle de l’article du Credo, qui stipule, non pas qu’accèdera à l’éternité la viande animale dont l’Eternel habilla Adam et Eve après la chute (Genèse 3), qui fait la joie des jeux érotiques de celui qui voit dans « L’acte charnel (…) une image de la Trinité » (Art Press, n° 343, mars 2008), mais plus sublimement et spirituellement, que « le corps de notre abaissement sera transformé à la ressemblance du corps glorieux » (Philippiens 3, 21), ce qui est tout différent !





Ainsi, plutôt que de se lancer hardiment dans des vitupérations qui témoignent d’une rare fragilité du point de vue des fondements de la foi, écrivant, à propos des croyants qui accordent un certain crédit aux paroles de l’Ecriture et qui donc considèrent avec elle que le « corruptible sera anéanti pour revêtir « l’immortalité » (1 Corinthiens 15, 53), et que « la délivrance de notre corps », après laquelle nous soupirons (Romains 8, 23) sera accomplie dans des corps, non de chair, mais des corps glorieux, ce qui est le sens exact de l’expression « résurrection de la chair », c’est-à-dire l’acquisition après la mort pour ceux qui seront sauvés de corps semblables à celui de Christ — « nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est » (1 Jean 3:2) – osant donc soutenir du haut de son imaginaire autorité : « Ceux qui la soutiennent attestent par là qu’ils ne sont pas catholiques, et que Sollers et moi, à des titres divers et sans résoudre nos différends, avons bien raison de rappeler l’ineffable dignité de la chair depuis l’Incarnation », ferait beaucoup mieux de se pencher attentivement sur cette hypothétique « dignité de la chair » qu’il aura bien du mal à déceler dans le mystère de l’Incarnation, sachant que la chair, depuis la venue du Christ, est une chose jugée et condamnée ; c’est le second homme, le second Adam au ciel, qui est la source de tout ce qui est bon et précieux aujourd’hui, non les misérables dépouilles qui servent à notre vanité et dont nous espérons, avec l’apôtre Paul, être délivrés. Tel est le grand principe qui nous est présenté dans ce passage célèbre : «Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez les choses qui sont en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu».





Pour terminer se faisant à son tour prophète, annonçant « qu’une nouvelle gnose envahit le terrain, touchant aussi bien les hédonistes à la Onfray (gnose techniciste) que les puritains à la Charbinières (toujours cette visible délicatesse !) (gnose spiritualiste), et les jetant l’un contre l’autre dans une polémique nullifiée d’avance » [troisième faute par ce barbarisme inapproprié, on peut dire « polémique sans objet », mais non pas « nullifiée » terme inexact et impropre], le fat trouve dans son médiocre plaidoyer rapidement formulé, une justification assez courte ainsi rédigée : « En conséquence, se trouvent affirmées, par la vertu même des vices sus-décrits [quatrième faute conduisant à la nullité de la copie, on est autorisé à employer ici « susnommés », mais « sus-décrits » ne figure pas au dictionnaire], la singularité et l’importance de cette rencontre », montrant l’impressionnante humilité dont semble pourvu le piètre penseur de la «divine pornographie».



Pour contribuer à son instruction, nous l’inviterons en conclusion bien plutôt à se plonger dans la lecture d’un ouvrage qu’il cite sans jamais, de toute évidence, l’avoir ouvert, et dans lequel il trouvera de quoi apaiser les blessures narcissiques auxquelles il s’est exposé en publiant son indigne opuscule sur la « mystique de la chair » qui est une insulte aux vérités les plus élevées de la sainte religion chrétienne : « Vous qui gardez ma loi dans votre coeur : ne craignez point les outrages des hommes; ne vous laissez point vaincre par leurs insultes; ne vous préoccupez pas trop de ce que maintenant ils me méprisent. Le temps les consumera comme un vêtement; … mais ma justice demeure éternellement. » [S. Augustin, De Divinatione daemononum, 1 Livre II, ch. 30.]

Écrit par : Zacharias | lundi, 31 mars 2008

Alors, Zacharias, c'est daemnonum ou daemononum ? ni l'un ni l'autre, je crains...

Écrit par : dédé | lundi, 31 mars 2008

Sollers, catho aux sombres refoulements, critiquant le puritanisme, récusant la morale, et dans le même temps traitant la première femme venue dans la conversation (ici Carla Bruni) de pute : tout est dit.

