mardi, 24 mars 2009

N°29 - Sommaire "L'Etat pour quoi faire ?"

Couv_29.jpgACTU
4 France
Culture et conflit
7 International
30 milliards de dollars pour vaincre la faim dans le monde ? Michel Collin
11 Grand entretien
Vivre et mourir à Paris
Entretien avec Jean-François Parot
14 Place royale
Le programme du roi
Entretien avec Daniel de Montplaisir

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N°29 - Editorial "L'Etat pour quoi faire ?"

rolex.jpgQue mille Rolex® fleurissent !

À quoi sert l'État ? Taraudante question en période de grands bouleversements ! Devenir chef de l'État, est-ce la réussite suprême du bateleur à colifichets, avant qu'il ne se recase dans le "consulting" économique, comme un vulgaire président américain ? Ou y a-t-il un sens plus profond à la chose ?

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mardi, 09 décembre 2008

N°28 - Sommaire "Repenser l'éducation nationale"

Couv28.jpgACTU
4 France
Guerre économique : la France en panne
Louis Duquesne
6 International
L’Europe face à la crise. Jean-Baptiste Barthélémy
La crise s’installe. Entretien avec Paul Jorion
11 Grand entretien
Qu’est-ce que l’homme ?
Entretien avec Chantal Delsol

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N°28 - Editorial "Repenser l'éducation nationale"

allegre.jpgLe mammouth : le mot de Claude Allègre a fait fortune. Une image qui semble intelligemment descriptive. Les proportions de la bête sont immenses, comme l’Éducation nationale, c’est vrai : 12 millions d’élèves, presque 1,5 millions de personnels encadrants… Le premier employeur de France est une très grande machine. Le constater c’est bien, mais c’est un peu court comme démonstration.

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N°28 - A dimanche...

Par Alain Raison


repas_dimanche.jpgToutes les semaines, on avait un jour de maquis collectif contre la servitude volontaire, une pleine journée d’oisiveté forcée. Et voilà qu’il faut travailler plus pour gagner plus. Non mais vraiment, on a la droite la plus bête du monde ?

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N°28 - Entretien avec Paul Jorion

jorion.jpgÉliminer les pratiques spéculatives ?

L’opposition entre « capitalisme de l’entrepreneur » et « capitalisme du spéculateur » formulée récemment par Nicolas Sarkozy explique-t-elle la crise que nous vivons ?

 

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N°28 - Actualités du féminisme

Par Brice Bourdeau

feminisme.jpgEn 1968, dans un appartement mis à leur disposition par Marguerite Duras aux abords du jardin du Luxembourg, Antoinette Fouque, Josiane Chanel et Monique Wittig posent les fondations de ce qui deviendra le MLF (Mouvement de libération des femmes).

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N°28 - École maternelle : le premier maillon

Par Axel Tisserand


dazay.jpg«Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage »… c’est à ce proverbe que fait immanquablement penser le récent pamphlet d’un certain Julien Dazay – c’est un pseudonyme – dirigé contre les écoles maternelles, paradoxalement sous-titré “plaidoyer”. Pour quoi ? Pour qui ? En tout cas pas pour l’école maternelle, tant celui qui se présente comme un inspecteur de l’Éducation nationale n’y va pas par quatre chemins. Ne s’agirait-il pas plutôt de quelque attaché de cabinet ministériel chargé d’un livre-test – c’est dans l’air du temps ? D’aucuns en ont formulé l’hypothèse, que pourraient accréditer les propos tenus en septembre par Xavier Darcos sur l’école maternelle.

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N°28 - Dossier "Repenser l'éducation nationale" (introduction)

mammouth.jpgTelle réforme vise à évacuer le souvenir de telle autre, tel ministre défait ce que tel autre avait institué, et l’institution elle-même n’a de cesse de détruire ce qui l’avait constitué, dans une guerre acharnée contre le passé, la famille, la figure du maître, la nature de l’homme, au bout du compte, puisque c’est la transmission même des savoirs qui est remise en cause et combattue (...la suite en achetant la revue)

jeudi, 04 décembre 2008

Fiançailles du Prince Jean

vendomefiancee.jpgCommunique du Comte de Paris :

Monseigneur le Comte de Paris
et Madame la Duchesse de Montpensier
ont la joie d'annoncer les fiancailles de leur fils
S.A.R. Jean ,  Duc de Vendôme
avec Dona Philomena de Tornos y Steinhart

mercredi, 03 décembre 2008

Les Epées - Les Conférences

Logo_Epees_conf.jpg

Faut-il sauver la Ve République ?

Avec la construction européenne et ses délégations de compétences et la récente réforme des institutions, où en sommes-nous, où allons-nous et surtout pourquoi y allons-nous ?

 

Mardi 2 décembre à 20h

La conférence est déjà en ligne ! Ecoutez-là en vous rendant sur le site des conférences.

Ecouter la conférence

 

vendredi, 17 octobre 2008

N°27 - Sommaire "Changer de cap, Vite !"

584959613.jpgACTU
4 Hommage
Alexandre Soljenitsyne : le chêne et les veaux. Gérard Guicheteau
Soljenitsyne et les médias. Entretien avec Véronique Hallereau
7 France
La réforme des temps nouveaux
Christophe Boutin
10 Sociétés
Amnésie de l’espérance Verbamanent
12 Vue de droite
La viande rouge est-elle de droite ? Alain Sanders

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N°27 - Editorial "Changer de cap, Vite !"

decroissance.jpgNous paraissons bien tard*. Mais le monde n’a pas encore croulé (à franchement parler, nous n’avions pas suspendu notre parution à cet écroulement). Nous sommes d’ailleurs à peu près certains qu’il ne s’effondrera pas, pas comme ça, pas d’un bloc. On ne peut pas se résigner à envisager un Occident brutalement anéanti alors que la France vient de modifier, une fois encore, sa constitution, apportant ainsi au monde (une fois encore) l’exemple d’une réflexion politique experte autant que vivante.

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N°27 - Entretien avec Sylvain Tesson

tesson.jpgCette crise énergétique qui vient
Entretien avec Sylvain Tesson

Votre dernier voyage vous a conduit à suivre le chemin d’une « larme d’or de la Haute Asie convoyée à travers steppes et monts jusqu’au ventre des tankers de la Méditerranée ». Vous avez notamment marché le long des 1762 kilomètres du pipeline Bakou-Tbilissi-Ceyhan. Quelle finalité vous êtes-vous proposée lors de ce périple ?

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N°27 - Changer de cap, vite !

Par NK

pdegalles.jpgLes discours un peu creux sur le «développement durable» ne suffisent plus à masquer l’urgence d’un véritable débat sur le destin de nos sociétés. Une période de décroissance est sans doute désormais inévitable. Avec le prince de Galles, commençons à préparer la suite.

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N°27 - Le royalisme politique : état des lieux

Par Antoine Clapas

fdlys.jpgHypothèses, suggestions, objections : cette «Place royale» a décidément pour mission de sortir du confort intellectuel. Pour avancer, il est quelquefois nécessaire d’aller contre soi-même.

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mercredi, 08 octobre 2008

Adieu Monsieur Kayanakis

kayanakis.jpgNous avons l'immense douleur de vous annoncer le décès de Nicolas Kayanakis qui fut, dès le départ de la revue, notre plus grand soutien et peut-être celui sans qui la revue n'aurait pas vu le jour.

Pendant la guerre d'Algérie, au cours de laquelle il servit dans les commandos parachutistes de l'air (dans le cadre de son service militaire),  il fut l'officier le plus décoré de France. Puis vinrent le putsch, l'OAS, la prison...


Il a servi de modèle à l'un des héros (Kakos) d'un roman de Bertrand de Castelbajac, intitulé "L'Officier perdu", dont l'action se déroule uniquement dans les prisons gaullistes. Ami de toujours de Pierre Boutang, d'une indéfectible fidélité à la Maison de France et à ce que nous appelions encore "la vieille maison", il avait repris du service à l'appel de Pierre Pujo. Ainsi, pendant quelques temps, il nous avait hissé sur ses épaules de Géant pour nous apprendre à voir plus loin.

Dans cette difficile épreuve, nous assurons sa famille et ses proches de notre amitié et leur adressons toute notre affection.

La messe sera célébrée vendredi à 11 heures en l'église de Saint-Germain l'Auxerrois à Paris.

 

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mardi, 12 août 2008

L'Europe s'effondre

Aucun rapport avec le dernier vote des Irlandais ou la politique étrangère de l'Union européenne, il s'agit d'un effondrement au sens physique du terme.

Les images sont édifiantes...

 

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mercredi, 06 août 2008

Discours de Soljenitsyne

soljenitsyne.jpgExtraits du discours prononcé par Alexandre Soljénitsyne, prix Nobel de littérature(1970) à Harvard le 8 juin 1978. Il condamne alors les deux systèmes économiques -le communisme et le capitalisme. Il dénonce surtout la chute spirituelle de la civilisation.

 

"Je suis très sincèrement heureux de me trouver ici parmi vous, à l'occasion du 327ème anniversaire de la fondation de cette université si ancienne et si illustre. La devise de Harvard est « VERITAS ». La vérité est rarement douce à entendre ; elle est presque toujours amère. Mon discours d'aujourd'hui contient une part de vérité ; je vous l'apporte en ami, non en adversaire.

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lundi, 28 juillet 2008

Osons le dire

 

 

vendredi, 18 juillet 2008

Le Prince Jean écrit au Monde

1864269244.gifOn se souvient que le quotidien Le Monde avait publié, dans son édition du 7 juin, un article intitulé : « Monarchies européennes, rassurantes et prospères ».

A propos de ce même article, le Duc de Vendôme a adressé au Monde un courrier, dont voici la teneur.....
 
 
« Rassurantes et prospères », dites-vous, et vous avez raison : rois et reines assurent à leurs pays la stabilité nécessaire à la prospérité de leurs compatriotes. Peut-on en dire autant de la France ?

Rassurante ? Les Français n’ont jamais eu l’humeur aussi sombre. L’euro grignote leur pouvoir d’achat, attaqué par l’augmentation de l’essence et des produits alimentaires. Les parents s’inquiètent pour leurs enfants : l’école de la République n’assure plus la promotion sociale qu’elle promettait à leurs aînés. Les Français craignent surtout de voir la France disparaître dans un ensemble européen géré par une bureaucratie sans âme.

Prospère ? La croissance reste atone, le déficit commercial se creuse, la dette s’accroît. Nos entrepreneurs sont pourtant dynamiques, nos salariés productifs, mais le trop-plein de lois et le poids des taxes découragent leurs initiatives.

Il suffirait pourtant de peu de choses pour que les Français retrouvent confiance.

Déjà, qu’ils soient écoutés, ou bien, par exemple, qu’on ne leur fasse pas dire oui quand ils ont dit non. Surtout, qu’on leur parle de leur pays, de son histoire, qui est grande et dont ils doivent être fiers, et de leur avenir qui le sera si nous restons fidèles à ce que nous sommes. Il suffirait d’avoir pour la France une vision, qui fait aujourd’hui défaut.

Les choses pourraient-elles changer ? Aux Français de le dire. Les peuples ont souvent plus de sagesse que ceux qui les gouvernent. La réponse des Irlandais sur le traité de Lisbonne prouve que tout est possible quand on rend la parole aux peuples.

Jean de France, duc de Vendôme

 
Note provenant du site La faute à Rousseau
 

jeudi, 03 juillet 2008

Communiqué P-M Coûteaux

couteaux.jpgCOMMUNIQUÉ

de Paul-Marie Coûteaux,

président du Rassemblement pour l’Indépendance de la France (RIF),

député français au parlement européen,

vice-président du groupe Indépendance & Démocratie.

 

                                          Paris,  2 juillet 2008

 

Hier, en fin d'après-midi, place de l'Etoile, des militants souverainistes dont la plupart sont membres du Rassemblement pour l’Indépendance de la France (RIF) que je préside, ont spontanément manifesté leur colère devant le fait que soit hissé sous l'Arc de Triomphe, à égalité de statut avec le drapeau français, le fanion bleu supposé symboliser l'Union européenne. Quatre de ces militants (René Delacroix,  Claire Baumier, Henri Massol, Nicolas Bourbon) ont été interpellés par la police française, conduits au Commissariat de police de la rue du faubourg Saint Honoré et gardés à vue. Ce matin du 2 juillet, ils étaient encore en détention.

 

Je m'élève contre le prolongement de la garde à vue de ces valeureux militants, et je demande leur libération immédiate.

 

Je constate que cette affaire, inconcevable il y a quelques années, témoigne d'une montée de la tension sur le sujet de la supranationalité européenne, observable à la fois du côté des militants souverainistes de toutes obédiences, dont les manifestations spontanées se multiplient, que de la police.

 

Je rappelle que le fanion dit européen a d'autant moins de légitimité qu'il fut rejeté avec la Constitution européenne le 29 mai 2005, et n'était plus mentionné par son succédané, le projet de traité de Lisbonne. Le seul drapeau officiel est celui de la République française tel que l'a fixé la Constitution de 1958. Compte tenu de la charge symbolique et émotive que revêt tout drapeau, je considère que leur manipulation intempestive et provocatrice ne peut qu'accroître la tension confinant à la provocation contre le peuple français qui a majoritairement refusé l'actuel modèle de construction européenne : nous mènerons aussi la querelle des drapeaux!

 

mercredi, 25 juin 2008

La tribune du Prince Jean

Une urgence vitale : Relancer la politique familiale

headerkuva.gif On a beaucoup parlé de la famille récemment, après l’avoir longtemps négligée. C’est une question qui me préoccupe énormément, en tant que prince de France, car les familles font la richesse de ce pays. Or, qui ne voit que les transformations accélérées de notre société affectent d’une manière particulièrement spectaculaire les modes de vie et les comportements des couples, ainsi que la manière dont ils souhaitent, accueillent et accompagnent leurs enfants ?

La famille demeure la cellule de base de la société, mais sa structure et ses objectifs connaissent de profonds bouleversements : familles décomposées et recomposées, pratique et statut juridique du mariage et du "pacs", baisse de la fécondité et vieillissement de la population, autant de facteurs qui interrogent le sociologue, l’économiste, le philosophe, le moraliste et, bien sûr, le religieux. Mais en quoi concerne-t-il le politique ?

En réalité, ce sont trois ordres de questions qui se posent. D’abord, le politique est-il fondé à s’occuper de la famille ? Quel peut être alors le contenu d’une politique familiale ? Enfin, que faire, comment agir pour l’avenir ?

Que la famille relève largement de la sphère privée est, à mes yeux, une évidence. Rien ne doit être retiré aux conjoints et aux parents de ce qui constitue leur responsabilité propre : l’Etat n’a pas à prendre en charge notre bonheur. Mais l’application du principe de subsidiarité doit se faire avec discernement. La fonction de l’Etat est d’assurer la possibilité du bonheur ou, très concrètement, du bien-être des personnes et des collectivités.

Gouverner, c’est prévoir. Il revient à l’Etat de se préoccuper de l’équilibre économique et social à venir, non dans ses modalités pratiques, mais dans ses fondamentaux. Parmi eux, un élément prépondérant : l’équilibre démographique. Une démographie anémique a des conséquences aussi graves qu’une démographie explosive. Or, la France connaît un déclin démographique largement lié à la baisse de la fécondité qui, depuis 1975, reste au-dessous du seuil de remplacement des générations.

Quel contenu est possible pour une politique familiale ? L’expérience montre que l’outil le plus efficace demeure l’allocation familiale. Reste à savoir comment elle est attribuée. On a vu peu à peu son sens profond dénaturé : on en a fait un simple instrument de redistribution sociale en la cantonnant aux revenus les plus faibles, sans voir l’effet pervers de cette mesure d’apparente équité sociale.

S’il est une idée à laquelle je suis attaché, c’est que l’équilibre d’une société passe par le développement d’une classe moyenne nombreuse et dynamique, apte à aspirer à elle les catégories les plus défavorisées tout en assurant le renouvellement des élites. C’est elle qui doit être le plus incitée à avoir de nombreux enfants, car elle est en mesure à la fois de garantir leur avenir et de leur transmettre le sens de l’effort. Au lieu de cela, la politique familiale a connu une érosion progressive, portée par un individualisme hédoniste et un féminisme étrangement oublieux de son objet, imposés à la société par le pouvoir médiatique. Pressée de toutes parts, la classe moyenne a fini par abdiquer toute ambition d’avenir familial.

Alors, que faire ? Comment aujourd’hui préserver l’avenir de la famille si radicalement inséparable de celui de la société ?

Je suis convaincu que nous devons, sans plus attendre et avec détermination, renforcer durablement les piliers affaiblis des politiques familiales traditionnelles : allocations familiales, quotient familial, ainsi que les instruments annexes tels que les réductions dans les transports publics. Ce qui implique d’abord qu’on les réhabilite dans leur rôle d’incitation au développement de la famille dans toutes les catégories de population.

Mais il faut aller plus loin, en créant un pilier supplémentaire : il est urgent de mettre en place un dispositif efficace d’aide aux femmes qui souhaitent à la fois travailler et élever leurs enfants. Des propositions en ce sens existent : elles vont dans le sens d’une meilleure conciliation entre une activité extérieure et la charge des enfants, notamment par la création d’assistantes familiales ; elles envisagent aussi une juste rémunération pour la mère de famille qui se consacre à ses enfants.

Je suis parfaitement conscient que ces constats et ces mesures vont à contre-courant de la politique, ou plutôt de l’absence de politique, actuellement pratiquée. Je sais aussi qu’on me dira que nos voisins européens ne font pas mieux que nous : cela ne me rassure en rien. J’affirme simplement, posément, mais à voix haute et claire, que ces propositions sont, pour la France, non seulement essentielles, mais d’une urgence vitale.
 
 
Jean de France
 
 
Tribune reprise du site officiel du Prince Jean :
 
 

mardi, 24 juin 2008

Conférence le mardi 24 juin 20h

623519051.jpgMai 68 - Au delà de la commémoration à quoi bon encore en parler ?

 

La conférence a réuni une soixantaine de personne par une soirée très chaude où la fraîcheur de la salle a été fort appréciée. Jean-Pierre Le Goff et Gérard Leclerc nous ont fait partager leur vision dépassionnée de mai 68 en les replaçant intelligemment dans leur contexte tant politique, économique, "sociétal", que spirituel forts de leur expérience de sociologue pour l'un et de journaliste pour l'autre. On ne saurai que vous encourager à écouter cette conférence-débat (2 heures mais on ne s'est pas ennuyé !) à laquelle Stéphane Courtois, qui était dans la salle, a apporté sa petite pierre par une courte intervention.

 

 
podcast

 

 

Mardi 24 juin à 20h

Salle Pierre Nicole
9 rue Pierre Nicole - 75005 PARIS
Entrée libre

             

 

Mai 68 

Au delà de la commémoration à quoi bon encore en parler ?

 


Débat entre Gérard Leclerc 

et Jean-Pierre Le Goff

 


 

 


Jean-Pierre Le Goff, philosophe de formation, est sociologue.
Il préside le club Politique Autrement, qui explore les conditions d'un renouveau de la démocratie dans les sociétés développées.

Bibliographie :

    * Le mythe de l'entreprise.Critique de l'idéologie managériale, La Découverte, Paris, 1992 réédité en 1995
    * Les illusions du management - Pour le retour du bon sens, La Découverte, Paris, 1996 réédité en 2000 ISBN 2-7071-3319-1
    * Le tournant de Décembre, avec Alain Caillé, La Découverte, Paris, 1996
    * Mai 68 : l'héritage impossible, La Découverte, Paris, 1998 réédité en 2002 et 2006, ISBN 2-7071-3654-9
    * La barbarie douce, La Découverte, Paris, 1999 réédité en 2003, ISBN 2-7071-3032-X
    * La démocratie post-totalitaire, La Découverte, Paris, 2002 réédité en 2003, ISBN 2-7071-3618-2
    * La France morcelée, Gallimard, Paris, 2008




Gérard Leclerc dont la famille est d'origine flamande (région lilloise) est né à Hirson dans l'Aisne le 14 juin 1942. Il fit ses études secondaires à Soissons, puis après un service militaire à la coopération en Haute-Volta, poursuivit des études en théologie et en philosophie à Paris. Pris dans la tourmente de Mai 68, il s'engage dans une carrière de journaliste, spécialement vouée à la critique des idées.
A ses débuts, il rencontrera des penseurs comme Gabriel Marcel, Pierre Boutang et Maurice Clavel qui auront une influence déterminante sur lui.

