dimanche, 13 mars 2005
N°15 - Sommaire "NON"
Actualité
La construction communautaire : un coup d’État permanent par Patrick Longuet
Le double effet du NON ! par Jean-Baptiste Barthélémy
Plaidoyer en forme de paradoxe par E. Marsala
La question chypriote par Élie Hatem
La charité ou la mort par Laurent Dandrieu
Ere du vide, ère de la transparence par Serge Degrim
Politique
La Laïcité en questions
Entretien avec Jean Sévillia
International
Les conséquences économiques du Tsunami par Robert Grégoire
Société
Parenté incertaine, parents douteux
Entretien inédit avec Michel Rouche par Alain Raison
De l’Indignation : entretien avec Jean-François Mattéi
Place Royale
Le discours réactionnaire a-t-il un avenir ? par Antoine Clapas et David Foubert
DOSSIER : Politique de la langue
L’État doit-il sauver la langue ? par Antoine Clapas
Entretien inédit avec Marc Fumaroli
La langue interdite sous la Révolution par E. Marsala
Le pouvoir détruit la langue par Antoine Foncin
Mémoire en faveur des idiomes provinciaux
Nos humanités
Tous en avant pour le latin par Léon Daudet
Civilisation
A-t-on perdu la clé du jardin ? par Marco Martella
Cinéma
Support the french cinema par Laurent Dandrieu
Vedette, interprète, marionette par Eric Hubert
BD
L’heure des bilans par Philippe Mesnard et Marie Uccelli
Lectures critiques
Matthieu Baumier, Arnaud Bordes, Benoît Carey, Pierre Carvin, Sigrid Choffee-Harouel, Antoine Clapas, Chantal de Batz, Luc de François, Serge Degrim, Jean Desfontaines, Nicolas Droitier, C. Equilbecq, Emmanuel Fontan, Alain Laquièze, E. Marsala, Marco Martella, Thomas Mercier, Louis Monier, Luc Pinson, Alain Raison, Inès Villela-Petit.
Mission en Métagonie
par Fabrice Hadadj (cinquième partie)
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N°15 - Editorial "NON"
Heureusement, le ministre de l’Éducation nationale déplore le sort (catastrophique) de l’orthographe des petits Français ; mais il ne change rien dans la formation des professeurs des écoles, et renforce à peine les programmes de grammaire au collège. Il faut avouer que, du côté des adultes, on ne fait pas tout pour montrer l’exemple : il n’est que d’entendre la plupart des radios dans le vent, de prêter attention au sabir qui se pratique à la télévision, ou d’entendre les socialistes évoquer la députée… Là encore, c’est la langue de la démocratie.
Les amnésiques se satisferont du moins d’un bonne nouvelle : désormais, grâce au fameux « bloc » des connaissances prévu pour les classes de collège, l’histoire devient une matière optionnelle. La haine du passé (surtout national) est en revanche obligatoire. On le voit particulièrement à l’égard des événements du début du siècle : trente ans de persécution antichrétienne (et plus largement, antireligieuse) ont précédé une séparation de l’Église et de l’État effectuée sans négociation, et ces événements sont évidemment écartés des programmes officiels. En France, on ne doit pas dire que la République est née dans la Terreur et dans la persécution des catholiques – seulement 95% du peuple français en 1880, selon Jean Sévillia.
Aujourd’hui, la « République » n’est d’ailleurs plus rien du tout : une ombre historique, un résidu de principe, un procès perpétuel à la vie nationale, un rouage de l’intégration eurocratique. Elle n’a rien pour attirer la confiance, encore moins pour susciter l’amour. Ses hommes politiques cherchent d’une manière ou d’une autre à vider la nation de toute son existence, et à faire de chacun un atome à la fois abruti et disponible pour le marché. Et comme le notait Gustave Thibon, le conformisme a changé de camp, « il est passé du côté de la négation des valeurs spirituelles et morales qui ont fait notre civilisation ».
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N°15 - L’état doit-il sauver la langue ?
Par Antoine Clapas
La réponse semble évidente. Pourtant, l’histoire montre que l’intervention de l’État peut être catastrophique. Encore faudrait-il examiner les principes qui régissent cet État : la politique de la langue révèle toute la politique.
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N°15 - Dossier : Politique de la langue
Les totalitarismes se sont dangereusement emparés du pouvoir de dire. À l'autre bout, des révolutionnaires dandys ont inversé le procès dans les années 1970, en proclamant que la langue était en elle-même fasciste. Les Épées ont donc voulu répondre à deux questions : comment résoudre ces contradictions ? Et de quelle manière, à la lumière du passé, peut-on envisager des solutions équilibrées pour l'avenir ?
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N°15 - La construction communautaire : un coup d’état permanent
Par Patrick Longuet
Ce texte est la version condensée d’une communication présentée au colloque « Le coup d’État, recours à la force ou dernier mot du politique ? », rencontre organisée les 2 et 3 décembre 2004 par le Centre d’Études Normand sur la Théorie et la Régulation de l’État (CENTRE) à l’Université de Caen Basse-Normandie. La version complète de cette contribution sera disponible dans les Actes de ce colloque, prochainement publiés aux éditions François-Xavier de Guibert, sous la direction des Professeurs Christophe Boutin et Frédéric Rouvillois. À la veille du référendum sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe, il nous a semblé utile de diffuser ce texte...
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N°15 - Laïcité, entretien avec Jean Sévillia
Alors que l’on parle tant de laïcité, le nouveau livre de Jean Sévillia rappelle un pan largement oublié, et pourtant crucial, de notre histoire de France. La politique laïque suivie de 1879 à 1914 eut pour but de détruire le catholicisme. Cette époque douloureuse demandait un livre à la fois précis et rigoureux : le voici. Les Épées ont interrogé son auteur.
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N°15 - Le discours réactionnaire a-t-il un avenir ?
Par Antoine Clapas et David Foubert
Le besoin se fait sentir d'une réflexion sur le sens du royalisme aujourd'hui. Ce n'est pas certes, que manquent les outils intellectuels. Mais chaque période a besoin d'interroger le sens des convictions et des positions politiques, pour les remettre en cause, les mesurer, les approfondir ou les exalter. Le royalisme ne saurait échapper à cette loi, qui est celle du temps humain. Depuis ses débuts, les Épées ont entrepris cette réflexion. Cependant, cette nouvelle rubrique est destinée à la préciser. Précisons que les auteurs et les questions abordées étant différents, on ne trouvera pas ici un traité systématique : plutôt une sorte d'enquête ou de laboratoire.
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