Le sujet d'Hadjaj est d'importance, mais il me semble qu'il faut le prendre à sa source : l'amour. Impossible d'atteindre un érotisme chrétien, véritablement ardent et transformant, sans charité ou agapè.

Auteur estampillée "érotique", je vous invite cordialement à faire un tour chez moi, si vous voulez avoir une idée de mon approche du christianisme :

http://amainsnues.hautetfort.com/

et

http://apocalypsis.blogspirit.com/

...ou même à regarder ce petit film :

http://amainsnues.hautetfort.com/archive/2008/03/27/repubique.html

Avec toute ma sympathie,

Écrit par : Alina Reyes | mardi, 01 avril 2008

Finalement, même si je ne pensais pas contrarier à ce point l'un des intervenants et provoquer la fermeture des commentaires par une petite remarque dénuée de malice, je constate néanmoins à l'écoute du dialogue que je n'étais pas si mauvais prophète !

Par ailleurs il y a une analyse plutôt sévère, mais pas du tout infondée, du dialogue entre Sollers et Hadjadj par Zacharias chez IdC, intitulée : "Les ébats lubriques de deux corrupteurs de la foi"


http://isabelledescharbinieres.hautetfort.com/archive/2008/04/01/les-lubriques-ebats-de-philippe-sollers-et-fabrice-hadjadj-p.html

Écrit par : Hector D. | mercredi, 02 avril 2008

Zacharias,
tes mots ici dégoulinent de haine et d'envie.
(Je suis capable de l'une et de l'autre.)
La parole de Fabrice Hadjadj m'a profondément touché, c'est une parole d'amour.
C'est simple, l'amour. C'est ce dont on est presque toujours incapable.

Écrit par : Bruno Maillé | jeudi, 03 avril 2008

Et la Chine dans tout ça?

Écrit par : Timon d'Athènes | jeudi, 03 avril 2008

zacharias est ridicule

Écrit par : franz | vendredi, 04 avril 2008

Petit extrait de l'analyse zacharienne disponible chez IdC, analyse pas si ridicule que ça tout de même et qui a le mérite de nous obliger à quelques réflexions :


"Cette volonté de sexualisation du religieux que l'on trouve chez un Sollers ou un Hadjadj dénote une très grave désorientation doctrinale, un grand égarement théologique, elle met surtout, en lumière une évidente séduction et une patente faiblesse à l’égard des émotions sensibles traduisant une nette soumission face aux impératifs du désir auxquels l’on fait une place de choix et que l’on cherche, en témoignant de notre profond esclavage devant les spasmes du domaine génital, à sacraliser alors que la concupiscence, comme le dira justement saint Augustin est, comme le soulignèrent tous les pères de l'Eglise, l'un, parmi beaucoup d'autres, des tristes effets de la chute."

Écrit par : Pierre Yves | vendredi, 04 avril 2008

Mais est-ce vraiment une "volonté de sexualisation" ? La sexualité n'est-elle pas plutôt là, par elle-même ? Dés le premier expir inspir Divin ? Je vois, quant à moi, une Volonté farouche de la part de certaines personnes à nier avec un ressentiment total (pour ne pas dire totalitaire) la chair, n'y voyant que la présence du Démon. Moi, ces gens-là, je les appelle : les possédés. Ils devraient purger un peu, autrement que par une triste branlette vite faite mal faite sous l'oeil inquisiteur de Dieu avant d'aller se fouetter pour pouvoir se rendre à confesse. Car ils punissent sans cesse cette chair qu'ils croient pécheresse par leurs projections moralistes malsaines. S'il y a un Démon, il est de ce camps là. Sinon, l'époque aime le sectarisme. Les vertueux tout imbus d'eux-même, qu'ils ouvrent un nouveau Port Royal et qu'ils s'y enferment à triple tour, coupés des vicissitudes du monde ils pourront porter leurs ceintures à clou pour se meurtrir leur viande et pendant ce temps-là, nous autres jouisseurs solaires pourront vibrer comme le ciel l'indique.