 Bibliographie :

    * Un Autre Maurras, Paris, Institut de politique nationale, 1974.
    * Avec Bernanos, Paris, Albin Michel, 1982.
    * La Bataille de l'école : 15 siècles d'histoire, 3 ans de combat, Paris, Denoël, 1985.
    * L'Église catholique (1962-1986). Crise et renouveau, Paris, Denoël, 1986.
    * Jean-Paul II. Le résistant, Paris, Bartillat, 1996.
    * Pourquoi veut-on tuer l'Église ?, Paris, Fayard, 1996.
    * Le pape et la France, Paris, Bartillat, 1997.
    * Saint Paul, Paris, Pygmalion, 1997.
    * Portrait de monsieur Guitton, Paris, Bartillat, 1999.
    * L'amour en morceaux ?, Paris, Presses de la Renaissance, 2000.
    * Le bricolage religieux, Monaco/Paris, Éditions du Rocher, 2002.
    * Les dossiers brûlants de l'Église. Au soir de la vie de Jean-Paul II, Paris, Presses de la Renaissance, 2002.

 

jeudi, 19 juin 2008

Candidat Sarkozy 2007

1an.jpgVoici un discours prononcé par le candidat Sarkozy au lendemain du premier de l'élection présidentielle de 2007. Il est bizarrement toujours en ligne sur le site de l'UMP et aussi disponible sous de fichier PDF dans lequel certains passages ont été surlignés par nos soins. Nous vous laissons le soin de lire ce discours, point n'est besoin d'apporter de commentaires. C'est fou ce que les convictions peuvent se modifier en un an.

Nicolas Sarkozy, Dijon - lundi 23 avril 2007

 

 

mercredi, 18 juin 2008

Chr.Heb.(38) - Quel est ton "non" ?

parlementoui.jpg“Le non irlandais a une fois de plus montré que les référendums nationaux constituent un instrument inadéquat pour décider des questions européennes”, dit-il dans un communiqué. Comment comprendre cette phrase de M. Cohn-Bendit prononcée après le référendum irlandais ? Que les peuples ne sont pas aptes à voter et qu'il faut s'en remettre aux parlements (que l'on appelle au passage "représentation nationale" histoire de montrer que l'on est quand même un vrai démocrate) ? Que la seule réponse possible était le "oui" ? Que les partisans du "non" sont des arriérés ?
Derrière cette question d'un député européen moyen se cache le fossé qui ne cesse de se creuser entre un peuple qui s'interroge et une élite qui fonce tête baissée, entre un peuple inquiet et une élite arrogante qui veut imposer ses choix. C'est l'enseignement que l'on pouvait tirer du "non" français de 2005 et qui est plus que jamais d'actualité. Toute proportion gardée il apparaît de plus en plus que des germes de régime totalitaire se font jour. Un régime qui se prétend démocratique devrait accepter laconiquement une décision du peuple souverain et la respecter.
 
Charles Perche
 
 

mardi, 10 juin 2008

Pourquoi nous ne sommes pas démocrates ?

954659-1185998.jpgPeut-être et d'abord parce nos gouvernants les premiers ne le sont pas. Nouvelle preuve avec ce scoop dévoilé dans l'Indépendance, le journal de Paul-Marie Couteaux.


"Les parlementaires européens ont rejeté le 21 février 2008 un amendement du groupe GUE/NGL engageant le Parlement européen à respecter le referendum irlandais.


1 - Amendement n°32 au rapport A6-0013/2008 Richard Corbett et Inigo Mendez de Vigo sur le Traité de Lisbonne présenté au nom du groupe GUE/NGL (Gauche unitaire européenne, gauche verte nordique dont les communistes français) : [l'UE] s'engage à respecter le résultat du referendum irlandais.


2 - Résultats du votes :
129 POUR, dont, pour le groupe ID : Battent, Belder, Blokland, Bonde, Couteaûx, Farage, Goudin, Knapman, Krupa, Louis, Lundgren, Nattrass, Sinnott, Titford, Tomczack, Villiers, Wojciechowski, Zelezny.
499 CONTRE : tous les députés ALDE (libéraux), PPE-DE (Droite, démocrates chrétiens), PSE (socialistes, verts.

Sans commentaire...

 

N°26 - Sommaire "Révolution française : une histoire à vif"

1655416975.jpgACTU
4 Sociétés
La nostalgie des langues populaires.
Entretien avec Claude Duneton
7 France
Réforme de l’État ou politique de gribouille ? Sénac de Meilhan
9 Grand entretien
Sébastien Lapaque. David Foubert
12 Europe
L’irlande : le choix de dire oui. Jérôme L.J di Constanzo
14 International
La Chine, la Chine seule. Antoine Clapas
16 Place royale
Les bondieuseries historiques. François-Marin Fleutot
18 Vue de droite
Le lapin est-il de droite ? Jean Desfontaines

DOSSIER
Révolution française : une histoire à vif
20 L’honneur perdu. Antoine Foncin
23 L’historiographie révolutionnaire.
Entretien avec Jean Tulard
25 Aux larmes citoyennes. Alain Raison
28 Catholiques et révolutionnaires.
Entretien avec le père Jean Dubray
30 Le naufrage économique. Philippe Mesnard

CULTURE
32 Nos humanités
Manuel des certitudes perdues. Pierre Magnard
34 BD Philippe Mesnard
36 Revues des autres
Arrêter le progrès ? Brice Bourdeau
38 Lectures
Entretien avec Ernst Nolte
50 Arts Amaury Chabert

 

 

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N°26 - Editorial "Révolution française : une histoire à vif"

phrygien.jpgÀ tant faire qu’à fêter les vieilles gloires républicaines et les fondements bien assurés du discours consensuel, nous sommes revenus (une première fois) sur Le Livre noir de la Révolution française, pour apporter quelques éclairages complémentaires, et sur la deuxième guerre mondiale, pour vérifier que les choses sont toujours plus riches que ce qu’on imagine. Nous aurions même pu être encore plus pertinents si tous ceux que nous voulions interroger avaient accepté de répondre. Mais le débat est chose compliqué. Nous l’organisons autrement, du coup, dans nos Conférences : Richard Millet en avril, Jean-Pierre Le Goff et Gérard Leclerc en juin (pour parler de mai : nous sommes très constants).
Les Épées sont donc ainsi en perpétuelle recherche de dialogue, y compris avec ses lecteurs, parfois pris à rebours de leurs convictions par tel ou tel article : c’est le rôle d’une revue de susciter l’interrogation, de défricher de nouveaux terrains ou de tracer tranquillement le sillon, le tout en même temps, au risque de choquer un jour et de lasser le lendemain.  Les Épées n’ont pas vocation à devenir un quelconque mouvement politique. Dans ce contexte déstabilisant d’une « France morcelée » (Le Goff), les questions sont peut-être plus importantes que les réponses toutes faites. Ce que nous tentons de délivrer, c’est une approche du réel renouvelée, empreinte de bon sens et à la fois enracinée, condition indispensable sans laquelle l’homme n’est pas lui-même.
Il ne s’agit pas aux Épées, il ne s’agira jamais, de réfléchir aux moyens de relancer la croissance mais plutôt de retrouver le sens de la communauté –  et en premier lieu, la langue dont nous parle Claude Duneton –, et ainsi de réfléchir au sens unique, soit disant inéluctable, imposé par la matrice libérale.
 
Les Epées
 
 

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N°26 - Entretien avec Claude Duneton

duneton.jpgClaude Duneton est un monument. Plus précisément un rempart dressé devant l’inculture ambiante qui vide les mots de leur sens et la France du français. À lire avec impatience sa chronique hebdomadaire dans le Figaro Littéraire, on s’en faisait l’image d’un érudit perdu au fond d’une bibliothèque perdue elle-même dans un prieuré perdu dans l’antique forêt des gaules : hors du temps, très loin, tout proche de ce qui reste de l’âme française.
Et le voilà devant nous, jovial et passionnant et qui se déclare sans qu’on ne lui demande rien « sérieusement monarchiste » ! Hourra !
 
La suite dans la revue... 
 
 

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N°26 - Dossier "Révolution française : une histoire à vif"

revolution.jpgHalte là, il ne s’agit pas d’une commémoration de plus. Ce n’est pas non plus par anticonformisme que nous faisons un dossier sur 1789 alors que le reste de la France se complait dans la mémoire de 1968. Car de la même manière que 89 est l’inverse de 68, le non conformisme n’est jamais qu’un conformisme inversé. Pas de ça dans Les Épées ! Mais voilà, on croyait bien naïvement que les travaux de François Furet avaient achevé la nécessaire démythologisation de la Révolution ; les réactions passionnés suscités par le Livre Noir de la Révolution française manifestent qu’il n’en est rien. Nous avons voulu faire le point, pour prolonger et compléter ces polémiques et surtout introduire de la complexité. Car il ne saurait être question de tomber une nouvelle fois dans un de ces deux écueils symétriques : voir dans la Révolution l’ouverture d’une ère de progrès illimités, ou l’inverse, y voir les débuts d’une décadence continue.
 
 

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vendredi, 06 juin 2008

40 ans après

Nico68019.jpg

mercredi, 04 juin 2008

Tout est relatif

1051614777.gifQuestion : Comment appelle-t-on un projet dont il faudra qu’au moins 184 députés et sénateurs rédigent une proposition de loi, et demandent l’appui de 4,5 millions d’électeurs ?

Réponse : un référendum d'initiative populaire (NDLR : véridict !)



Question : Comment s'appelle l'acte par lequel un Président de la république s'invite devant le Parlement avant le vote d'une réforme constitutionnelle ?

Réponse : un lit de justice (NDLR : interprétation, quoique...)




mardi, 03 juin 2008

Chr.Heb.(37) - Retour du plombier polonais

1859964793.jpgA l'occasion de sa visite à Varsovie, le chef de l'Etat a annoncé que la France avec un an d'avance sur le calendrier prévu ouvrira ses frontières aux travailleurs de la République tchèque, de la Slovaquie, de la Hongrie, de l'Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie et de la Slovénie, au 1er juillet 2008 lorsque Paris assumera la présidence de l'Union européenne.
Un an après l'élection présidentielle et trois ans après le "NON" à la Constitution européenne, qui l'avait emporté en partie à cause de la menace du plombier polonais, le peuple français est trompé et volé. Cette mesure engendrée par le mondialisme et la doctrine ultra-libérale, n'a qu'un but, détruire une des dernières frontières qui existent, la frontière du droit social.
On peut s'étonner que pas un seul mouvement de gauche ne se soit élevé avec force contre cette mesure. Il est vrai qu'ils sont plus occupés en ce moment à défendre les nouveaux opprimés, les clandestins, faisant ainsi le jeu du grand capital et des patrons sans foi ni loi.
 
Charles Perche
 
 

mardi, 27 mai 2008

Chr.Heb.(36) - La France s'en va peu à peu

1909722037.jpgIl est notoire de relever sur quelques exemples récents à quel point la France est de plus en plus faible, à quel point elle a perdu tout courage politique si bien qu'elle ne respecte même plus ses propres lois.
Sur le plan international tout d'abord, il ne vous aura pas échappé que la France a envoyé en Chine le Président du Sénat afin de s'excuser auprès de la Chinoise handicapée qui avait été quelque peu bousculée lors du passage à Paris de la flamme oympique. Excuses du comportement de la France alors que le chahutage de la flamme n'était le fait que de quelques associations. En somme la France adopte désormais la logique de la Chine totalitaire, qui rend responsable l'Etat  de tout ce qui se passe sur son territoire. Quid de la liberté individuelle ? ... Faiblesse aussi de la France pour résoudre la crise des pêcheurs. Le "ministre" avoue haut et fort devant tous les micros, au moment de débloquer en urgence 12 millions d'euros, qu'il ne peut rien faire sans l'accord de Bruxelles.
La France est aussi attaquée sur ses fondements car la loi n'est plus respectée et fait l'objet de tractations politiques. Pensons à l'épineux problème des dits "sans-papiers", où le "ministre" concerné n'a jamais eu l'idée de faire respecter la loi, il s'est contenté d'évoquer un règlement "cas par cas" afin de ne mécontenter personne et en somme de noyer le poisson. Pensons à la manifestation à Paris en faveur de la mémoire des peuples réduits en esclavage par la France, l'attaque n'était même plus dirigée contre la France mais contre la République sans qu'aucun de ses représentants ne réagissent. Sans parler du projet constitutionnel qui vise à reconnaître les langues régionales. Sans être défenseur de la République (...) ni de l'actuel Constitution il y a des attaques qui ne sont pas tolérables à l'heure où l'équilibre de la France est bien précaire et où ses élites ne sont plus capables de la défendre.
 
Charles Perche 
 
 

lundi, 26 mai 2008

Mercredis de la NAR

14967712.jpgMERCREDIS DE LA NAR - A Paris, chaque mercredi, nous accueillons nos sympathisants dans nos locaux (17, rue des Petits-Champs, Paris 1er, 4e étage) pour un débat avec un conférencier, personnalité politique ou écrivain.
La conférence commence à 20 heures très précises (accueil à partir de 19 h 45 - Entrée libre, une participation aux frais de 1,50 euro est demandée), elle s'achève vers 22 h. Un diner amical est alors servi pour ceux qui désirent poursuivre les discussions (participation aux frais du dîner : 5 euros).


2127196519.jpgMercredi 28 mai - Collaboratrice du Point et de Marianne, auteur des Maîtres censeurs qu'elle nous avait présenté en 2002, Elisabeth LEVY est journaliste. Telle est egalement la profession de Philippe COHEN, rédacteur en chef à Marianne et directeur du site Marianne2, auteur d'ouvrages sur Le Monde (avec Pierre Pean), sur la Chine (avec Luc Richard) et sur Bernard-Henry Levy pour lesquels nous l'avions reçu.

Tous deux publient un ouvrage dans lequel ils parlent avec passion et colère du journalisme – "Un métier qui a mal tourné". Il est vrai que les hommes et les femmes qui font ce métier sont discrédités parce que beaucoup parmi eux se contentent de diffuser par les canaux de l'industrie médiatique les thèmes de l'ideologie dominante et les clichés courants.

1187032105.jpgPartant de ce sinistre constat, nous engagerons avec nos invités une reflexion sur les moyens de sauver la profession. Malgré ses pièges, la Toile représente une chance mais il ne faut pas y sacrifier d'autres moyens de l'"artisanat de la liberté" qui est indispensable à l'information des citoyens et au débat démocratique.
 

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Notre service librairie vous propose le livre de Philippe Cohen et Elisabeth Levy , "Notre métier a mal tourné" au prix promotionnel de 19 euros (frais de port inclus). Commande et chèque à adresser a Royaliste, 17 rue des Petits-Champs, 75001 Paris ou bien commande en ligne (paiement securisé) en cliquant sur ce lien.
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Pour connaitre le programme des prochaines réunions voyez www.narinfo.fr.st rubrique "Calendrier General".
 

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jeudi, 15 mai 2008

Le programme en quelques siècles

1196499736.gifNous vous proposons un poème d'Armand Robin qui nous a été suggéré par Le conservateur. Il est étonnant d'actualité alors qu'il fut écrit en 1945.

 

Le programme en quelques siècles 

On supprimera la Foi
Au nom de la Lumière,?
Puis on supprimera la lumière.

On supprimera l’Âme?
Au nom de la Raison,?
Puis on supprimera la raison.

On supprimera la Charité
Au nom de la Justice
Puis on supprimera la justice.

On supprimera l’Amour?
Au nom de la Fraternité,
Puis on supprimera la fraternité.

On supprimera l’Esprit de Vérité
Au nom de l’Esprit critique,
Puis on supprimera l’esprit critique.

On supprimera le Sens du Mot?
Au nom du sens des mots,
Puis on supprimera le sens des mots

On supprimera le Sublime?
Au nom de l’Art,
Puis on supprimera l’art.

On supprimera les Écrits
Au nom des Commentaires,
Puis on supprimera les commentaires.

On supprimera le Saint?
Au nom du Génie,
Puis on supprimera le génie.

On supprimera le Prophète
Au nom du Poète,
Puis on supprimera le poète.

On supprimera l’Esprit,?
Au nom de la Matière,?
Puis on supprimera la matière.

Au nom de rien on supprimera l’homme;
On supprimera le nom de l’homme ;
Il n’y aura plus de nom ;
Nous y sommes.


Armand Robin - Les Poèmes indésirables, 1945

mercredi, 14 mai 2008

Et si on nous invitait à la télé ?...

Cela pourrait se passer comme dans ce petit film :

  


 

 

mardi, 13 mai 2008

Ne pas travailler pour gagner plus...

822131054.jpgHier, lundi 12 mai, lundi de Pentecôte était à nouveau un jour férié mais pour un certain nombre de salariés c'était aussi la journée de solidarité pour les personnes âgées, c'est à dire qu'ils devaient travailler sans percevoir aucune rémunération. On ne reviendra pas sur le bien-fondé de cette journée et la cacophonie qu'elle a engendrée ces dernières années. On se contentera de relever le paradoxe suivant : payés, ceux qui auront pris un jour de congés, et non-payés ceux qui auront travaillé !

D'où l'expression "travailler plus pour gagner plus" !

 

Charles Perche 

samedi, 26 avril 2008

Chr.Heb.(35) - L'Europe se pense souveraine

1111883010.jpg"J'ai confirmé que l'Union européenne est attachée à l'intégrité territoriale et à la souveraineté de la Chine et cela naturellement s'applique au Tibet"

Cette phrase est un peu cocasse si l'on songe au peu de cas que l'Union européenne fait de la souveraineté de ses membres. Dans le même ordre d'idée on pense aussi à nos chers reporters sans frontières qui défendent l'indépendance du Tibet mais que l'on n'a pas entendu lors du coup d'Etat de Sarkozy à Lisbonne. Ou encore à nos chers citoyens bobos qui voyagent partout autour de la terre s'extasiant, qui devant une yourte mongole, qui devant des Massaïs au visage peinturluré, mais qui dénigrent tout folklore ou toute tradition française et prennent Jean-Pierre Pernaud pour un descendant de Philippe Pétain. C'est le syndrome des gens qui, d'acteurs, sont devenus des spectateurs. Ils remettent alors leur "citoyenneté" à une entité nouvelle n'ayant aucun passé à assumer.
Ainsi José-Manuel Barroso, président de la Commission européenne*, l'auteur de la citation ci-dessus, sous-entend la souveraineté d'un Etat européen traitant d'égal à égal avec la Chine. La souveraineté des Etats constitutifs de l'Union européenne fait déjà parti du passé pour lui.

Charles Perche


* Il est intéressant de se remémorer le champ sémantique du mot "commission".
 

jeudi, 24 avril 2008

Conférence le jeudi 24 avril 20h

623519051.jpgL'avenir de la littérature. Entretien avec Richard MILLET

Nous étions environ 75 pour écouter Richard Millet parler de la "déconfiture" de la littérature. Il va sans dire que la discussion a débordé largement du cadre de l'écriture car comme dirait Bainville, toute conséquence a une cause. Il a donc été longuement question aussi  du déclin et du pourrissement des sociétés occidentales.

 

 

podcast

 

 

 

Philippe Mesnard,

rédacteur en chef des Epées,

s'entretiendra avec


Richard MILLET 

sur la situation et

l'avenir de la littérature.

 

L'avenir de la littérature


La littérature est-elle morte ?

 


Richard Millet est écrivain, il a récemment publié Désenchantement de la littérature et l'Opprobre,
ouvrages par lesquels il revient sur la médiocrité de la littérature contemporaine et la violence des réactions envers ceux qui osent en parler.
.

Jeudi 24 avril à 20h

Salle Pierre Nicole
9 rue Pierre Nicole - 75005 PARIS
Entrée libre



mardi, 22 avril 2008

Chr.Heb.(34) - Le PS boboïsé

36295285.jpgAprès avoir accepté il y a quelques mois l'existence de l'économie de marché le PS change sa déclaration de principes. L'article 1 définit ce qu'est le socialisme, «Etre socialiste, c'est ne pas se satisfaire du monde tel qu'il est», et va même plus loin  en disant que son but est «d'aller vers l'idéal et de comprendre le réel». On comprendra que les rédacteurs n'ont voulu facher personne. Ca sonne un peu comme «fédération d'Etats nations», formule qui voulait rassembler des idées contraires et incompatibles afin de rallier le plus grand nombre.
Toujours dans le même style « Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l'avenir des générations nouvelles. » Avant d'arriver logiquement à cette belle formule bien ciselée «une économie de marché régulée par la puissance publique» qui illustre bien le dilemme d'un parti qui ne sait plus où se situer par rapport aux grands enjeux de notre monde. Par cette association on souhaite rallier l'aile social-démocrate qui croit en l'économie de marché sans pour autant décevoir le camarade qui ne croit qu'à la puissance publique.
Un camarade qui est bien oublié d'une façon générale dans cette déclaration de principes où il est plus question de «l'émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète» que de l'attitude à tenir face au libéralisme mondialisé et à toutes ses conséquences. Aussi le PS «revendique (...) la construction d'une Europe politique» sans essayer de la contrebalancer par une Europe sociale. En somme il avalise la politique économique mondiale actuelle, qu'il a tant contribué à construire, et ne peut plus revenir à un schéma national, seul capable de lutter contre le libéralisme, qu'il a tant contribué à détruire. Le bobo et plus le prolo...
 
Charles Perche
 

samedi, 19 avril 2008

Marianne est très vieille...

61774423.jpgEn 1881, Paul Verlaine consacrait ce sonnet à Marianne...
Depuis le XIX° siècle, la Gueuse a connu bien des avatars qui lui ont donné de nouvelles rides, mais le poème, lui, n'a pas vieilli...

 

 



Buste pour Mairies
 

     Marianne est très vieille et court sur ses cent ans,
     Et comme dans sa fleur ce fut une gaillarde,
     Buvant, aimant, moulue aux nuits de corps de garde,
     La voici radoteuse, au poil rare, et sans dents.
 
     La bonne fille, après ce siècle d’accidents,
     A déchu dans l’horreur d’une immonde vieillarde
     Qui veut qu’on la reluque et non qu’on la regarde,
     Lasse, hélas ! d’hommes, mais prête comme au bon temps.
 
     Juvénal y perdrait son latin, Saint-Lazare
     Son appareil sans pair et son personnel rare,
     A guérir l’hystérique égorgeuse des Rois.
 
     Elle a tout, rogne, teigne… et le reste et la gale !
     Qu’on la pende pour voir un peu dinguer en croix
     Sa vie horizontale et sa mort verticale !

 
 
                                                         Paul Verlaine (1881)

 

jeudi, 17 avril 2008

Port du badge obligatoire

1320230026.jpgLe badge «Pour un monde meilleur» destiné à montrer leur attachement aux droits de l'Homme des sportifs français ne sera pas autorisé à Pékin, a annoncé tout d'abord le président du Comité national olympique et sportif français Henri Sérandour. Voilà enfin une sage décision après plusieurs jours de tumulte et de réflexion sur le comportement à tenir pendant les Jeux olympiques organisés par nos camarades chinois.
"Un monde meilleur"
Un message si fort politiquement aurait été mal interprêté par les hôtes de ce rendez-vous sportif planétaire. On se rend compte après coup du magnifique courage qu'ont montré les athlètes français portant la flamme olympique dans les rues de Paris ornés de leur badge subversif au nez et à la barbe des officiels chinois. Un courage qui n'a pas été jugé à sa juste valeur par le public français beaucoup trop terre à terre pour apprécier de telles idées universalistes. Le ressentiment envers la flamme olympique n'a été mu que par un désir de voir un Tibet autonome et une Chine un peu moins totalitaire. Une sorte de realpolitik mesquine et sans ambition mondialo-meliorative...
Ce badge est probablement en avance sur son temps. Le porter à Pékin aurait à coup sûr tourmenté les édiles locaux, ces braves appartchiks qui ont autrefois travaillé pour le grand bond en avant et aujourd'hui pour le développement économique de la Chine mais n'ont jamais eu l'ambition d'aller au-delà des frontières. Une Chine meilleure bien évidemment, mais le monde...
Cependant le citoyen Sérandour, gêné à l'idée de ne pas oeuvrer pour une noble idée, vient de changer son fusil d'épaule. Il souhaite finalement qu'il y ait un badge mais qu'il soit porté par les athlètes de tous les pays et que le message soit changé. Lui qui ne voulait pas froisser les Chinois veut maintenant imposer son badge à tout le monde. Enfin de la diplomatie internationale à ciel ouvert pour notre plus grand plaisir !
Mais quel sera le message porté par ce badge ? Il va falloir trouver une formule moins polémique que "Un monde meilleur". Livrons en pature
quelques idées audacieuses : "Tous unis", "En route vers l'avenir" etc. Si vous avez des idées...
 
Charles Perche 
 

mercredi, 16 avril 2008

Darfour, « la pauvreté, le désespoir et la mort » : le Vatican n’a pas gardé le silence.

Par Jérôme L.J di Costanzo

«Dieu est toujours dans le camp de ceux qui souffrent.», Jean-Paul II.

1710762524.jpg Le 26 juillet 2004, de Castel Gandolfo, Jean-Paul II avait déjà dénoncé la violence sévissant au Darfour, stigmatisant dans son discours « la pauvreté, le désespoir et la mort » régnant dans cette partie du monde . Il avait dépêché à l’époque Mgr Cordes, président du Conseil pontifical Cor unum, dans l’Ouest du Soudan  pour visiter le camp de réfugiés Nyala et pour rencontrer les responsables locaux. Cela, trois ans avant la mission Williams. Depuis, sans relâche, le Saint Siège a exhorté les nations à réagir sur le Darfour. Le Vatican n’a pas gardé le silence.

Comment aurait-il pu le garder ? Alors qu’il avait  été témoin depuis plus de quinze ans, depuis l’arrivée au pouvoir des gens d’Omar El Bechir à Khartoum, de l’industrie de mort œuvrant dans le Sud Soudan envers les populations animistes et chrétiennes. 3 500 000 morts, une guerre civile ? Non, l’asservissement et le meurtre d’une population, après un traité de paix resté sans effet. Un Comprehensive Peace Agreement a été signé le 9 janvier 2005, dont l'article 1 de la nouvelle Constitution soudanaise déclarait en ces termes : « Le Soudan est une nation accueillante, où races et cultures cohabitent, et où les religions sont réconciliées ». Il n’y a pas eu d’amélioration. John Garang, leader de la rébellion du Sud et alter ego africain du Commandant Massoud, meurt trois semaines après la signature de l’accort, dans un brutal accident d’hélicoptère.

Les violences n’ont pas diminué au Sud Soudan : politique de terreur menée par des milices progouvernementales, mise en esclavage - au sens propre - de populations, et camps de réfugiés au Nord de l’Ouganda. Le Darfour n’est que la répétition cynique des crimes du Sud, et cela avec une logique morbide similaire, une ONU paralysée par sa propre procédure. L'Ouest et Sud du Soudan sont transformés en zone de non-droit international, où règne le massacre, où s’étendent des cohortes de désespérés allant chercher refuge derrière une frontière qui se voudrait salvatrice, mais qui est en réalité un camp de réfugiés avec «  la pauvreté, le désespoir et la mort ».

509830593.jpg Il faut aussi souligner, outre « les crimes de guerre », les offenses de plus en plus inquiétantes des  gens d’Omar El Béchir envers les liberté fondamentales religieuses. Pour l’année 2005, le réquisitoire est accablant et nous fait constater, encore une fois, la nature brutale et systématique des exactions des maîtres de Khartoum. Les responsables des Eglises ont observé une dégradation : expropriation, voire démolitions, pour raisons administratives, des propriétés de l’Eglises, intimidation et arrestation arbitraire de responsables de l’Eglise par des « agents du gouvernement en civil ». Police secrète, arrestation d’ecclésiastiques, cela nous rappelle la Pologne de Jaruzelski ! Ce n’est  plus du communisme mais l’Islamisme en marche. Nous sommes ici ni à l’ouest, ni au sud mais au cœur du pays, dans sa capitale ! Où régnera bientôt « la pauvreté, le désespoir et la mort », malgré les fortunes en diamants des gens d’El Béchir.

 Le Vatican n’a pas gardé pas le silence. Depuis plus de quinze ans, il alerte la communauté internationale sur la dérive brutale du régime autoritaire de Khartoum. Nous avons déployé beaucoup d’énergie à vouloir « Sauver le Darfour », malgré encore quelques hypocrisies dues à une diplomatie internationale se voulant « apaisante », nous avons avancé : on ne peut plus ignorer la réelle nature du pouvoir central soudanais. Reste aujourd’hui, à passer à l’action, un morbide compteur tourne au Darfour, et il n’est pas sur le point de s’arrêter.  Il serait naïf de croire, qu’une diplomatie, même résolue, pourrait par elle-même résoudre le problème. C’est par l’effort combiné des gouvernements, des ONG, des diplomaties, de l’Eglise catholique, et des autres autorités religieuses du Soudan, mais aussi de toute les forces démocratiques soudanaises, oeuvrant pour la paix et la justice, que nous arriverons à mettre un terme au règne de « la pauvreté, du désespoir, et de la mort » au Soudan, et ainsi porter un coup d’arrêt décisif aux volontés impérialistes des Islamistes en Afrique.







mardi, 15 avril 2008

Chr.Heb.(33) - Sans conviction

48063923.jpgLa carte "famille nombreuse" de la SNCF devait disparaître. Devant le tollé de l'opinion publique (notion très vague dont nous reviendrons plus tard sur la définition) celle-ci sera finalement maintenue. Il en est même pour dire qu'il n'avait jamais été question de la supprimer (Patrick Devedjian pour ne pas le nommer). La cacophonie habituelle.
Deux leçons. La première, le gouvernement recule systématiquement devant la réaction de l'opinion ou de la rue. La seconde, par cette mascarade sur la forme de cette réforme, il montre qu'il n'a que faire de la famille, pour laquelle ses convictions sont inexistantes. En a-t-il d'ailleurs ?
Mme Kosciusko-Morizet montre plus de raison que de courage (car pourquoi reste-t-elle avec eux) en disant : "J'en ai marre d'être confrontée à une armée de lâches."

 

Charles Perche

 

jeudi, 10 avril 2008

Le droit de cuissage ? Un mythe.

989915002.jpgIl semble attesté, pour tout un chacun, qu’un seigneur médiéval possédait le droit de passer la première nuit de noces avec l’épouse de ses sujets et de ses vassaux. L’image d’un Moyen-Age, guerrier et “machiste”, diffusée par les manuels et les films, a beaucoup contribué à ancrer une telle croyance dans les esprits.

En réalité, l’historiographie récente a montré l’absence de tout document antérieur au 18e siècle attestant de son existence courante ou de sa légalité. Plusieurs études menées sur le sujet sont unanimes à rejeter l’existence de ce “droit”.

Les “preuves” habituellement présentées amalgament un ensemble de références et de textes de provenance fort variés, dont certains, en petit nombre, présentent un contenu troublant”. La plupart de ces “preuves” relèvent de la mystification pure et simple.

Après étude de toutes les sources habituellement citées, ne restent au bout du compte, selon l’auteur Alain Boureau, que 5 sources un tant soit peu troublantes :
• la première est un texte satirique du XIIIe siècle.

• les 4 autres sont des “aveux et dénombrements“, une énumérations de droits établies par le vassal, dans le cas d’un contentieux avec son suzerain. Des textes qui ne signifiaient rien avant d’avoir été validés par une chancellerie ou une chambre des comptes. (et certains auteurs étaient parfois tentés de s’inventer des droits). Dans les 4 cas, cette vérification n’a pas été effectuée.
Il ne reste de fait plus aucune preuve à l’appui du droit de cuissage. C’est surtout au XVIIIe siècle que ce mythe se répandit dans le peuple et les salons : il a surtout servi dans un but idéologique afin de dénigrer l’Ancien Régime et son système féodal. Le retour de la royauté faisait craindre le retour de droits que la Révolution était censée avoir effacés.

L’auteur Alain Boureau conclut : “Le droit de cuissage n’a jamais existé dans la France médiévale. Aucun des arguments, aucun des faits insinués, allégués ou brandis, ne résiste à l’analyse”.
 
Publié avec l'aimable autorisation du site Rives Droites
 

mercredi, 09 avril 2008

Lisbonne ou la damnation de l’Europe

Par J.L.J  di  Costanzo

966269273.jpgOn a tout fait pour dissimuler ou faire passer comme anodine la signature du Traité. Un vrai tir de barrage médiatique de crainte de déclancher une polémique autour d’une constitution refusée voici deux ans par voie de référendum, par le peuple  français.
Il y eu le voyage de Nicolas Sarkozy en Algérie et l’affaire autour d’Enrico Macias. Puis on reçut dans le plus grand concert médiatique, en harmonie paradoxale avec une cacophonie de Boulez, le Colonel Kadhafi. Toutes les trompettes et les alarmes sonnèrent du Palais-Bourbon au Café de Flore : les ministres d’Etat tels des égarés ou échappés d’un asile, se mettant à « divaguer» pour ensuite s’excuser au premier rappel à l’ordre de l’Elysée. Un « Up side down » complet, où l’on alla jusqu’à entendre  notre brutal bédouin de Cyrénaïque nous donner des leçons d’Humanisme!

On crut que Paris fut pris de folie !

Enfin, juste après le départ de notre hôte, ce fut l’happy Ending, pas le temps de reprendre son haleine. Pour clore cette semaine chaotique, une fin à « l’Américaine » dans un parc d’attractions de l’Est parisien, une sortie en famille pour aller voir la Parade de Noël. Incognito avec 40 journalistes en rangs serrés devant des tourtereaux de « papier glacé ». Apparaissant comme sortis d’un Empire d’opérette, c’était bien là Badinguet au bras de la Castiglione!

Le traité de Lisbonne ou pour les tatillons bruxellois, « le Traité modifiant le traité sur l’Union européenne et le traité instituant la Communauté européenne »  a été ratifié  le 13 décembre dernier aux termes d’une conférence intergouvernementale européenne.

Ce fut le sommet où les Européens démissionnèrent de l’Histoire.

La conférence Europe- Afrique

En préliminaire, le sommet tragicomique « Europe Afrique », ou la débâcle constatée de l’Europe en Afrique. La conférence commença ainsi dans la plus grande hypocrisie, et furent accueillis des scélérats notoires comme Mohamad Kadhafi et Robert Mugabe, faisant fi des interdictions de séjour et autres mandats d’arrêt.
Il ne fut pas question du Darfour. Il peut bien attendre que diplomatie se fasse. Et l’on s’inquiéta de l’avancée des Chinois sur le continent, dans une magistrale tartufferie aux accents teintés de cynisme.
« L’Afrique n’a que les dictateurs et la misère qu’elle mérite ». Voici le premier postulat humaniste de Lisbonne.

Une Union méditerranéenne ?

1638818979.jpgL’Union méditerranéenne est la prochaine des « abstractions dévastatrices », de Bruxelles. Entre Union Européenne et Union Africaine, un second cercle en périphérie, zone tampon, se voulant être le lien entre Orient et Occident et entre Nord et Sud, en ostracisant Israël si on écoute Kadhafi. Ainsi le Ghetto rejoindrait la « dimmitude ».  Et par souci de symétrie, en voulant un Etat d’Israël au Moyen Orient et un Etat musulman en Europe, on ne s’opposera pas à l’indépendance du Kosovo.
Si une Union Méditerranéenne est dans l’absolu une idée bien exaltante, il  faut regarder  la réalité en face et être conscient des logiques régissant la zone. La création ex nihilo de l’Etat du Kosovo  et de sa probable annexion par l’Albanie provoquera dans une région, encore bien sensible, une nouvelle déstabilisation qui pourrait se traduire par un embrasement allant de Trieste à Constantinople. Sans parler qu’avec le projet d’un Kosovo indépendant, et d’une Serbie encore une fois démembrée, qu’en serait  de nos relations avec la Russie? Sans cette dernière, l’Europe est hémiplégique ! il n’y aurait ainsi plus de centre, si ce n’est que d’intérêt.
Si l’on voit l’indépendance du Kosovo, comme une des conditions primordiales et ciné qua non à toute union meditéraneenne, il faut aussi admettre que ce  projet pourrait bien aliéner toute tentative de  construction de cette dernière.  C’est un projet géopolitique ambitieusement absurde!

De la pure technique, un vide moral,

Le projet constitution signé le 13 décembre, que l’on nous présente comme un traité simplifié, c’est-à-dire moins de textes et plus d’annexes  si je maîtrise bien l’art de comprendre les  euphémismes bruxellois. Refusé par la France et le Danemark, le traité initial avait été retiré, et par quelque passe incantatoire les prestidigitateurs technocrates nous le ressortent de leur chapeau, à peine revu juste « simplifié ». Une Charte du fondamentalisme technocratique, un superbe meccano pour ministre en retraite!
Le premier projet de constitution avait échoué par son manque de démocratie et sa démesure technocratique. Il y avait dans le « non » une réelle aspiration à une Europe affirmant ses valeurs universelles  millénaires judéo-chrétiennes. On pouvait comprendre dans le « non » une volonté populaire de participer à la construction Européenne  et d’aspirer légitimement à être « maître de son destin ».  Il y avait dans le « non » un espoir citoyen.
1437668335.jpgLes Commissaires et  chefs d ‘état ne l’ont pas compris ainsi et par un acte de violence politique inouïe, et un sourire goguenard au coin des lèvres, ils ont signé le projet de constitution.
Ainsi, et de leur propre chef, nous aurons un président élu pour deux ans, une diplomatie plus ou moins harmonieuse. Au comble de l’absurdité, sans la définition des limites géographiques et culturelles de la  « Bête », il y a aussi un volet sécuritaire, par l’harmonisation des polices et des justices. On voudrait que les peuples s’exaltent pour la construction européenne en leur faisant admettre le fait accompli, une constitution technocratique sans Ame « pure sucre ».

Moins de souveraineté et néant idéologique, colportant d’insipides valeurs, agitant de grands mots sans réalité concrète, « comme le droit à la dignité ». L’Europe ne sera que pure technique, de l’académisme politique, de l’abstraction parfaite, la négation de toute morale ou valeur historique, de la folie furieuse pouvant devenir autodestructrice.
On veut  l’Union Africaine, et en abandonnant le continent aux tyrans, à la famine et aux épidémies, le transformant en un maelström de la misère humaine. Où sont les valeurs ? Absentes, nous avons démissionné.
Nous voulons faire une Union Méditerranéenne en excluant Israël et en créant le Kosovo ce qui nous apportera des conflits interethniques au lieu de maintenir un status quo.
La guerre civile, des Balkans jusqu'à la Corne de l’Afrique, voilà le cauchemar de Lisbonne et la damnation de notre civilisation !
Nous avons fait commerce de notre âme avec nos vieux démons, nous avons  renoncé à notre génie et construit ainsi une Europe sur la négation de nos propres valeurs millénaires et Saintes.



mardi, 08 avril 2008

A Roman Week End in Cumbria : une réflexion sur le conservatisme.

Par Jérôme L.J di Costanzo

2077682521.jpg Cela aurait pu commencer comme une de ces autobiographies à compte d’auteur, une de ces petites destinées littéraires, insipides et inintéressantes qui pullulent en Grande-Bretagne. Ce dernier, prétendant à la succession, en futilité, d’Oscar Wilde, vous subirez à la lecture de l’ouvrage, un enchaînement stylistique d’inodores flatulences désespérément apocryphes. Et de surcroît, affublé d’une prolifération de détails plus ennuyeux qu’utiles, nous faisant penser à l’occasion, qu’un  Flaubert fut un écrivain distrait et léger.
Un petit objet que vous pouvez acquérir pour un peu moins de 15£ pour ne pas vexer votre hôte, qui a eu la délicatesse et la charité chrétienne de vous inviter à son cocktail de Première. Avoir sa vie résumée entre un champagne tiède et des sandwichs mous, quelle angoisse !

Eh, oui! Cela aurait pu commencer comme ce genre de littérature acidulée et égocentrique : « Il y a  quelque temps de cela, J’eus l’opportunité, à l’invitation de Douairière Angéla Strickland, que ses petits-enfants confondent dans leur candeur infantile avec la Reine, à séjourner le temps d’un Week End, en son Château de Sizergh, prononcé « Saïzere». » Etc.

Des Gens  de la Frontière

Plantée en plein milieu d’une toile de Ruskin, dans le « Lake district », un fond d’un vert exacerbé, violent, bordé d’un liseré blanc argenté, vous donnant l’impression d’un flou permanent. Un paysage qui inspira tant de pré-raphaelistes, c’est la Cumbria, au Nord de l’Angleterre.
Le corps central du bâtiment  ne laisse aucun doute, c’est à l’origine un fort, un bloc de pierre marquant le territoire, le « king-dom », le domaine du roi. Sizergh se tient là depuis le 14éme siècle gardant aux Septentrions la « Border» écossaise. C’est sa vocation de prévenir toute invasion ou raid des terribles clans  Ecossais des Lowlands comme les Johnston, Douglas, Armstrong ou autre Moffat. À cet effet au 16éme siècle, le seigneur de l’époque, Williams Strickland forma un régiment de 290 hommes d’armes.
La famille fait partie de la noblesse, la vraie, à ne pas confondre avec l’Aristocratie. La noblesse est un conglomérat, où chaque composante est  fondue l’une dans l’autre, et où l’une n’a de sens que dans la dynamique que lui donne l’autre. Il y a un «, ‘ je ne sais quoi » du principe de la Sainte Trinité dans la noblesse, de la grâce d’un Evangile. Elle est, en fait, l’amalgame d’un lieu, d’une famille et d’une foi, cette dernière consacrant le tout et l’ensemble étant maintenu par un ciment indissoluble : la Loyauté à une Eglise, a un Roi, à une Terre. 
L’équation des Strickland, leur vocation est la suivante et est irrévocable : la « Border » est leur domaine, leur dynastie, partisans des Stuarts et enfin, leur seule église, la Catholique Romaine.
 Et cela est indissociable et spirituellement  pas négociable! Même le temps d’un Week End à la teinte pré-raphaeliste, vous comprenez maintenant pourquoi, il fut, (catholique) Romain en Cumbria.