Écrit par : Sceptique | samedi, 05 avril 2008

Je crois que vous faites erreur Sceptique dans votre approche de la sexualité et votre analyse de ce que représente la chair, voyant dans la critique des affirmations de Sollers ou Hadjadj une : "Volonté farouche [de] nier avec un ressentiment total (pour ne pas dire totalitaire) la chair". Je me permets donc de récupérer deux ou trois choses qu'on peut lire chez IdC, et que je trouve relativement fondées, en particulier cette insistance sur le rappel que nous ne sommes plus actuellement dans l'état qui était le notre primitivement, et que la chute correspond à une rupture qu'il ne faut pas négliger. Maistre a dit des choses essentielles là-dessus dans les Soirées. Est-il encore nécessaire de le rappeler sur le site des Epées ?

En effet, une erreur très commune est reproduite de nos jours par une théologie (et une littérature...) oublieuse des grandes vérités de la Révélation. A savoir que les corps que nous avons furent bien créés par Dieu effectivement, mais il convient de rajouter aussitôt que ceux dont nous sommes pourvus à présent l'ont été en rançon du péché ! Adam et Eve avaient certes un corps avant la faute originelle, mais un corps non corruptible, non mortel, bien différent de celui, misérable (Romains 7, 24) que nous connaissons !

Ainsi, telle est la triste réalité que beaucoup ne souhaitent plus du tout entendre, en particulier dans l'église conciliaire, à savoir que c’est en punition de la désobéissance et pour notre honte que nous reçûmes des « vêtements de peau » (Genèse 3, 21) dont nos premiers parents furent couverts, entraînant, en conséquence tragique de la tentation et de la chute d’Adam et Eve, le fait que le péché ait atteint ensuite l'ensemble de la famille humaine - et ce entièrement.

Il ne convient donc surtout pas de se faire les louangeurs du corps, piège extrêmement puissant qui se dresse devant les chrétiens depuis des siècles, car c'est là, positivement, célébrer une racine de corruption antagoniste et ennemie de l'ordre supérieur de l'Esprit : « Car nous savons que toute la création ensemble soupire et est en travail jusqu’à maintenant ; et non seulement elle, mais nous–mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi , nous soupirons en nous–mêmes, attendant l’adoption, la délivrance de notre corps. » (Romains 8, 22-23).

Écrit par : Jude | samedi, 05 avril 2008

La porte est là, quelque part, qui vous observe de son oeil vif, sombre et profond. Jude, courrez donc vous y enfermer avec vos semblables et barricadez les entrées. Le mal que vous voyiez absolument partout au point de ne parvenir pas à exercer votre entendement est une triste gageure. Le bon sens est absent. Mais ça vous va à ravir. Le stupre est chez vous. Pas chez des corps qui se ravissent mutuellement avec une jubilation évidente. Le Démon a des stratégies que vous ne soupçonnez pas, répétant la leçon de la propagande officielle, lavasse, puritaine et refusant de voir la voluptueuse vie s'incarner Divinement jusque dans votre anus qui vous permet au moment opportun de vous soulager avec délectation et reconnaissance. Vous êtes dans le moulage, l'absence de singularité profonde, la robotique spirituelle, le refus catégorique, pathologique de faire un pas en direction de la vie avec ses plaies autres que soi-disant saintes. C'est une poutre que vous avez dans l'oeil. Vous auriez le pouvoir, c'est un beau christianisme que nous aurions, digne de Ben Laden & consort, l'obligation de se soumettre à votre eau de javel spirituelle, à votre théologie qui fermente, au lieu d'étreindre l'absolu avec un souffle mystique ayant pris corps. Raide est votre nuque, et raide votre raison. L'Amour de dieu est absent de chacune de vos exégèses puritaines, pas même comme Bloy ou Huyssmans savaient le faire par la maîtrise de l'ellipse qui place des points cardinaux entre leurs lignes de souffre. Vous vous gargarisez d'anathèmes et de désapprobations diverses en oubliant que "la vengeance n'appartient qu'à Dieu". Entre le "KTO" post-moderne qui s'extasie devant l'abbé Pierre et votre frange moisie et arrêtée au temps de Jansenius à l'heure des découvertes en physique quantique qui décortiquent le mur de Planck, il est difficile de plonger avec grâce dans le tourbillon de la Foi. Mièvres visions d'un côté, chair purulente et morbide qui fait pénitence de l'autre. Mais Dieu merci, je bande.

Écrit par : Sceptique | samedi, 05 avril 2008

Il y a combien de temps qu'il bande ainsi ce garçon ? faites donc quelque chose s'il vous plait, par charité, pour le soulager de son embarrassante et inconfortable situation, et ainsi mettre fin à sa ridicule confusion...