De la première des Ruptures

774489536.jpg Des «Catholiques anglais» ! et cela sans discontinuer depuis la Réforme. Je dois dire que la chose ne manque pas de panache et d’élégance, voire de courage. Malgré les persécutions, les intimidations, les relégations et les soupçons, ils sont  toujours attachés au dogme de notre Sainte Mère l’Eglise.
 Je suis toujours tenté par la comparaison de la rupture anglicane avec la Révolution française : on ferma des monastères, brûla des églises et l’on exécuta des prêtres qui avaient refusé d’abjurer leur Pontife. Sur ce plan, un Saint Thomas Moore  rejoindrait un Edmund Burke.
John Campion, le « sedicious Jesuite », et martyre anglais, n’avait-il pas clamé de sa geôle, avant son exécution, « en nous condamnant, vous condamnez vos propres ancêtres, vous condamnez tous les anciens évêques et rois, vous condamnez tout ce qui était autrefois la gloire de l'Angleterre ... ». Au nom de la « liberté de croyance » et après au nom de la «raison», on débarrassa, non sans une violente terreur, le peuple  de ses «superstitieuses» habitudes Romaines !
La politique de la «table rase» pour imposer une abstraction de la raison, il s’agit là, (me le  permettant en tant qu’essayiste, sans aucune prétention historique ou théologique), de la « Première Rupture », une illusoire foi dans les vertus de l’éradication en vue de matins meilleurs.
Sizergh fut à cette époque un sanctuaire catholique, avec ses prêtres inscrits comme peintres ou bien à l’image d’un Christ ressuscité comme jardiniers, avec ses chapelles discrètes installées dans des placards ou réduits, des « priest  hole » qui permettaient aux religieux de s’échapper, communion donnée.  Les Strickland accolent à leur histoire toutes les traditions et légendes de cette Angleterre « popish », une religion secrète à l’époque!

« Si notre religion fait des traîtres nous méritons d’être condamnés ; mais autrement nous sommes et avons été les véritables sujets que la Reine a toujours eu ».   Saint Edmund Campion

Fidélité et dévotion,

Entrons maintenant dans le corps de la citadelle. Il aurait été bien venu d’y être accompagné par une sonate de Georg Muffatt, le compositeur allemand était issu justement, de cette diaspora catholique de la fin du 16me siècle et qui avait immigré sur le continent pour fuir les persécutions.
Je déambule, et luxe suprême, librement de chambre en chambre. Une cuisine élisabéthaine pouvant contenir un pub, avec un âtre assez large pour rôtir un bœuf entier. Au centre de l’édifice  dans ce qui fut le donjon primordial, « the Banquet Room » et, adjacente la chambre destinée au seigneur de la place. Voyage dans le temps, Art de la mémoire, ma visite tournait à une exhortation ésotérique. De chambre en chambre, la mémoire se recompose, une logique apparaît. Une logique que l’on avait perdue, celle de l’Avant-modernisme, celle de la Tradition.
Les Rois ! Leurs rois ! devrais-je dire. Leurs portraits en couvrent les murs. Charles I, et le II, James II, qui dut abdiquer pour s’être converti au catholicisme. Roi, roi en exil, et « par-delà les mers », que les Strickland suivront. Comme l’amiral Roger Strickland, héros de la bataille des 4 jours contre les Hollandais, qui suivit James II à St Germain où il y mourut. Cela valut à la famille d’être placée sur la liste des « traîtres jacobites » restés fidèles au roi déchu. Traîtres parce que fidèles à leurs convictions, loyaux à leur serment d’obédience, le paradigme ne manque pas d’absurdité.
Enfin, une chambre me fut attribuée, j’y parvenais par un grand escalier bordé de portraits d’ancêtres, pas seulement des Strickland, mais des Matthews, des Angelheart, Cox et d’autres Catholiques, de diverses origines : irlandaises, française, allemande, voire quelques grand-mères maltaises, ressemblant trait pour trait à la Claudia Cardinal du « Guépard » de Visconti. Oui des femmes qui ont su transmettre et maintenir la religion, ce qui est symptomatique d’une certaine élection.
Les Stricklands ont continué  bon gré mal gré à assumer leur destin, leur devoir, condamnés a un nomadisme, ils devinrent des officiers de marine, que leur pérégrination amena  jusqu’à Malte, pour  être fait Marquis de la Catena, par le Grand Maître de l’Ordre Souverain de Malte.
Ils prirent souche sur cette île, où ils furent des acteurs importants de l’Indépendance. Le Baron Gerald Strickland devint « Premier ministre » de 1927 à 1932. Sa fille Mabel, journaliste au « Times Malta », resta dans les annales de l’île pour ses controverses passionnées avec le Premier ministre maltais de l’époque Dom Mintoff.

Afin de calmer mon exaltation romantique, que je dois certainement à de lointaines origines écossaises. Je partis à la recherche d’un livre, pour couronner cette journée par quelque ponctuation pouvant s’accorder harmonieusement avec le lieu. Je découvris ainsi un petit objet littéraire, au demeurant sans prétention, mais en parfaite adéquation avec le moment : « jacobite essays » de Mary Wakefield, édité par, (ça ne s’invente pas) par Titus Wilson & Son, Kendal, 1922. J’ouvris l’ouvrage et la prose romanesque et exaltée de l’auteur  m’entraîna vers des songes où les combats désespérés ne manquent pas de beauté : des derniers carrés de baroud d’honneur, baïonnette en avant, ou inextremiste on sauve les couleurs, ou les combattants héroïques n’acquièrent qu’Honneur et n’atteignent l’Eternité qu’avec une loyauté indéfectible envers leurs convictions.

Tory !

323611664.jpg Tory est le surnom des conservateurs dans les pays Anglo-saxons. Le terme aurait pour origine le mot irlandais « Torai » signifiant « fugitif »  ou « Hors la loi », cela à l’origine qualifiant les partisans du roi Stuart. C’est pour cela que j’ai accolé un point exclamation, comme si on voulait pour l’éternité les interpeller.  Et ne pourrait-on pas mieux qualifier les Strickland de « Torys » de l’histoire : catholiques quand cela fut interdit et partisans du roi quand celui-là par vox populi fut chassé du pays. Des rebelles aux yeux des séculiers et des dévots fidèles à leur foi et obédience. C’est ici une constante du conservatisme et cela de Don Quichotte à Churchill.
Les Strickland font partie de ce que Burke appelait la « paegeantry », qu’il symbolisa par l’image du « vieux chêne », cette structure nobiliaire, gardienne des valeurs et de la logique historique d’un pays.  Et cela, dans la même catégorie que des Churchill, qui devinrent Ducs de Malborough, et dont un des rejetons Winston sut trouver les mots pour faire triompher son pays de la barbarie nazie. Ou bien comme ces petits nobles Anglo- Normands d’Irlande, les Wesley, parmi lesquels le Duc de Wellington, vainqueur de Bonaparte et père de l’Angleterre moderne. Fidèle à la mémoire d’un Simon de Montfort, Earl of Leicester, qui au 13éme siècle formera le premier Parlement élu de l’Histoire, sortant ainsi le pays de la guerre civile. Les familles nobles britanniques ne sont décidément pas sans vertu, quand il s’agit de faire relever le menton à un peuple.
Et nos Strickland de Sizergh sont de cette même race, que cinq cents ans de modernisme n’ont pas réussi à aliéner. Ils seront toujours là pour garder la frontière, là-bas au nord de l’Angleterre. Et c’est un Espoir.


lundi, 07 avril 2008

Darfour : L’Onu doit appliquer ses résolutions !

Par Jérôme L.J di Costanzo

1297001191.jpg Le 3 mars dernier, un soldat français de l’Eufor a fait le sacrifice de sa vie afin de garantir le succès de sa mission. Devant ce drame, Il est légitime de s’interroger sur la nature exacte de sa mission et si dans ce contexte bien précis, il n’y a pas détournement de sa vocation première?
Depuis quelques semaines, on a du mal à comprendre si l’Eufor  a pour mission, comme cela a été fixé au terme de la conférence de Paris, de s’interposer entre l’armée soudanaise et la rébellion du Darfour, pour sécuriser les populations civiles ou pour défendre le gouvernement Deby contre une rébellion armée ? Cet accrochage avec des forces régulières soudanaises et la mort d’un adjudant souligne une ambiguïté sur la réelle destination de la force armée internationale.

Parce qu’un un déploiement de l’Eufor devient urgent. Le Conseil de Sécurité a fait part de ses inquiétudes le 12 mars. Ces derniers mois, les combats entre le JEM et l’armée soudanaise soutenue par des milices, ont redoublé d’intensité. Treize mille personnes désespérées ont passé la frontière du Tchad afin d’y trouver un refuge deux cents d’entre eux y ont perdu la vie. Dans le Djebel Moon, pris au piége, entre offensive gouvernementale et contre-offensive des rebelles, vingt mille civils, sont coupés, de ce fait, de toute aide humanitaire.  Il y a là, devant la dégradation de la situation de dizaines de milliers de vies humaines, une urgence réelle. Cette situation n’est plus sous contrôle, et l’ignominie de la guerre est à l’œuvre, implacable dans une logique meurtrière.

Rappelons  que les populations civiles du Darfour sont dispersées en deux cents villages-camps de réfugiés, ces derniers faisant l’objet de bombardements réguliers de la part de l’aviation soudanaise. Quatre-vingt « ONG » y sont à l’oeuvre, essayant de faire face, en dépit des menaces quotidiennes, à une demande toujours croissante. Plus de deux millions de réfugiés au total, soit l’équivalent de la population du Kosovo, où il a été possible  d’envoyer une force d’interpositions de l’ONU, cela en dépit des tensions avec la grande puissance qu’est la Russie , mettant ainsi la Province sous une administration Onusienne. Pourquoi, ce qui a été fait pour le Kosovo ne serait pas valable pour le Darfour ? Rappelons aussi que le Darfour a été rattaché que tardivement à l’administration Anglo-Egyptienne de Khartoum durant la première guerre mondiale. Il ne s ‘agit pas, à la différence du Kosovo d’une province historique du Soudan. Alors pourquoi l’Eufor tarde-t-elle à se déployer ? Sans force d’interpositions, toute tentative d’améliorer le quotidien des Darfouris est condamné à l’échec.

Au fur et à mesure que l’Eufor tarde à intervenir, nous nous rapprochons inexorablement d’un point de rupture. Rappelons les inquiétudes récentes du chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Jean Marie Guéhenno, qui a alerté le Conseil de Sécurité du risque d’ « humiliation » pour l’ONU, si l’Eufor  et ses vingt-six mille hommes, prévus,  ne se déployait pas à temps. Il y a là,selon lui, le « risque d’un échec » : « il nous manque » selon M. Guéhenno  des capacités absolument cruciales pour le succès de la mission » comme le transport terrestre:  18 hélicoptères de transport et 6 hélicoptères d’attaques. Sans mobilité et vu le territoire à couvrir, la force serait condamné à l’inertie et la mission à l'échec. M. Guéhenno fait aussi état des réticences et de silences complices de certains états sans les nommer. Constatant un décalage entre les paroles et les actes à propos du Darfour, il juge que "la volonté des Etats de prendre des risques n'est pas encore confirmée"déclare-t-il. 

Avons-nous là les prémices d’une démission Onusienne face à la catastrophe du Darfour ?

Enfin, le Chef des opérations de l’ONU émet des doutes sur la volonté de résoudre le problème du gouvernement de Khartoum, qui de fin de non-recevoir en marchandage ralentit substantiellement le déploiement de la force : « Le gouvernement soudanais ne nous a dit ni oui, ni non", souligne M. Guéhenno, affirmant que ces tergiversations "risquent de compromettre la possibilité pour ces unités de se déployer dès le début de la mission", (sources AFP)

Faut-il vraiment attendre une bienveillance de Khartoum pour le Darfour ? Sachant qu’il s’agit d’un gouvernement notoirement connu pour sa brutalité, qui a conquis sa légitimité par la force et les massacres, nous en doutons. Nous connaissons la nature réelle du régime El Béchir, il nous a donné des exemples de brutalité lors de son conflit, avec les populations chrétiennes et animistes du Sud : trois millions  de morts civils en dix ans. Doit-on attendre alors son avis pour réagir sur le Darfour ? La Province n’est pas à historiquement parlé une partie du Soudan!

Nous devons garder en mémoire l’exemple de l’ex-Yougoslavie, ou une coalition déterminée des démocraties a mis fin aux exactions d’un Milosevic. Afin d’empêcher toute prérogative du Soudan sur sa Province et devant l’envergure de la catastrophe humanitaire présente et annoncée, l’ONU doit mettre le Darfour, comme il l’a fait au Kosovo, sous administration internationale et déployer sans plus tarder la force de l’Eufor.


vendredi, 04 avril 2008

Chr.Heb.(32) - Des banderoles partout !

1516065316.jpgNous sommes entrés dans l'ère de la banderole. On en voit partout ! A nous faire presque oublier la bonne vieille banderole publicitaire. Les JO vont se dérouler à Pékin et on s'aperçoit que la République démocratique de Chine n'est pas si démocrate qu'il est écrit sur le paquet, point ne sera besoin de boycotter ou d'éteindre sa télé, une banderole fera l'affaire. Ainsi la mairie de Paris a placé une banderole sur sa façade pour le passage de la flamme olympique afin de montrer qu'elle est solidaire des Tibétains. Dans le même temps on s'agite en Colombie pour Ingrid, grande bénéficiaire de banderoles ces derniers mois. La banderole comme moyen d'expression pour défendre la liberté ? Seulement pour la défendre mais pas pour l'exprimer ! Certains supporters, à l'humour plus que douteuse certes, sont là pour en témoigner.
 
Charles Perche
 

mardi, 01 avril 2008

Poisson d'avril...

1443718213.jpgLors de la prochaine conférence, dont le thème sera la littérature, nous aurons l'immense honneur d'accueillir M. Valéry Giscard d'Estaing, ancien Président de la République, membre de l'Académie française.

Nous discuterons avec lui de l'état de la littérature française aujourd'hui et de son avenir. L'intervenant dédicacera ensuite son best-seller Démocratie française.

 

Poisson d'Avril !

Nous présentons toutes nos excuses à ceux qui ont manqué de s'étouffer.

 

 

 

 

jeudi, 27 mars 2008

Chr.Heb.(31) - L'UE défend les phoques

1121310819.jpgAlors que l'Union européenne écarte toute idée de représailles contre la Chine eu égard à son comportement "désinvolte" au Tibet elle condamne dans le même temps le Canada du fait de ses atteintes répétées au droit des phoques. Voilà où en est désormais ce vaste empire européen, incapable par son immobilisme dû au trop grand nombre d'Etats qui le composent de prendre une décision de portée politique sur la scène internationale. On nous rétorquera que la cause de sa faiblesse actuelle est l'impuissance de son "pouvoir central" et qu'il faut donc aller vers plus d'intégration. Hélas il y a fort à parier qu'un super Etat dont la doctrine serait le libéralisme à tout va et la défense d'intérêts économiques aurait toujours tendance à caresser les Chinois dans le sens du poil et à vilipender les Canadiens s'intéressant à la fourrure des phoques. L'ultra-libéralisme économique est-il compatible avec les idées démocratiques ?

Charles Perche

 

Photo : phoque en peluche, made in China 

Conférence le jeudi 27 mars 20h

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Pour une mystique de la chair ? Dialogue entre P. Sollers et F. Hadjadj
 
La conférence a une nouvelle fois rencontré un vif succès auprès du public. Nous étions heureux de pouvoir recevoir 150 personnes venues écouter Philippe Sollers et Fabrice Hadjadj sur un sujet difficile. Le jour où L'Express sortait un numéro sur l'immobilier dans les grandes villes Les Epées proposaient un tout autre sujet qui nous a fait découvrir à quel point nos intervenants en étaient passionnés.
 
Ci-dessous le podcast de la soirée.

podcast
 
 
 
Des auditeurs ont rendu compte de la conférence en commentaire en bas de cette page.Merci à eux. 
 
 
 
Pour une mystique
 

de la chair ?
 
 
 
 

Dialogue entre Fabrice Hadjadj
 
et Philippe Sollers
 

À propos de leurs derniers livres respectifs :

La profondeur des sexes (Seuil, 2008) et Guerres secrètes (Carnets Nord, 2007).

 

2030978090.jpgPhilippe Sollers évoque le « surgissement catholique appelé baroque. Quelques noms : Michel Ange, Bernin, Titien, avec comme une poussée physique où, comme par hasard, nous retrouvons beaucoup de corps de femmes, et la négation de tout esprit de séparation entre la chair et l’esprit. La vérité dans la chair et l’esprit, “dans une âme et un corps”, c’est cela qu’il nous faut comprendre avec la musique, comme guerre secrète, contre ce qui ne veut pas que cela puisse s’incarner ».


1888697673.jpgEt si notre époque d’hypersexualisation était une époque de haine du sexe, de sa signification et de ses mystères ? « Comme à ses premiers siècles, le christianisme se retrouve alors aujourd’hui dans la situation singulière d’avoir à chanter la gloire du corps, la spiritualité de la chair, et à lui redonner sa dimension spirituelle. »
 

 

Jeudi 27 mars à 20h
Salle Pierre Nicole
9 rue Pierre Nicole ou 270 rue Saint-Jacques
75005 PARIS
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Entrée libre
RER B Luxembourg, Port-Royal
BUS 21, 27, 38, 81, 82, 83, 84, 85, 91
 
 

 

Afin que la conférence garde tout son intérêt et qu'aucune polémique stérile ne naisse d'incompréhensions de part et d'autre, les commentaires sont momentanément supprimés et impossibles sur cette page. Dès le lendemain de la conférence il sera à nouveau possible de dialoguer sur cette page à partir d'arguments plus concrets. Ce sera désormais la règle pour chacune de nos conférences.   Les Epées

vendredi, 21 mars 2008

N°25 - Sommaire "l'alcool est-il de droite ?"

1593578333.jpgACTU
4 Sociétés
À dimanche. Alain Raison
6 France
Qui a peur du grand méchant mot ? E. Marsala
8 Europe
Saudade. Jean-Baptiste Barthélémy
10 International
150 ans de relations franco-japonaises. Stéphane Giocanti
Kosovo Je Serbja. Maurice G. Dantec
14 Grand entretien
René Girard. Antoine Rocalba
16 Place royale
Le coup d’État réhabilité. Louis Duquesne

DOSSIER
L’alcool est-il de droite ?
18 L’alcool est-il de droite ? Arnaud Olivier
21 Quel buveur de droite êtes-vous ?
22 Araignée du soir, faut boire. Léon Daudet
24 Mémoire, terroir, savoir. Denis Tillinac
25 Socrate ivre. Pierre Boutang
26 L’alcool de l’écrivain.
Entretien avec Pierre Chalmin
29 Pan n’est pas mort. Antoine Foncin

CULTURE
30 Nos humanités
Le Rex sacrorum (II). Danièle Porte
32 BD Philippe Mesnard
34 Revues des autres
Les pélerins chérubiniques. Brice Bourdeau
36 Lectures
50 Arts Amaury Chabert

 

Articles disponibles sur le site

 

Commander la revue, 7 euros

 

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N°25 - Editorial "l'alcool est-il de droite ?"

1276927038.jpgD’une façon générale, le spectacle qu’offre la France est navrant. L’argent est un dieu vénéré par toute la classe politique, même et surtout la gauche, l’Europe est l’horizon indépassable de notre futur, le monde se fait sans nous. Et pendant que la droite honteuse se dépêche de ne pas tenir ses promesses et d’ouvrir les robinets à phynances, pendant que Président et ministres courent la planète et le pays pour assister à tous les enterrements possibles et rencontrer le plus de minorités en voie de disparition (ouvriers industriels et autres pécheurs bretons), les débats intelligents font rage dans les médias : confions 11 000 morts à 600 000 élèves ! Empêchons la présidentialisation du régime par un monarque qui ne respecte pas le caractère sacré de sa fonction ! Les municipales ne sont pas des élections municipales !
Sur le fond, à savoir que la démocratie n’est pas une philosophie, que l’Europe n’est pas une fatalité, que l’exercice du pouvoir ne doit pas être une forfaiture, le débat est ailleurs. Dans Les Épées, entre autres. Dans ces pages mais aussi lors de nos conférences, où Stéphane Courtois est venu présenter le Livre noir de la Révolution française ou Eric Zemmour son roman Petit frère.
Comme ni l’Europe, ni la France ni la démocratie ne risquent de disparaître à très court terme, nous avons quand même décidé de consacrer notre dossier à une question taraudante, propre à animer les dîners en ville et les déjeuners en famille (le dimanche) : l’alcool est-il de droite ? On le sentait, ça restait à prouver. Le débat reste ouvert, mais il semble bien établi qu’à droite on boit par lucidité (les gens de droite sont fondamentalement pessimistes : tout est toujours allé très mal) et qu’à gauche on boit sans s’avouer qu’on a compris qu’on a tort. Les premières conclusions sont donc encourageantes.

Les Épées
 
 

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N°25 - L’alcool est-il de droite ?

Par Arnaud Olivier
658837343.jpgÀ quelles erreurs la bonne éducation ne conduit-elle pas ? Les conversations de bistrot ont mauvaise presse auprès des gens convenables. Il faut n’avoir jamais eu l’honneur de tenir son rôle dans une de ces disputes pour croire qu’elles sont invariablement grossières ou frivoles. De même que les disputes philosophiques les plus profondes portent sur la philosophie elle-même, il serait juste que les conversations de bistrot les plus étincelantes traitent en premier lieu de la science de bien boire. Cependant, l’étude de cette branche de l’activité humaine paraît fort délaissée. Il se trouve certainement des sociologues pleins de confiance dans leurs méthodes et des hygiénistes rigides pour étudier les conséquences de l’alcoolisme chez les femmes du monde ou les chômeurs du Pas-de-Calais. Mais tous ces travaux négligent l’essentiel : en se concentrant sur le phénomène matériel, ils masquent la fin ultime de l’ivrognerie, ils en travestissent la noblesse.

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jeudi, 20 mars 2008

L’archevêque de Canterbury : provocateur ou prophète?

Par Jérôme L.J di Costanzo

1014213137.jpgC’est Le 6 février, lors d’une interview sur la BBC4 que le Docteur Rowan Williams, archevêque de Canterbury et numéro UN de l’Eglise Anglicane, affirma que l’assimilation d’une partie de la Charia, la loi coranique, par le Droit Anglais était « inévitable ». Point de vue qu’il confirma plus tard lors de son intervention à la Royal court of Justice.
On constatera l’unanimité faite contre cet  ecclésiastique gallois de 57 ans, qui est depuis 2003 le chef de l’Eglise d’Angleterre; des critiques venant aussi bien des rangs conservateurs, que travaillistes, qu’aussi des libéraux démocrates. Le Premier ministre Gordon Brown, lui  rappela, en réaction, la suprématie absolue du droit britannique sur tout autre forme de justice.
Des réactions critiques vinrent aussi de certains membres du Parlement de confession musulmane, comme le député travailliste de Birmingham, Khalid Mahmood, qui affirma qu’en aucun cas, la loi commune plongeait les musulmans dans un dilemme entre Religion et Société. De même que Shahik Malik qui dénie  tout désir chez les musulmans anglais de vouloir obéir exclusivement à la Charia et déclara que : « s’il y a des gens qui préfèrent la Charia, il y a toujours des pays où ils peuvent aller vivre ».
Le Cardinal Cormack Murphy O’connor, se refusant à critiquer son homologue Anglican, prit position sur le sujet dans une interview au Sunday Times : « je ne crois pas, en une société multiculturelle…Quand des personnes viennent dans une contrée, ils ont à obéir à la loi du pays ».
Volée de bois vert venant aussi de l’Eglise Anglicane dont certains représentants allèrent jusqu’à réclamer la démission de Rowan Williams. Le numéro Deux de l’Eglise anglicane, l’Archevêque d’York, le Dr Sentamu, se refusa de critiquer le Dr Williams, mais déclara que l’application de la charia « n’arriverait Jamais » en Grande-Bretagne. Le Révérend Nazir-Ali, originaire du Pakistan, qui s’était alarmé, il y a quelques semaines, de voir dans sa ville des quartiers interdits à tout non musulman, affirma que l’application de la Charia était  impossible sans remettre en cause les fondements même du droit britannique.
Cependant, il existe déjà des tribunaux Islamiques en Grande-Bretagne, comme l’Islamic Sharia Council de Leyton, à l’est de Londres, qui statue sur des divorces, des conflits familiaux, des successions, ou bien sur des litiges de voisinage. Et c’est dans le cadre d’une politique communautariste que l’on a toléré ces derniers.
C’est un fait, en Grande-Bretagne, 40% des 1,6 million de musulmans britanniques souhaiteraient êtres placés sous une juridiction islamique. C’est ainsi qu’on peut comprendre « l’inévitable implication de la Charia dans le droit britannique » du docteur Williams. Les tribunaux islamiques appliquant déjà la « Charia » dans le pays, l’archevêque propose tout simplement, la légalisation d’une partie de sa pratique. Et le Primat Anglican ne serait en rien provocateur, mais  prophétiserait ici de son intégration futur et « inévitable ».
Alors, quelle position avoir sur les mariages forcés ou bien sur la polygamie ?  Il a ouvert ici une boîte de Pandore.
Enfin, L’unanimité contre les propos de l’archevêque démontre une chose : les Britanniques veulent appartenir à une même Nation, régie par une seule même loi. Est-ce là un signe de la fin de l’utopie multi- culturaliste Anglo-saxonne ?

 Jérôme L.J di Costanzo
 

mercredi, 19 mars 2008

LE PATRICIEN ET LE SUCCESSEUR DE SAINT PIERRE : CHURCHILL ET JEAN-PAUL II

Par Jérôme L.J di Costanzo

“Onward, Christian soldiers, marching as to war,
With the cross of Jesus going on before.
Christ, the royal Master, leads against the foe;
Forward into battle see His banners go!”(1)

1302593586.jpg Le 12 août 1941, à la demande de Winston Churchill, fut intégré dans la cérémonie clôturant la signature de la « Charte Atlantique », en baie de Platentia, l’hymne religieux « Onward, Christian Soldiers ». Dans son livre « the second world war », il témoignera, non sans émotion, de l’égrégore solennel régnant ce jour-là au large de Terre-Neuve : « Aucun des participants n’oubliera jamais le spectacle de cette assemblée massée sur le pont arrière du « Prince of wales ». La symbolique de l’Union Jack et de la Bannière Etoilée flottant côte à côte, les chapelains britanniques et Américains se relayant pour réciter les prières, les rangs serrés des marins américains et britanniques entremêlés, utilisant les mêmes livres de prières, prononçant les mêmes implorations, chantant les mêmes hymnes familiers » .(2)
Scellant une alliance, jusqu’à présent quasi indéfectible entre les Etats-unis et le Royaume-Uni, cette « Atlantica Carta » est un Credo prophétique qui nous annonce, déjà dans ses grands traits, l’Otan, la volonté de libéralisation des marchés, le désarmement, et aussi l’arrivée  d’un Président Reagan et d’une Margaret Thatcher. En ce jour d’août 1941, ce partage de valeurs communes, cet œcuménisme politique annoncent d’ores et déjà un Jean-Paul II. Le 1er mars 1955, lors de son dernier discours à la Chambre des Communes,  le sauveur de 1940, devenu le prophète de la guerre froide, conclut sa carrière politique par ces mots: « Peut être le jour viendra-t-il où la loyauté, l’amour du prochain, le respect pour la justice et la liberté permettront aux générations actuellement en souffrance de laisser derrière elles, avec sérénité et après l’avoir vaincue, l’horreur du temps que nous vivons. D’ici là, ne fléchissez jamais, ne vous laissez jamais décourager, ne désespérez Jamais ». Comment ne pas rapprocher cet ultime discours du « N’ayez pas peur  »(3) de Jean Paul II ? Ce sont, à 25 ans d’intervalle, des paroles salvatrices promettant des jours meilleurs, proférées dans une foi absolue en la Providence.
C’est ici une surprenante filiation : le Patricien Winston Churchill et le Vicaire du Christ, Jean Paul II.  Cet article n’a pas pour but d’amalgamer la religion avec la politique mais de comparer deux figures emblématiques du conservatisme moderne.

« Ne cédez jamais au désespoir, mais, si cela devait vous arriver, luttez avec l'énergie du désespoir» Edmond Burke.

Les deux personnages partagent de nombreux points communs. Charismatiques et populaires, ce sont deux tribuns d’exception, souvent qualifiés par l’intelligentsia progressiste d’horribles conservateurs. Combattants acharnés du nazisme et du communisme, ils surent toujours trouver les mots justes pour garder intact l’espoir auprès de leur peuple respectif, qu’il s’agisse des Britanniques sous le Blitz ou des Polonais sous le communisme.
Ils restent des pourvoyeurs, devant l’Histoire, de liberté et de démocratie. Il y a chez eux un respect indéniable pour la « Vox populi ». Citons pour exemple la phrase  du Premier ministre « la démocratie est le pire des systèmes à l’exception de tous les autres », que l’on peut rapprocher de la réflexion du Saint Père à un Pinochet à l’occasion de son voyage au Chili. Le dictateur interrogea le très Saint Père : « Pourquoi l’Église parle-t-elle sans cesse de démocratie ? Toutes les méthodes de gouvernement se valent. » Jean Paul II lui répondit : « Non, le peuple a le droit de jouir de ses libertés fondamentales, même s’il commet des erreurs dans l’exercice de celles-ci. » .(4)

Libérateurs des peuples asservis, ils eurent tous les deux de l’empathie pour le peuple juif. Churchill fut un des artisans de la « déclaration Balfour » et un partisan de la cause sioniste. Jean Paul II fut le pape de la réconciliation entre le catholicisme et la religion juive. Il y a, chez ces deux hommes, une fidélité inextinguible à la « Vieille Loi » par excellence : la Loi Mosaïque ! Ils sont à eux deux, des exemples d’un messianisme rédempteur inhérent au conservatisme : volonté de libérer les peuples de l’oppression, de l’esclavage, qu’il soit nazi ou communiste.

« Un discours Whig, sir », lance Melbourne, au Premier Ministre Canning à la fin de son premier discours à la Chambre des Communes. Ce dernier rétorque « Un discours Whig, avec des arguments Tory ! » (scène du film de Robert Bolt « lady Caroline Lamb »(5)).

1297057293.jpg On a souvent qualifié chacun de ces deux hommes de « libéral conservateur ». Et le terme libéral est à prendre au sens le plus large. John O’Sullivan dans son livre « the President, the Pope & the Prime Minister », à propos de la « Truce de 1968 »  écrit par l’évêque Wojtyla, résume la dialectique du futur Saint Père en parlant « de défense d’une doctrine traditionnelle par des arguments non traditionnels ». Et un Churchill a fait le saut plusieurs fois du parti  conservateur au parti libéral et inversement. Il fit partie dans ses premières années en politique des hooligans socio-conservateurs de la Chambre des Communes, des fidèles perpetuateurs de la politique « One Nation » de Benjamin Disraeli.(6)

Des whigs conservateurs ?

Churchill est issu d’une famille patricienne, avec comme figure patriarcale, John Churchill, duc de Marlborough. C’est cette vieille aristocratie, historiquement liée au pays, ce « grand chêne » dont parle le « barrister de Beaconsfield » Edmond Burke, ces patriciens qui, au XVIIIe siècle, incarnèrent, face au déficit de « droit divin » dû à la chute des Stuart et à l’avènement d’un Roi continental, la continuité de la tradition politique. C’est l’héritage de Churchill, qui est comme son ancêtre le Duc de Marlborough et Burke, un savant mélange oscillant entre libéralisme de raison, acceptable, parce que  se plaçant dans une logique rhétorique, et un conservatisme « tory » de tradition. Alfred Delp, cité par Benoît XVI dans son « Jésus de Nazareth », corrobore cette nécessité pour tout conservatisme de se rattacher à une croyance en un Dieu et en un respect fidèle de la Loi : « Le pain est important, la liberté est plus importante, mais la chose la plus importante de toutes, c’est la fidélité constante et l’adoration jamais trahie. » .(7) Fidélité et adoration à la « Vieille Loi » doivent être placées au-dessus de tout. C’est ce qui empêche le conservatisme libéral de dériver vers un conservatisme marxisant ou poreux. Il ne s’agit pas de « whiggisme », mais de liberté dans l’obéissance et la fidélité à la loi primordiale.

On pourra reconnaître cette même « fidélité et adoration », sur le pont arrière du HMS « Prince of Wales » en baie de Platentia, unissant quelque part, par une « Atlantica carta », en une « One Nation », un Royaume et des États unis. L’Histoire confirmera le paradigme, d’abord par la libération célébrée un 8 mai 1945, sur le balcon de Buckingham Palace, avec la famille royale et un Churchill en larmes entonnant, avec le peuple britannique, un « Land of Hope & Glory »(8) que l’on peut penser écrit en ce jour béni, pour un « Gesta Dei per Anglo » .(9) Moise mena le peuple élu en Terre Sainte, mais il lui fut interdit d’y rentrer. Churchill a dirigé le peuple britannique à la Victoire, et il ne fut pas réélu.

Le conservatisme churchillien fut prolongé sans succès par Eden et Mac Millan. Un échec à Suez pour le premier et une fin ridicule pour le second avec la scabreuse affaire Profumo. Ce conservatisme de la « One nation » fut remis en question par une Margaret Thatcher et un Keith Joseph. Selon eux, le Tory « one nation » par son goût exacerbé du dialogue et du consensus politique avait trahi la pensée originelle de la doctrine. La « Dame de Fer » ramena la doctrine à ces postulats de base. La méthodiste Thatcher a guidé courageusement son peuple dans des réformes drastiques et sans concession, fidèle aux traditions libérales et marchandes du pays. Thatcher ferme, non sans affrontements, les mines et privatise, non sans quelques sarcasmes d’un Mac Millan. Elle remet sur les rails l’économie britannique. Elle est revenue au postulat de base de la doctrine, la fidélité à la Règle. A ceci s’ajouta le succès incontestable de la campagne des Malouines, qui ressuscita le sentiment patriotique britannique. Sa politique illustre l’autre face du conservatisme, plus rigide certes, moins « socio-conservateur », attaché essentiellement à la liberté politique et économique.

Enfin Jean Paul II greffe à la nécessité de l’adoration et de la fidélité la liberté religieuse : « La Liberté religieuse pour chacun et pour toute la population doit être respectée par tous et partout ».(10) Cette position reste d’actualité. N’est-ce pas le fond de la controverse du Basileus Manuel Paléologue, que commenta Benoît XVI à Rastibonne ? L’adoration et la fidélité à Dieu et de sa Loi sont la base du conservatisme. Nous rejoignons ainsi sans surprise la base de la pensée d’un John Locke qui établissait la bonne entente de la société sur l’interdiction de tout athéisme et sur l’obéissance aux lois.

Onward Christian soldier !

Avons-nous compris la portée symbolique de la rencontre au large de Terre Neuve ?
N’y a-t-il pas là une promesse de réconciliation du Christianisme ? « Marins américains et britanniques entremêlés, utilisant les mêmes livres de prières. » Dans « l’Union Jack et de la Bannière Etoilée flottant côte à côte », je discerne une invitation à la réconciliation des deux Mondes.

Notre Prochain Evangile, au sens premier du terme !

N’y avait-il pas sur le HMS « Prince of Wales », « one nation », un seul peuple adorant fidèlement leur Dieu commun, une partie venue de l’ancien monde, l’autre du nouveau monde. Il y avait en ce jour « de grâce » d’août 1941, un seul Dieu, un seul peuple, une même foi, et un seul Monde ! « We believe in one god », « in god we trust », une seule tribu, unique et universelle. Le Concile de Nicée recommencé sur le pont arrière d’un navire, la constitution de Philadelphie de 1787 revivifiée : les Pères de l’Eglise rencontrant les Pères fondateurs. Voici notre héritage, notre « vieille loi », notre promesse. Platentia Bay et son ardente dévotion ne sont pas seulement un épisode de la deuxième guerre mondiale, mais un prologue synthétique et dynamique  de ce que sera le conservatisme au  XXIe  siècle. Alors ? Onwards Christians soldiers !

Jérôme L.J di Costanzo
 
 
1.  « Onward, Christian Soldiers »: parole de Sabine Baring Gould, musique St Gertrude, de Arthur S. Sullivan.
2.  Idem p330, « the second world war » tome III, p384 trad FR, II, 2, pp59-60.
3.  Premier mots de sa Sainteté Jean Paul II, sur le Balcon de la place St Pierre, tiré de l’Ecriture (Marc VI-45 - Mathieu XIV-17 - Jean VI-29, puis après la transfiguration, encore Mathieu XVII-7 et enfin Luc XII-32).
4.  (Entrevue du cardinal Angelo Sodano, 13 décembre 1996 cité dans Weigel, Georges, Jean Paul II, témoin de l’espérance, éd. J.-C. Lattés, 1999 p. 652.
5.  « The president, the pope & the prime minister » par John O’Sullivan (National Review, p12, « Indian summer of liberation »).
6.  Le conservatisme de ce dernier rompt avec le torysme «de Fer» incarné par un Duc de Wellington, c’est la doctrine de la « One Nation ». C’est dans la nouvelle politique, « Sybil or the Two Nations », de 1845, que  la « licorne des communes » décrit le Royaume-Uni comme « deux nations entre lesquelles il n’y a ni relation ni sympathie, qui sont aussi ignorantes des coutumes, des pensées et des sentiments l’une de l’autre comme si leurs habitants appartenaient à deux planètes différentes». Il parle bien entendu des « riches et des pauvres ».
7.  Jésus de Nazareth, benoît XVI  Ratzinger, p53, citant, le jésuite allemand exécuté par les nazis Alfred Delp.
8.  “Land of Hope & Glory”, compose par Edward Elgar sur un livret de A.C Benson.
9.  Churchill: François Bedarida, edition Fayart. P301 “l’heure la plus belle 1940-1941 »
10. Idem p 93, « discours du trentième anniversaire de la déclaration des droits de l’homme »

lundi, 17 mars 2008

Chr.Heb.(30) - Le dernier Poilu

158475009.jpgLe dernier Poilu français est mort, il n'y a donc plus de témoin de la Grande guerre. C'est un évènement très important pour notre pays, plus que des élections municipales ou cantonales. Lazare Ponticelli était le dernier acteur d'une époque probablement révolue. Une époque où les Français acceptaient de se faire trouer la peau que ce soit pour la France ou  pour la République afin que celle-ci restât souveraine. Aujourd'hui pas un jeune Français n'accepterait de donner sa vie ne serait-ce que pour la République. Les Français d'aujourd'hui sont même relativement indifférents à la dilution de la France dans l'empire européen.
Les temps ont changé. Mais ce sont des hommes de notre temps qui vont rendre hommage au dernier Poilu. Que vont-ils pouvoir dire devant sa dépouille ?
Que cette France de 1914 est loin depuis quelques jours.
 
Charles Perche 

jeudi, 13 mars 2008

Revenir à Hartwell

Par Jérôme L.J di Costanzo

1049225037.jpgLes britanniques se plaisent à dire que Louis XVIII fut le plus Anglais des rois de France. En effet, lors de sa fuite de Paris le 20 juin 1791, il est fait état d’un certain Michael Foster, sujet britannique parlant français avec un fort accent anglais.

Les chemins de l’exil pour le frère du roi furent longs et sinueux, ils passèrent par l’Allemagne, l’Italie, la Lituanie et la Pologne, pour enfin trouver refuge en 1807 en Angleterre. D’abord à Gosfield Hall  puis, après la mort de Marie-Joséphine de Savoie en 1810, à Hartwell House, situé à une heure de voiture de Londres, accessible également par le train, à Marylebon. La demeure royale se trouve dans le Buckinghamshire, à Ailesbury à quelques kilomètres d’Oxford avec sa façade jacobetaine, plantée dans un grand parc dans un paysage, tout droit sorti d’une peinture de Gainsborough, avec une église et des écuries adjacentes converties aujourd’hui en Spa.

Hartwell est charnellement attaché à Louis XVIII. Dans Le comte de Monte Cristo, Dumas nomme le monarque l’ « Exilé d’Hartwell » , Victor Hugo dans Les Misérables écrit que « La table de sapin d’Hartwell prit place devant le fauteuil fleurdelisé de Louis XVIII » . C’est sur cette dernière, qu’il signa d’Hartwell la « Charte Constitutionnelle », assisté de Monseigneur de la Fare, évêque de Nancy.
Aujourd’hui c’est dans ce même salon que vous pouvez prendre le thé, servi dans les règles de l’art par un personnel attentif et fier du patrimoine français de leur établissement. Il m’a été rapporté que les propriétaires écumaient les antiquaires d’Angleterre et d’Europe afin de trouver mobilier et souvenirs de notre roi en exil et de sa famille.

C’est ainsi qu’à mon arrivée, je pus admirer un portrait de la duchesse de Savoie. Sa Majesté était soutenue par deux managers des lieux, arborant un sourire de chasseurs ramenant leur trophée. Les chambres ont gardé les noms de leurs illustres occupants : la suite du roi, la suite du Duc de Berry, ainsi que celle de la Duchesse d’Angoulême. Tout a été respecté et la mémoire anecdotique des lieux conservée pieusement. On apprend que la cour intérieure du dernier étage était à l’époque utilisée pour élever des cochons et de la volaille pour l’usage des cuisines de la cour. Car notre roi n’était pas riche, il recevait une rente de la part du gouvernement britannique et de la cour du Brésil, s’élevant environ à 600 000 francs. Avec cela, il devait subvenir à l’entretien de sa demeure, rémunérer son personnel, ses protégés et ses agents dans les différentes cours d’Europe. 
On peut se restaurer à Hartwell et se restaurer bien. Le restaurant propose une excellente « formule déjeuner » pour approximativement 15£ (vin non inclus). Vous serez servi dans la salle principale ou, si vous le désirez dans un salon privé, ou encore dans ce qui était la Chapelle Royale. La carte, en général, est d’un excellent rapport qualité prix, ceci pour les rescapés des « coups de matraque » du « Central London ». L’hôtel vous donne le choix entre différentes chambres ou suites à des prix à la portée de toutes les bourses. On peut opter pour une des formules « week end », un plus s’ajoutant au plaisir du repas. Le personnel très professionnel est là, pour être à l’écoute de votre moindre souhait, jusqu’à vous proposer de prendre votre café dans un des salons.