Écrit par : Jude | dimanche, 06 avril 2008

Et Dieu me fera encore bander longtemps. Amen.

Écrit par : Sceptique | dimanche, 06 avril 2008

Grand vaniteux...

Écrit par : Jude | dimanche, 06 avril 2008

Non... bander, au sens figuré, n'est pas une question de vanité, juste un sain signe de bonne santé.

Écrit par : Sceptique | dimanche, 06 avril 2008

Ne me poussez pas, d'ailleurs, à vous faire un dessin, puisque la pornographie vous fait horreur.

Écrit par : Sceptique | dimanche, 06 avril 2008

Amusante fanfaronnade, mais voyez-vous, outre que vos attributs virils m’indiffèrent absolument même si vous semblez leur prêter un juvénile intérêt plutôt ridicule dont le temps vous guérira je l’espère, il me semble que le priapisme, déjà peu agréable sur le plan physiologique, est d’un intérêt plus que médiocre du point vue théologique et métaphysique.

Écrit par : Jude | dimanche, 06 avril 2008

Nous ne parlons pas du tout de la même chose. Vous insistez sur des choses qui me sont étrangères. Ce qui est révélateur de votre esprit bien plus tordu que le mien, et quant à votre chair n'en parlons pas... Il vous faudrait une bonne initiation à laquelle je ne me prêterais guère. Je préfère de loin la compagnie de femme légères, mais point frivoles comme vous...

Écrit par : Sceptique | dimanche, 06 avril 2008

Jude, Zac et autres escrocs, retournez vous plaindre chez Isabelle, ne venez plus nous imposer vos lamentables errements dûs à une lecture haineuse de la doctrine, et laissez-nous notre Christ ressuscité avec ses plaies (ce qui ne reste pas de vous arriver puisque rien que le mot "chair" vous fait vomir).
J'invite tous les chrétiens à soutenir ceux qui pensent que la chair n'est pas toujours faible sur http://isabelledescharbinieres.hautetfort.com/archive/2008/04/01/les-lubriques-ebats-de-philippe-sollers-et-fabrice-hadjadj-p.html
On en apprend beaucoup sur des jansénistes mal dans leur peau (si mal qu'ils sont souvent mieux dans la peau d'autres qu'ils citent à tort et à travers à coup de copié-collé, dès que l'expression "la chair est faible" apparaît).

Écrit par : virginie | lundi, 07 avril 2008

Finalement, ce débat aurait dû rappeler que le rôle de l'Église n'est pas de garantir la stabilité sociale et morale d'une société bourgeoise, au sens sociologique et historique du terme, et d'énoncer des devoirs et obligations, la Foi n'est pas une idéologie, mais de pousser à la démesure de la Foi et de la Charité. C'est ce que rappelle ces deux livres et que le chrétiens oublient régulièrement.

Écrit par : Amaury Watremez | dimanche, 04 mai 2008

Notre très cher pape, benoit XVI ne fait certainement pas l'unanimité que faisait son prédécesseur Jean-paul II. Il est vrai qu'il n'a pas autant de charisme et ces propos peuvent manquer de "diplomatie" aux premiers abords. Cependant, il faut souligner que les médias se font un malin plaisir à s'acharner dessus en sortant ses propos de tout contexte ( je pense notamment à la question du préservatif et du SIDA ). Ainsi une fois dans leur contexte, ses propos sont plus discutables.

Écrit par : Blague | mercredi, 27 janvier 2010

Jean-Marc Vivenza, est un escroc théologique. Qui signe aussi sous le pseudo de Zacharias. Un malade détraqué.

Écrit par : Gregoire | dimanche, 19 juin 2011

Est-ce tellement difficile de dialoguer sans cette violence ?
Le message de Jésus est d'abord celui de l'amour sans mesure. Le reste (comme ce thème de la chair et de la résurrection des corps) n'est que spéculation qui ne trouvera jamais de réponse absolue et définitive. Dialoguons, étudions la place de nos corps dans l'économie du Salut mais préservons un minimum de respect. "Père, qu'ils soient UN comme Je suis en Toi et Toi en Moi". Sinon nous donnerions alors raison à ceux qui pensent que les religions sont les causes des conflits.
Nos recherches sont légitimes mais ne doivent pas nous déchirer à ce point.
Ce n'est pas la violence de nos propos qui donnera de la force à nos arguments.

Écrit par : patrick | vendredi, 27 janvier 2012

Écrire un commentaire