Venez à Hartwell House, on vous y attend, vous retrouverez la Cour de France. Si vous en doutez encore, lorsque vous y serez, allez dans ce que furent les appartements du roi pour contempler la bibliothèque ou par la fenêtre découvrir la campagne anglaise. Là, vous pourrez encore entendre comme un écho, la voix du Marquis de Mainsonfort s’exclamer à la nouvelle de la signature du traité de Paris : « Sire ! Vous êtes Roi de France » et Louis XVIII lui répondre : « Est-ce que je n’ai jamais cessé de l’être ? » .

   

Jérôme L.J di Costanzo 
 
 
1.Chapitre VI, le substitut du procureur du roi
2.Chapitre XVIII, recrudescence du droit divin.
3.Hartwell House Oxford road, near Aylesbury Buckinghamshire, HP17 SNL, tel : 01296 747444 Fax : 01296 747450 e-mail: info@hartwell-house.com  www.hartwell-house.com

 
 

mercredi, 05 mars 2008

Chantons "Nini peau de chien" !

1368155746.jpgJe vous invite à lire cette tribune publiée sur le site Marianne2.

mardi, 04 mars 2008

L'Anglais qui voulait être roi de France

1495986438.jpgUn Anglais prétendant au trône de France avait dans les années 40 tenté de rallier Londres à un projet farfelu de révolution au Maroc, ont révélé des archives des services secrets britanniques déclassifiées mardi.
En 1940, une Française, Betty Baudelot, est interpellée à son entrée au Royaume-Uni avec six lettres sur elle. Les courriers évoquaient un complot ourdi par un certain John Freeman afin de fomenter une révolution au Maroc. Les services britanniques tombent des nues: jamais ils n'ont entendu parler du plan ni de ce Freeman. L'enquête du MI5, les services secrets intérieurs, montrera que les deux sont tout aussi saugrenus.
John William Freeman est né à Evian le 14 mars 1902 mais il est de nationalité britannique. Il se présente comme "prétendant au trône de France" de par sa naissance de William et Marie Jannaria de Bourbon Siciles, des descendants en ligne indirecte de Charles X, qui a régné sur la France de 1824 à 1830. Financier fortuné, il travaille pour une maison de courtage de New York avant de prendre la tête de deux sociétés de négoce avec le Brésil basées à Londres. Mais dès qu'éclate la Seconde Guerre mondiale, cette occupation va servir de "façade" à une "vaste organisation de contrebande d'aliments" de Suisse vers le Portugal puis vers la France, l'Espagne et le Maroc. C'est certainement pour développer ses intérêts commerciaux, croit le MI5, qu'il a développé le projet de fomenter une révolution au Maroc. Protectorat français, le Maroc est sous la coupe du régime de Vichy, mal vu par le sultan en place, Mohamed Ben Youssef (Mohamed V). Freeman entretenait son propre réseau de renseignements en France et au Maroc et s'était adjoint de nombreux complices.
Son projet en poche, Freeman a en tout cas tenté de rallier à sa cause le gouvernement britannique. Au début des années 40 - la date n'est pas précisée - il tente d'obtenir un rendez-vous avec le Premier ministre. En vain. "Le sujet principal était de voir si le gouvernement accueillerait favorablement une révolution au Maroc qu'il (Freeman) affirmait pouvoir déclencher, bien qu'étant incapable d'expliquer comment", écrit un agent. "Il s'agissait d'un vague projet qui n'a abouti nulle part", explique Howard Davies, archiviste.
Le dossier "John Freeman" a été clos en 1947.

lundi, 03 mars 2008

Chr.Heb. (29) - L'Afrique en sursis

1900840762.jpgLa semaine dernière le Président annonçait que la France «n'a pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées en Afrique» et que la «renégociation de tous les accords militaires» serait à l'ordre du jour. Voilà une idée bien curieuse ! A l'heure où les Etats-Unis et la Chine commence à s'intéresser de très près à l'Afrique, la France en partirait. Chacun sait, où feint d'ignorer, que la présence militaire détermine le poids politique donc économique. C'est ce qui nous permet de jouir d'une aura et d'une influence dans les anciens pays d'AEF et d'AOF, et aussi de disposer à l'ONU d'un poids bien supérieur à celui de tous les pays d'Union européenne réunis (quand c'est le cas...). D'ailleurs, aucun pays d'Afrique ne souhaite voir partir la France, qui, de tradition, joue plus que le rôle d'un partenaire économique.
Partir d'Afrique serait donc un n-ième coup de poignard porté à la France par ceux qui sont censés la défendre, un coup bas aussi envers un continent qui a besoin d'être soutenu à l'heure où sa stabilité est plus que précaire.
 
Charles Perche
 

 

 

samedi, 01 mars 2008

Eglise et repentance : l'impossible rencontre

Par Antoine Foncin 
1963196830.jpgSi pour notre époque la confession « personnelle et auriculaire » paraît un accessoire parfaitement risible et démodé, son succédané public a pris sous le nom de repentance une extension presque universelle. Selon un calendrier bien réglé, l’évocation des martyrs de causes choisies – esclavage, colonisation, exploitation, oppression, génocides, à l’exclusion des Chouans et autres Cristeros – permet aux politiques de se livrer à des exercices codifiés d’auto flagellation ; le bénéfice moral en est assuré pour l’orateur et le dommage nul, car les fautes et les crimes qu’il confesse publiquement  appartiennent à des « hommes du passé » dont il s’empresse d’ajouter qu’il les stigmatise et les rejette. Après ces beaux et courageux exemples, chacun est invité comme l’âne de la fable à comparaître et à s’accuser, non (pas si bête) de ses propres fautes, ce qui aurait une certaine grandeur, mais de celles de sa civilisation, de sa nation, de son Etat, de son parti, de sa famille. Toutes les appartenances deviennent source d’une culpabilité envahissante, insensée, qui sert aussi à recouvrir d’une cendre hypocrite des fautes plus personnelles et actuelles.

Mais l’Eglise ? Elle pour qui la faute et le pardon se rencontrent précisément dans le Confiteor, qui a fait de la pénitence et du repentir de saints devoirs, pourquoi ne la trouve-t-on pas au premier rang de la procession, pourquoi ne clame-t-elle pas elle aussi par la bouche du pape son peccavi ià la face d’un monde où avouer les fautes - des autres surtout - vaut absolution ? L’« esprit de Vatican II », la rupture qu’il a voulu introduire dans la Tradition devaient pourtant la conduire à une kyrielle d’aveux et de demandes de pardon pour les crimes de l’inquisition, le massacre des Albigeois, les Croisades, la Saint-Barthélemy, l’affaire Galilée, les rigueurs de l’ordre moral et  surtout l’anti-judaïsme annonciateur du coupable silence de Pie XII face à la Shoah. Une meute de journalistes, dont au premier chef le triste Henri Tincq officiant au Monde, curieusement abusée par ses propres désirs et confortée par des informateurs issus, nous révèle Michel De Jaeghere, de la frange bavarde, dite progressiste du clergé, a poursuivi cette repentance générale, aussi imminente selon elle que nécessaire, comme son propre bien, presque son œuvre que le pape était sommé de parfaire. Certains la présentèrent même à leurs lecteurs, par un trucage éhonté digne de la propagandastaffel, comme  chose faite, afin d’obliger l’Eglise à préférer passer aux aveux plutôt que d’avoir à produire de pénibles démentis.

Or, insiste M. De Jaeghere, pour son honneur et à leur grande déception, il n’en fut jamais rien. Certes des épiscopats nationaux, parmi lesquels s’est distingué celui de France proclamant, dans une déclaration scandaleuse faite à Drancy le 30 septembre 1997, la culpabilité de son Eglise dans la déportation des Juifs, ont voulu amener le Souverain Pontife, même au mépris de l’histoire et de la simple vraisemblance, à emprunter avec eux cette grande voie pavée de bonnes intentions au terme de laquelle brillerait un nouveau printemps  (encore un) pour l’Eglise enfin réconciliée avec le monde et purgée de sa légende noire. Jean-Paul II il est vrai, à l’occasion du grand Jubilé de l’an 2000, semble aller dans leur sens en réclamant une grande purification générale de l’Eglise à son entrée dans le troisième millénaire. Mais ce que ne comprennent pas au fond les journalistes qui croient tenir enfin « leur » repentance, et que feignent de ne pas comprendre les prélats « engagés », c’est qu’une telle démarche est impossible au pape si elle accuse l’Eglise en tant que corps mystique et porteuse des promesses du Christ. Elle ne peut pas plus avoir de sens, rappelle ce même pape, à l’égard des fautes commises par les membres pécheurs de ce corps, même si ces fautes sont clairement identifiées et attribuées, comme dans le cas du sac de Byzance par les Croisés. En effet, l’ère de la Nouvelle Alliance  n’est pas celle de l’expiation collectiveii, close par le Sacrifice de la Croix. Elle est celle du repentir personnel des fautes authentiques, ce qui exclut formellement la repentance, néologisme dont le sens global répand une culpabilité indistincte qui ne peut être fondée dans la théologie catholique.

1143211651.jpg Jean-Paul II a-t-il imprudemment engagé l’Eglise visible  sur cette route étroite et glissante où l’attendaient ses adversaires renforcés de ceux qui, en son sein, en veulent à l’infaillibilité ? Et, quoi qu’il en soit, le monde pouvait-il jamais trouver suffisants, à la place d’une confession publique, de simples regrets - les seuls possibles, et limités de plus à des fautes humaines historiquement avérées, qui de plus n’auraient pas été réparées dans la suite des temps? Que ce pape soit finalement sorti vainqueur – M. De Jaeghere nous fait admirer avec quelle finesse - des équivoques et des embûches de la repentance ne résout pas toute la question. Pour sa part, le gouvernement de Benoît XVI semble vouloir tenir fermée l’outre dangereuse et  éloigner de l’Eglise ce mot maléfique dont la fabrication est déjà une insulte à la Miséricorde divine.

Cette « histoire d’une manipulation » tout comme son rigoureux démontage fournissent des exemples marquants de ce que peut l’alliance de la mauvaise foi et de l’ignorance mises au service du « terrorisme intellectuel », selon le titre de Jean Sévillia. Mais la repentance restera profondément comme une entreprise majeure et tout aussi exemplaire de perversion des mots et de leur sens. L’Eglise y a  clairement reconnu le sceau des portes de l’Enfer. Si malgré les périls elle a  pu en triompher, peu importe par quels moyens : cela seul suffit à notre gratitude et à notre confiance.


                                                                                          Antoine Foncin
 
 
Michel De Jaeghere, La repentance, histoire d’une manipulation, Renaissance catholique, 2006, 214 pages, 15 euros.            


jeudi, 28 février 2008

Le Kosovo et les nations

Emission “Ce soir ou jamais” du 27 février 2008.

« La fin des nations » avec Jacques Verges, Alexandre Del Valle, Slobodan Despot, Skender Sherifi, Boudewijn Bouckaert, Alain Dieckhoff et Gabriel Mouesca.

Au coeur du débat la définition - flexible suivant les protagonistes - d'une nation.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

 

 

 

lundi, 25 février 2008

N°25 - Qui a peur du grand méchant mot ?

Par E. Marsala

1269251317.jpgLa dernière conférence de presse de Nicolas Sarkozy, le 8 janvier 2008, a donné lieu, après quelques échanges convenus et ronds de jambe de connivence, à une curieuse passe d’armes engagée par Laurent Joffrin, le patron de Libération, autour d’une question de sémantique politique : « Au fond, est ce que vous n'avez pas instauré une forme de pouvoir personnel, pour ne pas dire une monarchie élective ? »
Le président aurait pu botter en touche, mais il voit rouge, et le voici qui donne dans le sarcasme, entre bonhomie de façade et ironie professorale: « Voilà une question modérée, qui montre que Monsieur Joffrin de Libération est en pleine forme. Bon, il a le droit d'avoir son avis sur la monarchie élective. Mais enfin, monarchie ça veut dire héréditaire. (...)  Monsieur Joffrin, un homme cultivé comme vous, dire une aussi grosse bêtise ? - moi, issu de la monarchie ?

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jeudi, 21 février 2008

Annonce - Travail le dimanche

aeb9136ffd2649899b4810e34234d4bc.jpgA l'instar de la CFTC, défendons le repos dominical et luttons contre la concurrence déloyale des grandes surfaces en signant la pétition.

Communiqué de presse et PETITION de la CFTC 

Chr.Heb. (28) - L'indépendance du Kosovo

9fe00d09170a4f1a57ea72f1aa39a244.jpgLe Kosovo a déclaré son indépendance. Cela peut paraître étrange de la part d'une institution comme l'Union européenne de vouloir reconnaître un nouvel Etat alors que dans le même temps elle s'efforce de voir disparaître ceux qui la constituent. En réalité cette décision est d'une grande logique, il s'agit avant tout d'affaiblir un pays comme la Serbie qui a le tort d'affirmer sa souveraineté et de mépriser l'UE. C'est une manifestation du grand mécanisme européen qui consiste à affaiblir les Etats par en haut et par en bas, en haut en retirant petit à petit tout pouvoir aux gouvernements et en bas en attisant les particularismes régionaux.
Ces manigances font le jeu des Etats-Unis qui récupèrera la mise en contrôlant la défense européenne ce qui lui permet de conserver la maîtrise stratégique de la Méditerranée, donc de son approvisionnement en pétrole, face à une Russie qui reprend petit à petit sa place dominante dans le concert des Nations.
 
Charles Perche 

mercredi, 20 février 2008

Annonce - Emission de radio

dccbe6adf5f730d96af3f1848fd8b427.jpgFrédéric Rouvillois, qui nous a donné plusieurs articles pour la revue, sera invité vendredi prochain à 17h (22 février 2008) sur France culture en qualité de co-auteur du Livre noir de la révolution française.

vendredi, 15 février 2008

Chr.Heb. (27) - Apprendre les morts

874401ab52d5bd798cbd7dd1b0f9ee7e.jpgLe Président a décidé que les élèves de CM2 devraient faire un devoir de mémoire. Les élèves vont devoir apprendre "par coeur" le nom d'une victime juive des camps de concentration nazis. On peut émettre quelques doutes sur l'utilité ou la nécessité de ce procédé. Ne serait-on pas en train de friser le ridicule ? Pourquoi les Juifs ? Sera-ce compris ? Que peut-il se passer dans la tête d'enfants de dix ans face à une telle responsabilité ?

Les Français peuvent légitimement être interloqués par une telle agitation. Cet homme ne sait plus où donner de la tête tiraillé qu'il est entre un probable désir de bien faire, une volonté de remonter dans les sondages ou encore un désir de faire moderne et de casser avec les anciens codes de la fonction. Il y a probablement encore d'autres critères qui guide sa conduite mais il est impossible de le savoir tant elle a été courbe depuis son élection.

 

Charles Perche 

 

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NDLR : Cette article a été quelque peu modifié afin de ne heurter aucune sensibilité fragile. Le sens conservé est exactement le même. 

mercredi, 13 février 2008

N°25 - Retours en Déonie

28e8cff7235d26345132d19fe34d118d.jpg    Michel Déon est probablement le dernier de nos écrivains à avoir su créer un univers romanesque à la fois construit, riche et renouvelé. Il nous paraît malheureusement encore trop souvent victime de vils raccourcis et d’une méconnaissance inique. Pourtant, pour en finir avec les sempiternels clichés sur les hussards, le romancier du bonheur ou l’auteur enfermé dans un courant politique, il suffirait simplement de lire ses livres. A cet égard, les éditions Gallimard éditent son choix personnel d’œuvres dans la collection Quarto. On peut regretter l’absence des Pages grecques ou des Pages françaises. Mais, l’amateur  trouvera avec bonheur des textes de Déon illustrés par des artistes contemporains, comme Jean Cortot ou Julius Baltazar. Ces plaquettes, tirées parfois à seulement trois exemplaires, étaient devenues presque introuvables. Il faut également saluer la qualité des documents et photographies. Le fervent lecteur peut y découvrir le visage de Sheila ou B. de B., dont les transcriptions romanesques parcourent nombre d’ouvrages de Michel Déon.
    Les éditions Flammarion ont également rendu un double  hommage à son génie créatif. La revue littéraire L’Atelier du roman, dans son numéro de septembre 2005, lui livre quelques « exercices d’amitié » de la part d’écrivains ou critiques qui ont reconnu dans ses livres « un canton de [leur] sensibilité » ( Pol Vandromme ). Le directeur de cette revue, Lakis Proguidis, échangea pendant plusieurs années avec Michel Déon une correspondance autour de la création romanesque. Rassemblées dans Guerres et roman, ces lettres sont un libre dialogue esthétique autour du roman, fustigeant concepts et idéologies.
    Inscrits dans leur temps, parfois témoignage du souffle de l’Histoire ( Les  poneys sauvages ),  les livres de Déon restent cependant ceux d’un écrivain désengagé. Les actes du colloque tenu à la Sorbonne le 5 juin 2004 rappellent ce trait essentiel de son œuvre. Loin d’un pédantisme verbeux, des interventions d’une rare qualité permettent de rendre à Michel Déon une place vivante et vraie dans la littérature d’aujourd’hui. Nous retiendrons celle de Jean-Pierre Poussou portant sur « Les paysages dans l’œuvre romanesque de Michel Déon ». Dans cette étude, il cite un superbe passage du premier ( et malheureusement introuvable ) livre de Michel Déon,  Adieux à Sheila, dans lequel sa maîtrise nous semble toute entière - et précocement - contenue : «  Ils partirent le long de la Tamise, à cet instant où elle cesse d’être une embouchure pour devenir un grand fleuve. Au pied de la colline de craie, le fleuve mord, sur la terre, d’une façon indécise. Les baraques de pêcheurs, construites sur pilotis, s’isolent mal du marais. C’est un village incroyable, sans forme, sans ordre, où les roulottes privées de rues alternent avec les grosses baleinières ventrues et lourdes renversées par un coup de marée, dont les familles aussi ingénieuses que pouilleuses, ont fait des logements, perçant des fenêtres et des portes dans la coque. Sur les devantures des bistrots, des noms pour Joseph Conrad. De temps à autre, une montagne de coquillages vides, de carcasses exhale sa puanteur. Les pubs distribuent un whisky frelaté ou une eau-de-vie sirupeuse que l’on boit dans des grands verres à bière. Les joues des vieux pêcheurs s’ornent encore de favoris. Ils marchent pesamment, détachant les pas, bottes de caoutchouc jusqu’aux hanches. »


    Pierre Anclades

Œuvres, Michel Déon, Quarto, Gallimard, 2006.
L’Atelier du roman, n° 43, septembre 2005, Flammarion – Boréal.
Guerres et roman, Michel Déon et Lakis Proguidis, Flammarion, 2005.
Michel Déon, aujourd’hui, sous la direction d’Alain Lanavère, Thierry Laurent et Jean-Pierre Poussou, Presses universitaires de l’université de Paris Sorbonne, 2006.

mardi, 12 février 2008

La France dans l'embarras

6524d791248835de22cd2805411480ab.jpgAyaan Hirsi Ali est menacée de mort dans son pays (Pays-Bas) pour avoir abjuré sa religion, l'Islam. Son pays d'adoption va bientôt supprimer la protection policière dont elle bénéficie, c'est donc vers la France, le pays de Voltaire, qu'elle se tourne. Le problème pour cette dame qui a trop bien lu Voltaire, c'est qu'en France on se réclame de lui mais qu'on ne l'a pas lu.
En France, maintenant, on pense "diversité" et "communautarisme", on aurait donc tendance à vouloir faire en sorte que toutes les cultures cohabitent ensembles. BHL (une sorte de Jacques Verges à l'envers) se veut le porte-parole de cette dame mais il manque d'avaler sa chemise à chaque fois qu'elle dit "l'Islam n'est pas compatible avec la démocratie" au nom de la raison et de son expérience de femme libre. La France, patrie des droits de l'homme, est à bout de souffle, elle a même renié ses mythes fondateurs.

Charles Perche 

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Conférence le mardi 12 février 20h

623519051.jpgDialogue avec Eric Zemmour
 
La conférence a rencontré un vif succès auprès du public. Nous étions un peu plus de deux cents à écouter Eric Zemmour expliquer les grands thèmes de son livre. Son intervention, guidée par les questions de Philippe Mesnard notre rédacteur en chef, a duré une heure, puis s'est ensuivie une séance de questions fort animée. La dédicace a clos la soirée alors que la buvette était la source d'un attroupement joyeux.
 
Ci-dessous le podcast de la soirée. Il est de meilleure qualité que les précédents.
 
 

podcast
 
 
 
 

 
 
Dialogue avec
 

Eric ZEMMOUR



Nous interrogerons Eric ZEMMOUR, que l'on ne présente plus,  sur les thèmes de son roman Petit frère.

L'angélisme anti-raciste, les rapports entre les différentes "communautés"  ou la perte de l'identité seront passés au crible.



L'auteur dédicacera son ouvrage à l'issue de la conférencee.

 

Mardi 12 février à 20h
Salle Pierre Nicole
9 rue Pierre Nicole ou 270 rue Saint-Jacques
75005 PARIS

Entrée libre
RER B Luxembourg, Port-Royal
BUS 21, 27, 38, 81, 82, 83, 84, 85, 91
 
 

Programme à télécharger

dimanche, 10 février 2008

Chr.Heb. (26) - « L’Europe » logomachique

    Le Président Sarkozy vient de parler. Avec des accents triomphaux, il s’est réjoui de la victoire du Traité simplifié. La France « rentre en Europe ». Les Français s’étaient « détournés de l’Europe ». Dans chacune de ses phrases, le mot « Europe » était employé à la place de « Union européenne » ou de « institutions européennes », comme s’il s’agissait d’une équivalence certaine. La vérité, c’est que l’opinion française et hollandaise éprouvaient un certain malaise vis-à-vis de l’Union européenne. La propagande officielle, dont le Président est un ressort, impose l’idée qu’appartenir géographiquement à l’Europe, c’est approuver les institutions européennes. Elle nous fait croire que le pouvoir d’action de la France réside dans la camisole « européenne » - la majorité qualifiée, on le sait, est largement étendue par le Traité simplifié.
4c35df5bd981d18f9bc0ac26f3ecb55d.jpg     Contre tous les optimismes – même nationalistes et patriotiques –, il faut répéter une fois encore que la construction européenne, dans son incessante prolifération, témoigne de la perte de puissance française. Que si la France avait été plus forte, si elle avait eu davantage confiance en elle-même, elle ne se serait pas laissée duper par une classe politique française et supranationale qui a trouvé des arguments pour monter son « machin » institutionnel. Croit-on que la France sera plus forte en affaiblissant sa position au sein de ce monstre administratif ? qu’elle pourrait prendre des initiatives distinctes de celles de ses partenaires si cela lui plaît ? croit-on qu’il ne s’agisse, avec le Traité simplifié, que de satisfaire une attente sociale que les technocrates aurait négligée ? La France qui n’a pas été relancée à l’intérieur de ses frontières ne le sera pas du dehors. Quels que soient les règlements et les lois, quelle que soit la naïveté ou la bonne foi des Français eux-mêmes. Ceux-ci sont malades de leur volonté ; il faut le leur dire. Cela est impossible en démocratie. La démocratie leur dit qu’ils ont toujours raison, même lorsque leur volonté leur dicte de renoncer à leur pays, à leur vouloir-être ensemble. Ils gémissent parce qu’ils ne voient plus d’avenir à leur pays – et en effet, le « toujours plus d’Europe » ne permet pas « davantage de France ou de francité », c’est un but que le Président Sarkozy semble avoir oublié.
    Heureusement, les cultures, les langues, les mentalités sont là. Les Français, même à l’heure d’Internet et de la ‘mondialisation’, ne sont pas des Allemands, et les Portugais ne sont point des Anglais. Qu’ils se disent tous « européens » ne veut presque rien dire. Qu’on les appelle « Européens » comme d’autres gonflent des baudruches, ne fera qu’ajouter une mention dans les annales du rire. Il faut « faire l’Europe », martèle le Président de la république peu française. Comme si rien n’avait été fait depuis 1950 ! Mais en démocratie, il faut donner des hallucinations ou des jouets aux peuples pour les discipliner et endormir leur conscience critique. Il faut « faire l’Europe », car sinon, quel but présenter aux citoyens ? Quel mythe pourrait encore animer leur citoyenneté, surtout après les guerres monstrueuses du siècle passé ? « L’Europe » - comme ils disent – est une utopie indéfinie, dite pacifique, une sortie permanente de l’histoire, une espèce de jouet sexuel pour ceux qui veulent « faire l’Europe » comme il est dit de « faire l’amour ». L’ennui, c’est que derrière ce mythe, cette utopie, cette baudruche, il y a un vide humain absolument béant. Un vide anthropologique et culturel, un vide spirituel et moral – celui du mensonge -, un néant du sentiment humain, quand l’homme a besoin de se reconnaître dans un espace et un temps pour affronter sa misère et pour se défendre contre l’adversité. « L’Europe » est ce fléau des temps modernes, machine à faire vouloir, qui vide les nations de leur volonté propre, nie les réalités sensibles au profit de la seule oligarchie – ou ploutocratie, comme on voudra.
 
Antoine Clapas
 

vendredi, 08 février 2008

La liste de la trahison

Honneur aux parlementaires qui n'ont pas trahi.

MM. Patrick Labaune, Franck Marlin et Jacques Myard, Mme Sylvie Andrieux, MM. Jean Paul Bacquet, Jean Pierre Balligand, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Christian Bataille, Christophe Bouillon, François Brottes, Thierry Carcenac, Laurent Cathala, Bernard Cazeneuve, Jean Paul Chanteguet, Alain Claeys, Jean Michel Clément, Gilles Cocquempot, Pierre Cohen, Pascal Deguilhem, Marc Dolez, Jean Pierre Dufau, William Dumas, Jean Louis Dumont, Mme Laurence Dumont, MM. Jean Paul Dupré, Philippe Duron, Olivier Dussopt, Christian Eckert, Henri Emmanuelli, Laurent Fabius, Albert Facon, Mme Martine Faure, MM. Hervé Féron, Pierre Forgues, Mme Valérie Fourneyron, MM. Michel Françaix, Jean Claude Fruteau, Mme Geneviève Gaillard, MM. Daniel Goldberg, David Habib, Mme Sandrine Hurel, MM. Christian Hutin, Jean Louis Idiart, Mme Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Serge Janquin, Régis Juanico, Jean Pierre Kucheida, Mme Conchita Lacuey, MM. Jérôme Lambert, Jean Launay, Patrick Lebreton, Gilbert Le Bris, Mme Catherine Lemorton, MM. Jean Claude Leroy, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Mme Martine Lignières Cassou, MM. François Loncle, Jean Mallot, Mme Marie Lou Marcel, M. Philippe Martin, Mmes Martine Martinel, Frédérique Massat, MM. Gilbert Mathon, Didier Mathus, Kléber Mesquida, Jean Michel, Didier Migaud, Arnaud de Montebourg, Philippe Nauche, Henri Nayrou, Alain Néri, Michel Pajon, Christian Paul, Germinal Peiro, Jean Luc Pérat, Jean Claude Perez, Mme Catherine Quéré, M. Simon Renucci, Mmes Marie Line Reynaud, Chantal Robin Rodrigo, M. Patrick Roy, Mme Odile Saugues, M. Christophe Sirugue, Mme Christiane Taubira, MM. Pascal Terrasse, Jacques Valax, Michel Vauzelle, Michel Vergnier, Alain Vidalies, Jean Michel Villaumé, Mme Marie Hélène Amiable, M. François Asensi, Mmes Huguette Bello, Martine Billard, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean Pierre Brard, Mme Marie George Buffet, MM. Jean Jacques Candelier, André Chassaigne, Jacques Desallangre, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André Gerin, Pierre Gosnat, Maxime Gremetz, Jean Paul Lecoq, Alfred Marie Jeanne, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean Claude Sandrier, Michel Vaxès, MM. Philippe Folliot,  Jean Christophe Lagarde, Mme Véronique Besse, MM. Nicolas Dupont Aignan, Jean Lassalle et François Xavier Villain, MM. André Lardeux, Roland du Luart, Mme Lucette Michaux Chevry et M. Charles Pasqua, MM. Bernard Angels, David Assouline, Mmes Maryse Bergé Lavigne, Alima Boumediene Thiery, MM. Jean Louis Carrère, Michel Charasse, Pierre Yves Collombat, Roland Courteau, Jean Desessard, Michel Dreyfus Schmidt, Mme Josette Durrieu, MM. Charles Gautier, Jean Pierre Godefroy, Claude Haut, Mmes Annie Jarraud Vergnolle, Bariza Khiari, MM. André Lejeune, Alain Le Vern, Jean Pierre Masseret, Marc Massion, Jean Luc Mélenchon, Jean Pierre Michel, Michel Moreigne, Daniel Percheron, Marcel Rainaud, Gérard Roujas, Claude Saunier, Jean Marc Todeschini, Robert Tropeano et André Vantomme, Mme Eliane Assassi, M. François Autain, Mme Marie France Beaufils, MM. Pierre Biarnès, Michel Billout, Mme Nicole Borvo Cohen Seat, MM. Robert Bret, Jean Claude Danglot, Mmes Annie David, Michelle Demessine, Evelyne Didier, MM. Guy Fischer, Thierry Foucaud, Mmes Brigitte Gonthier Maurin, Gélita Hoarau, MM. Robert Hue, Gérard Le Cam, Mme Josiane Mathon Poinat, MM. Jack Ralite, Ivan Renar, Odette Terrade, Bernard Vera et Jean François Voguet, M. Bernard Seillier, MM. Philippe Darniche et Bruno Retailleau

 

 

Honte aux traîtres. 

Abstention et non-votant

MM. Philippe Meunier et Jean Frédéric Poisson, Mme Patricia Adam, M. Jean Marc Ayrault, Mmes Delphine Batho, Chantal Berthelot, M. Jean Louis Bianco, Mme Gisèle Biémouret, MM. Serge Blisko, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Maxime Bono, Jean Michel Boucheron, Mmes Marie Odile Bouillé, Monique Boulestin, M. Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. Alain Cacheux, Jérôme Cahuzac, Jean Christophe Cambadélis, Mme Martine Carrillon Couvreur, MM. Guy Chambefort, Gérard Charasse, Mmes Marie Françoise Clergeau, Catherine Coutelle, Pascale Crozon, M. Frédéric Cuvillier, Mme Claude Darciaux, M. Michel Debet, Mme Michèle Delaunay, MM. Guy Delcourt, Michel Delebarre, Bernard Derosier, Michel Destot, René Dosière, Julien Dray, Tony Dreyfus, Yves Durand, Mmes Odette Duriez, Corinne Erhel, Aurélie Filippetti, Geneviève Fioraso, MM. Jean Louis Gagnaire, Guillaume Garot, Jean Gaubert, Mme Catherine Génisson, MM. Jean Patrick Gille, Joël Giraud, Gaëtan Gorce, Mme Pascale Got, MM. Marc Goua, Jean Grellier, Mmes Elisabeth Guigou, Danièle Hoffman Rispal, M. François Hollande, Mme Monique Iborra, MM. Eric Jalton, Henri Jibrayel, Mme Marietta Karamanli, MM. François Lamy, Jean Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Jean Yves Le Déaut, Jean Marie Le Guen, Mme Annick Le Loch, MM. Bruno Le Roux, Bernard Lesterlin, Louis Joseph Manscour, Mme Jacqueline Maquet, M. Jean René Marsac, Mme Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Pierre Moscovici, MM. Lionnel Luca, Pierre Alain Muet, Mmes Marie Renée Oget, Françoise Olivier Coupeau, George Pau Langevin, Marie Françoise Pérol Dumont, Martine Pinville, MM. Philippe Plisson, François Pupponi, Jean Jack Queyranne, Dominique Raimbourg, Alain Rodet, Marcel Rogemont, René Rouquet, Alain Rousset, Michel Sainte Marie, Michel Sapin, Mme Marisol Touraine, MM. Jean Louis Touraine, Jean Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, Mme Françoise Vallet, André Vallini, Philippe Vuilque, MM. Yves Cochet, Noël Mamère, François de Rugy, MM. Philippe Marini et Jacques Peyrat, Mmes Jacqueline Alquier, Michèle André, MM. Bertrand Auban, Jean Pierre Bel, Mme Marie Christine Blandin, MM. Yannick Bodin, Didier Boulaud, Mme Yolande Boyer, M. Jean Pierre Caffet, Mme Claire Lise Campion, MM. Bernard Cazeau, Gérard Collomb, Yves Dauge, Jean Pierre Demerliat, Mme Christiane Demontès, MM. Claude Domeizel, Bernard Dussaut, Jean Claude Frécon, Bernard Frimat, Jacques Gillot, Jean Noël Guérini, Yves Krattinger, Philippe Labeyrie, Serge Lagauche, Serge Larcher, Louis Le Pensec, Mme Raymonde Le Texier, MM. Claude Lise, Roger Madec, Philippe Madrelle, Jacques Mahéas, François Marc, Pierre Mauroy, Louis Mermaz, Jacques Muller, Jean Marc Pastor, Jean Claude Peyronnet, Jean François Picheral, Mme Gisèle Printz, MM. Daniel Reiner, Thierry Repentin, Roland Ries, Mme Michèle San Vicente Baudrin, MM. Michel Sergent, Jacques Siffre, René Pierre Signé, Simon Sutour, Michel Teston et Mme Dominique Voynet, M. Jean Louis Masson, MM. Bernard Accoyer(Président du Congrès), Pierre Bédier, Yves Censi, Mme Gabrielle Louis Carabin, MM. Didier Robert, Joël Sarlot, Jean Glavany, Patrick Lemasle, Bernard Roman, MM. Bernard Fournier, Henri Revol et Henri de Richemont, Mme Odette Herviaux et M. Paul Raoult
 

Vote pour

8247cb6cc2d529cb1e359ee0422a65e6.jpgMM. Élie Aboud, Manuel Aeschlimann, Yves Albarello, Alfred Almont, Mme Nicole Ameline, MM. Jean Paul Anciaux, Benoist Apparu, Jean Auclair, Mme Martine Aurillac, MM. Pierre Christophe Baguet, Patrick Balkany, Jean Bardet, Mme Brigitte Barèges, M. François Baroin, Mme Sylvia Bassot, MM. Patrick Beaudouin, Jean Claude Beaulieu, Jacques Alain Bénisti, Jean Louis Bernard, Marc Bernier, Jean Yves Besselat, Gabriel Biancheri, Jérôme Bignon, Jean Marie Binetruy, Claude Birraux, Etienne Blanc, Emile Blessig, Roland Blum, Claude Bodin, Philippe Boennec, Marcel Bonnot, Jean Yves Bony, Jean Claude Bouchet, Gilles Bourdouleix, Mme Chantal Bourragué, MM. Loïc Bouvard, Michel Bouvard, Mmes Valérie Boyer, Françoise Branget, MM. Xavier Breton, Philippe Briand, Bernard Brochand, Mme Chantal Brunel, MM. Michel Buillard, Yves Bur, Dominique Caillaud, Patrice Calméjane, François Calvet, Bernard Carayon, Pierre Cardo, Olivier Carré, Gilles Carrez, Mme Joëlle Ceccaldi Raynaud, MM. Hervé de Charette, Jean Paul Charié, Jérôme Chartier, Gérard Cherpion, Jean François Chossy, Jean Louis Christ, Dino Cinieri, Eric Ciotti, Pascal Clément, Philippe Cochet, Georges Colombier, Mme Geneviève Colot, MM. Jean François Copé, François Cornut Gentille, Louis Cosyns, René Couanau, Edouard Courtial, Jean Yves Cousin, Alain Cousin, Jean Michel Couve, Henri Cuq, Mme Marie Christine Dalloz, MM. Olivier Dassault, Marc Philippe Daubresse, Bernard Debré, Jean Pierre Decool, Bernard Deflesselles, Lucien Degauchy, Rémi Delatte, Richard Dell'Agnola, Mme Sophie Delong, MM. Jean Marie Demange, Yves Deniaud, Bernard Depierre, Vincent Descoeur, Patrick Devedjian, Nicolas Dhuicq, Eric Diard, Michel Diefenbacher, Jacques Domergue, Jean Pierre Door, Dominique Dord, Jean Pierre Dupont, Renaud Dutreil, Mme Marie Hélène des Esgaulx, MM. Gilles d' Ettore, Daniel Fasquelle, Yannick Favennec, Georges Fenech, Jean Michel Ferrand, Alain Ferry, Daniel Fidelin, André Flajolet, Jean Claude Flory, Nicolas Forissier, Mme Marie Louise Fort, MM. Jean Michel Fourgous, Marc Francina, Mme Arlette Franco, MM. Pierre Frogier, Yves Fromion, Mme Cécile Gallez, MM. Sauveur Gandolfi Scheit, Jean Paul Garraud, Daniel Garrigue, Claude Gatignol, Gérard Gaudron, Jean Jacques Gaultier, Hervé Gaymard, Guy Geoffroy, Bernard Gérard, Alain Gest, Franck Gilard, Georges Ginesta, Charles Ange Ginesy, Jean Pierre Giran, Louis Giscard d'Estaing, Claude Goasguen, François Michel Gonnot, Didier Gonzales, Philippe Gosselin, Philippe Goujon, François Goulard, Michel Grall, Jean Pierre Grand, Mme Claude Greff, MM. Jean Grenet, François Grosdidier, Jacques Grosperrin, Mme Arlette Grosskost, M. Serge Grouard, Mme Pascale Gruny, M. Louis Guédon, Mme Françoise Guégot, MM. Jean Claude Guibal, Jean Jacques Guillet, Christophe Guilloteau, Gérard Hamel, Michel Havard, Michel Heinrich, Laurent Hénart, Michel Herbillon, Antoine Herth, Mme Françoise Hostalier, MM. Philippe Houillon, Guénhaël Huet, Sébastien Huyghe, Mme Jacqueline Irles, MM. Christian Jacob, Denis Jacquat, Paul Jeanneteau, Yves Jego, Mme Maryse Joissains Masini, MM. Marc Joulaud, Alain Joyandet, Didier Julia, Christian Kert, Jacques Kossowski, Mme Fabienne Labrette Ménager, MM. Marc Laffineur, Jacques Lamblin, Jean François Lamour, Mmes Marguerite Lamour, Laure de La Raudière, MM. Pierre Lasbordes, Charles de La Verpillière, Thierry Lazaro, Robert Lecou, Frédéric Lefebvre, Jean Marc Lefranc, Marc Le Fur, Jacques Le Guen, Michel Lejeune, Pierre Lellouche, Bruno Le Maire, Dominique Le Mèner, Jacques Le Nay, Jean Claude Lenoir, Jean Louis Léonard, Jean Leonetti, Pierre Lequiller, Céleste Lett, Mme Geneviève Levy, MM. Michel Lezeau, François Loos, Gérard Lorgeoux, Daniel Mach, Guy Malherbe, Richard Mallié, Jean François Mancel, Alain Marc, Jean Pierre Marcon, Thierry Mariani, Mme Christine Marin, M. Hervé Mariton, Mme Muriel Marland Militello, MM. Jean Marsaudon, Philippe Armand Martin, Mme Henriette Martinez, MM. Patrice Martin Lalande, Alain Marty, Jacques Masdeu Arus, Jean Claude Mathis, Jean Philippe Maurer, Pierre Méhaignerie, Christian Ménard, Damien Meslot, Jean Claude Mignon, Mme Marie Anne Montchamp, M. Pierre Morange, Mme Nadine Morano, MM. Pierre Morel A L'Huissier, Jean Marie Morisset, Georges Mothron, Etienne Mourrut, Alain Moyne Bressand, Renaud Muselier, Jean Marc Nesme, Jean Pierre Nicolas, Yves Nicolin, Patrick Ollier, Mme Françoise de Panafieu, MM. Bertrand Pancher, Yanick Paternotte, Christian Patria, Mme Béatrice Pavy, MM. Jacques Pélissard, Dominique Perben, Bernard Perrut, Etienne Pinte, Michel Piron, Henri Plagnol, Serge Poignant, Mme Bérengère Poletti, M. Axel Poniatowski, Mme Josette Pons, MM. Daniel Poulou, Christophe Priou, Jean Proriol, Didier Quentin, Michel Raison, Eric Raoult, Frédéric Reiss, Jean Luc Reitzer, Jacques Remiller, Bernard Reynès, Franck Reynier, Franck Riester, Jean Roatta, Camille de Rocca Serra, Mme Marie Josée Roig, M. Jean Marie Rolland, Mme Valérie Rosso Debord, MM. Jean Marc Roubaud, Max Roustan, Martial Saddier, Francis Saint Léger, Bruno Sandras, François Scellier, André Schneider, Jean Pierre Schosteck, Jean Marie Sermier, Jean Pierre Soisson, Michel Sordi, Daniel Spagnou, Eric Straumann, Alain Suguenot, Mme Michèle Tabarot, MM. Lionel Tardy, Jean Charles Taugourdeau, Guy Teissier, Michel Terrot, Jean Claude Thomas, Dominique Tian, Jean Tiberi, Alfred Trassy Paillogues, Georges Tron, Jean Ueberschlag, Yves Vandewalle, Christian Vanneste, François Vannson, Mmes Isabelle Vasseur, Catherine Vautrin, MM. Patrice Verchère, Jean Sébastien Vialatte, René Paul Victoria, Philippe Vitel, Michel Voisin, Gérard Voisin, Jean Luc Warsmann, André Wojciechowski, Gaël Yanno, Mme Marie Jo Zimmermann, M. Michel Zumkeller, MM. Dominique Baert, Christophe Caresche, Paul Giacobbi, Mme Annick Girardin, MM. Armand Jung, Jack Lang, Michel Lefait, Mme Annick Lepetit, MM. 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mercredi, 06 février 2008

Tribune du Prince - L’Europe mérite la Vérité

2062d6d70960454547c836b700543c57.jpgL’Europe qui nous est proposée correspond-elle aux vœux des Français et des peuples européens ? Répond-elle, dans son projet, aux aspirations d’une jeunesse en quête de sens ? J’ai beaucoup voyagé, depuis dix ans, en France comme en Europe. Pas comme un homme politique qui brigue un mandat, mais comme un citoyen attentif à la vie de ses compatriotes et soucieux du destin de la France et de ce continent. J’ai pris le temps d’écouter et je sais – parce que nous en avons parlé ensemble – que beaucoup de Français ne comprennent pas où l’on veut les conduire. Cette incompréhension crée de l’inquiétude dans le pays et du désarroi dans la jeunesse. La France ne s’ennuie pas, elle s’inquiète.

Les Français ont tenté de le dire, quand on le leur a permis. En 2005, ils ont refusé, par référendum, le traité constitutionnel qui leur était soumis. Cette fois, ils ne pourront pas se prononcer sur un texte qui reprend pourtant l’essentiel des dispositions qu’ils avaient rejetées. Le traité de Lisbonne prévoit la désignation d’un président de l’Union européenne et celle d’un vice-président chargé des Affaires étrangères. Il étend les compétences de l’Union dans de nombreux domaines, au détriment de celles des États. Il assure la prééminence du droit européen sur les droits des pays. Il confirme l’extension de la règle de la majorité qualifiée. On nous présente un projet politique qui se résume à de l’ingénierie administrative. Même si les références à l’hymne et au drapeau européens ont été gommées dans cette nouvelle version, et bien que le mot n’y figure plus, il s’agit pourtant d’une Constitution, qui s’appliquera au peuple français sans qu’on l’ait consulté – comme souvent, s’agissant de l’Europe. Mais comment rendre espoir aux Français si l’on se défie d’eux ? Comment rendre à la France son rang dans le monde si l’on contraint sa souveraineté par un traité tatillon ? Comment rendre confiance aux jeunes Européens si l’on bâtit une Europe sans âme, dans le mépris de son patrimoine spirituel ?

J’ai 42 ans. J’en avais 13 quand Jean-Paul II est devenu pape. J’appartiens à la génération de ces jeunes qui ont vécu au rythme de ce pape des temps modernes. Nous l’avons vu précipiter la chute de l’Union soviétique, par la force de ses paroles et de son action. Cet empire, que l’on croyait inébranlable, était construit sur une utopie. La bureaucratie qui le gouvernait méprisait les exigences humaines et spirituelles. Elle promettait aux hommes un bonheur matériel qui ne remplacera jamais leurs aspirations profondes. Elle les contraignait à l’adoration d’idoles, qu’ils ont déboulonnées dès qu’ils l’ont pu. L’Union soviétique était fondée sur un mensonge, au moins par omission des racines culturelles des peuples qu’elle a voulu soumettre à ses lois.

Parce que je suis attaché à l’Europe, comme la majorité des jeunes et des gens de ma génération, je souhaite qu’elle soit préservée de cette périlleuse présomption. L’Union ignore trop souvent la culture et les richesses des pays qu’elle veut rassembler. Bien qu’elle ne soit responsable devant personne, la Cour de justice impose aux États sa jurisprudence. Le droit européen consacre le pouvoir d’une technocratie qui veut régler la vie des peuples dans ses moindres détails. Or, le pape actuel, Benoît XVI, l’a rappelé l’an dernier avec force : « On ne peut pas penser construire une vraie maison commune en négligeant l’identité propre des peuples de notre continent ». Et cette identité est « constituée de valeurs que le christianisme a aidé à forger ».

Cette évidence historique n’a pas convaincu les rédacteurs de la charte des droits fondamentaux, annexée au traité. Nulle référence, dans ce texte, aux racines chrétiennes de notre Europe, bien que l’Union se dise « consciente de son patrimoine spirituel et moral » : la formule est assez vague pour autoriser toutes les interprétations. Il suffit, d’ailleurs, de la lire pour le comprendre : l’inspiration de cette charte est foncièrement individualiste. Elle dissout les solidarités et les communautés naturelles, comme le traité soumis au Parlement français dissout les nations européennes. Croit-on vraiment que ce soit ce que souhaitent les jeunes Européens ? Si nous voulons qu’elle résiste aux tempêtes, il nous faudra fonder l’Europe sur quelque chose de plus solide. Non sur l’utopie, mais sur la Vérité.
 
 
Par Jean d’Orléans, Duc de Vendôme
 

mardi, 05 février 2008

Plus c'est gros plus ça passe

Allons sur Internet puisque même le journal Le Figaro ne souffle mot du vote de trahison d'hier en une. 

Extraits du figaro.fr :

L'issue de ce référendum «fut le choix des Français, et ce choix devait être respecté», a insisté Fillon.

Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée, a vu dans le traité de Lisbonne l'occasion de «réconcilier la France du oui et la France du non».

Au nom des députés PS, Pierre Moscovici a affirmé que «la majorité des socialistes soutenait ce traité, mais ils ont choisi de s'abstenir pour exprimer leur désaccord avec le refus du président de la République de recourir au référendum».

Fillon se moque des Français. Pour lui respecter leur vote de mai 2005 c'est voter l'inverse. Copé, qui prétendait dénoncer la langue de bois dans un récent livre, prouve bien que sa langue est de bois mais pas seulement. Quant à Moscovici, il doit être tout simplement médicalement bête ou simple d'esprit, car s'il voulait un référendum il fallait voter non au congrès et ne pas s'abstenir.

Voilà par qui nous sommes, nous avons été ou nous serons gouvernés.

 

Charles Perche 

 

lundi, 04 février 2008

Critique - Sang neuf

1965d05b6f56c6173f715b0365fb9983.jpgGrâce à la mise en place rapide d’une nouvelle équipe rédactionnelle, L’Action Française 2000 sort des marais. Pari difficile au demeurant mais tenu avec les deux derniers numéros, qui ont permit de découvrir une demi-nouvelle formule dont on attend avec grande impatience tous les développements.
Désormais la vieille maison étale un potentiel riche, regroupant les brebis dispersées de ces 20 dernières années - François Roberday (le retour du fils prodigue), JCB, Hector Nissac (connu de nos lecteurs), Arnaud Naudin - et s’adjoignant quelques nouvelles signatures ambitieuses (Marsay notamment qui relance le billet “La Politique” autrefois tenu par Boutang à la suite de Maurras…) et bien d’autres encore.
Un rubricage bien repensé pour une formule plus offensive qui assume largement l’histoire du journal (rubriques “La nation française”, “Aspects de la France”, “La Politique”) et annonce bien les ambitions et l’ancrage de la nouvelle équipe.
Pari audacieux que de reprendre ce titre mais qui, dans le paysage si pauvre de la presse de droite en France, peut rapidement tirer son épingle du jeu, pourvu qu’il soit soutenu. Alors, descendez de suite chez votre kiosquier : www.trouverlapresse.com

DF

Chr.Heb. (25) - La trahison

d4e092c9018b7d0a3c318593230086b4.jpgAujourd'hui la Constitution de la République française sera une nouvelle fois modifiée par les parlementaires. Cette fois ce sera pour permettre l'adoption du traité de Lisbonne. En somme les députés et les sénateurs vont voter pour que le texte qui régit les droits à l'intérieur de notre territoire soit supplanté par un texte supra-national (le traité européen). Ce n'est rien d'autre qu'une trahison, demandée explicitement par le chef de l'Etat dont la principale mission pourtant est d'être garant des institutions.

Ces parlementaires valent encore moins que ceux qui avaient voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain en juillet 1940, car ceux-là, à leur décharge, devaient faire face à une situation catastrophique. Aujourd'hui rien n'oblige à abandonner notre souveraineté à des commissions internationales.
Tout cela est proprement écoeurant, mais hélas sans surprise. Les noms des traîtres seront bientôt sur ce site, mais aussi ceux des quelques justes. Il nous reste à relire l'appel d'Anne-Marie Le Pourhiet.

 

Sitemestre des Epées

 

dimanche, 27 janvier 2008

Chr.Heb. (24) - Les Attila de la finance

99f53ea6f281c8a9201eb10aebda60b2.jpgLa finance est en deuil ces derniers temps. Mais que l'on se rassure, ce n'est que passager... En 2006 les transactions financières dans le monde représentaient 80 fois le total des échanges commerciaux. Une situation totalement ubuesque, la spéculation étant devenue l'industrie la plus importante de la planète alors que l'argent, dans un système capitaliste traditionnel, devrait être au service des autres industries. Les spécialistes étaient d'ailleurs là pour rappeler cyniquement, une fois la crise déclarée, qu'une action ne fait que valoriser l'activité d'une entreprise. On rappelle les fondamentaux aux petits porteurs afin qu'ils ne retirent pas leurs économies des places boursières au moment où les orgies de bénéfice des gros spéculateurs sont momentanément suspendues.
Quasi simultanément on apprend que la Société Générale a perdu 5 milliards d'euros à cause d'un seul employé et ne fera donc que 800 millions d'euros de bénéfice sur l'année, ce qui justifie qu'elle fasse payer les chèques et les retraits par carte bancaire...
Et Jacques Attali rend un rapport pour relancer la croissance, rapport qui reprend toutes les vieilles recettes du libéralisme, du capitalisme international ou du village mondial.

 

Charles Perche

 

jeudi, 24 janvier 2008

Conférence le jeudi 24 janvier 20h

623519051.jpgLe Livre Noir de la Révolution française
 
La conférence a réuni 200 personnes autour de Stéphane Courtois et Renaud Escande.
Voici une photo de l'assistance suivi de l'enregistrement audio.
 
 
ed5ed017fd8ceab3f39a4fbb8c96c906.jpg
 
 

podcast
 
On écoutera aussi avec intérêt l'entretien avec Renaud Escande sur Canal Académie:

podcast

 
 
 
 
Le LIVRE NOIR
 
 
de la Révolution
 
 
française
 
 
455392882.jpgDes exemplaires
de ce magnifique ouvrage collectif
seront en vente
en avant première !
 7 jours avant la sortie officielle !
 
 
 
 
Avec

Renaud Escande
Renaud Escande est Dominicain et éditeur aux éditions du Cerf. Il a dirigé le Livre noir de la révolution françaiseauquel ont notamment participé Pierre Chaunu, Jean Tulard, Emmanuel Leroy-Ladurie, Jean Sévillia, Jean-Christian Petitfils... 

Stéphane Courtois
Stéphane Courtois est professeur à l'Instituy Catholique d'Etudes Supérieures et spécialiste de l'histoire du communisme. Il a écrit et dirigé plusieurs ouvrages dont le Livre noir du communisme (1997) et le Dictionnaire du communisme (2007). 
 
Conférence animée par 
Antoine Foncin
Professeur, rédacteur à la revue Les Epées.
 
 
 
Jeudi 24 janvier à 20h
Salle Pierre Nicole
9 rue Pierre Nicole ou 270 rue Saint-Jacques
75005 PARIS

Entrée libre
RER B Luxembourg, Port-Royal
BUS 21, 27, 38, 81, 82, 83, 84, 85, 91

 

 
 

La révolution française a désormais son livre noir. C'est historique. Historique aussi la contribution de Stéphane Courtois, qui avait coordonné un autre livre noir, celui du communisme. Coïncidence, filiation ? La révolution est un bloc...

 

 

samedi, 19 janvier 2008

Critique - Hitchcock en guerre

A la fin du mois de mars 1939, Alfred Hitchcock et sa famille s'installèrent à Los Angeles. Cinéaste reconnu depuis Les trente-neufs marches et Jeune et innocent, il pourra disposer des largesses financières de l'industrie hollywoodienne. En marge des films commandés par Selznick, son sentiment patriotique le conduit en 1940 à  réaliser Correspondant 17. Ce vigoureux plaidoyer pour l'entrée en guerre des États-Unis s'accompagne en 1942 de Cinquième colonne. Reprenant le thème de l'innocent accusé à tort, Hitchcock tourne ici une course-poursuite à travers le territoire américain  afin de contrer une organisation pro-nazie.
a0b813b438ceedfb620c7112614b03a0.jpg La réalisation de trois films de propagande lui est également confiée.  Aventure malgache et Bon voyage restent deux courts-métrages de bien médiocre qualité. Sorti également en 1944, Lifeboat est, au contraire, un chef d'oeuvre méconnu. Ce film a pour cadre un canot de sauvetage après le torpillage d'un navire par un sous-marin allemand. Huis-clos entre neuf personnages très différents, le scénario est inspiré par John Steinbeck. Ce dernier n'a pas attendu la parution des Bienveillantes pour dépeindre un nazi érudit et déterminé. La tension psychologique du film tiendra dans l'opposition entre l'Allemand, qui prend le contrôle du bateau, et ses compagnons d'infortune. Le mauvais accueil de la critique, toujours prompte à suspecter une oeuvre ambiguë, explique certainement l'oubli dans lequel est tombé Lifeboat.


Pierre Anclades

 

Lifeboat, coffret de deux DVD ( film, entretien avec Hitchcock et « making-of » ) aux éditions Fox Pathé Europa, 26 euros.

 

 

vendredi, 18 janvier 2008

Chr.Heb. (23) - Un éléphant ça trompe énormement

eab97a44d44b06ea4dabefe4c4119815.jpgHier les députés ont adopté le projet de loi constitutionnel relatif au traité européen en vue de cette ratification. Sans surprise le texte a été adopté grâce aux voix de la majorité qui, comme toujours, votent comme un seul homme selon le bon plaisir du pouvoir exécutif, en l'occurence cette fois-ci le président de la République qui par ce biais trahi à la fois son pays et ses électeurs amadoués par ses thèmes nationaux lors de la campagne. Rien de surprenant finalement à ce petit manège de la part du fils spirituel de Chirac.
L'honneur aurait pu être sauvé par une opposition qui dispose d'un nombre suffisant de voix au Parlement pour faire échouer l'adoption du traité européen par voie parlementaire. Mais les éléphants du parti socialiste ont préféré appeler à l'abstention pour, disent-ils, respecter leur engagement de procéder par référendum. Ils prennent vraiment les gens pour des imbéciles ! S'ils s'abstiennent il n'y aura pas de référendum car l'abstention n'est pas comptabilisée au Parlement. De là à en déduire que leur envie de voir un traité favorisant encore plus le non-respect de la voix des Français est supérieur à leur souci de respecter le vote de 2005 par référendum, il n'y a qu'un pas.

  

Sitemestre de Epées 

samedi, 12 janvier 2008

Les petits plats dans les grands

Voici une nouvelle rubrique, qui se veut humoristique, que vous trouverez de temps en temps sur ce site. Elle sera en quelque sorte la petite cousine de la rubrique "Vue de droite" que l'on peut lire dans la revue.
Une tendance un brin réactionnaire et une pincée de mauvaise foi.



Nous attendions tous cette grande nouvelle. Une décision d'une portée considérable, que seul le chef de l'Etat pouvait prendre. C'est une chance que depuis une vingtaine d'années bientôt les gouvernants se soient recentrés sur ces grandes décisions et aient laissé aux organismes supra-nationaux les décisions de moindre portée, c'est à dire les décisions que l'on nommait autrefois régaliennes. Aujourd'hui, bien heureusement, l'Union européenne pourvoit à toutes ces décisions qui menaçaient de faire de nous un pays égoïste capable de mener des politiques d'indépendance dangereuses pour nos voisins. Cette période est enfin révolu et l'on peut se recentrer sur des questions plus cruciales que je résumerai en "bien-être dans son quotidien". Ces questions vont de la qualité de l'eau à la qualité de l'air en passant par la qualité de la viande, sans parler bien sûr des valeurs que l'on résumera par les "questions sociétales".
868d907df9f68543092301536eb0a712.jpg Ainsi donc la question cruciale que nous attendions concernait le moratoire sur les OGM. Quand je pense que ce fasciste de de Gaulle aurait laissé traiter cette question par un sous-secrétaire d'Etat, je suis bien content que nous ayons élu un président qui s'occupe enfin des problèmes des Français, ceux qui les touchent dans la vie quotidienne.

Une question me taraude pourtant, les OGM permettent aux végétaux une certaine "mixité", un échange culturelle par l'intermédiaire de la génétique, enquelque sorte une végétation "multiculturelle". Dois-je en déduire que, dans une logique scientiste voire marxiste qui devarit transplanter les découvertes de la science à "l'humain", les opposants aux OGM sont de pures réactionnaires ? 

 

Charles Perche 

mardi, 08 janvier 2008

Chr.Heb. (22) - Sarkozy s'assoit sur les bans ?

7e4baef4a4cb36bfabdbb01662cef511.jpgA propos de son probable futur mariage, le président de la République a précisé que la presse ne l'apprendrait sans doute que "quand ce sera déjà fait". Quelques enseignements sont à tirer de cette phrase.
- Que la presse d'investigation française est devenue tellement nulle qu'elle n'est plus capable de lire les bans affichés devant la mairie de Neuilly. En disant cela Sarkozy montre en outre en public ce qu'il pense de la presse.
- Ou alors que M. Sarkozy pourrait se passer de publication de bans étant entendu qu'il est un personnage au-dessus des lois. Cette hypothèse est peu probable car la République a, au moins sur le plan des droits, établi une parfaite égalité entre tous...

PS : Je n'ai évidemment pas retenu l'hypothèse d'un mariage à l'étranger ce qui serait totalement incongru eu égard à sa position de chef de l'Etat français.

 

 

Sitemestre des Epées

 

 

 

vendredi, 04 janvier 2008

Accueil



Chaque semaine vous trouverez de nouveaux articles dans les chroniques suivantes:

 Chroniques hebdomadaires               Tribunes

 Critique                                                     Vieux réac

Toutes les notes publiées peuvent être trouvées dans les rubriques de la colonne de gauche. Les derniers articles et commentaires publiés sont à droite.

 



035ed452556fe074e0214b15a5452ab2.gifNi doite ni gauche ! 

Le numéro 24 est sorti à la fin du mois de décembre. Il inaugure une nouvelle formule (plus de rubriques, une orientation plus politique), un nouveau format et une nouvelle périodicité (5 numéros par an). Il est disponible dans les librairies mentionnées ci-contre.

Le numéro 25 sortira début mars. Le thème du dossier sera "L'ivresse", sous toutes ses formes. 

 

 



153362c7eb8ffeefae4e64ecb3b04f23.jpgLa conférence du jeudi 24 janvier a été un succès. 200 personnes sont venues écouter Renaud Escande et Stéphane Courtois nous parler du livre évènement Le livre noir de la révolution française.

 

Les enregistrements audio sont disponibles. 

 

 

d979c1f2e5c8e9721d3455b847b431f9.gifLa conférence du mardi12 février fut un grand succès. Plus de 200 personnes sont venus écouter Eric ZEMMOUR nous parler de son dernier roman Petit frère, véritable petite bombe sur l'attitude tenue par une certaine intelligentsia face à l'antiracisme. 

 

 

 

 

 

ReadSpeaker AudioFeed - Podcast of this blog

 

 


 

 

Chr.Heb. (21) - Un président ça trompe énormément

a2db64e03fa7bba0c5d52e57351202a7.jpgBeaucoup de choses ont déjà été dites sur les voeux du président de la République mais pas le principal à mon avis. Un mensonge d'Etat en forme de voeux : "JE NE VOUS TROMPERAI PAS". C'était osé, mais il l'a fait, dans le plus pure style chiraquien. Comment peut-on dire cela quelques jours après avoir signé à Lisbonne le prétendu "nouveau" traité européen qui ne fait que reprendre, dans un ordre différent, les paragraphes de la Constitution européenne rejetée par les Français par voie référendaire.

Il pourrait au moins avoir le courage de dire qu'il ne respecte pas le suffrage universel pour ne nous tromper qu'une fois. En l'occurence nous sommes trompés deux fois, sur le fond et sur la forme, la double-peine qu'il avait pourtant supprimée en tant que ministre de l'intérieur. 

 

 

 

Sitemestre des Epées

 PS : Vous remarquerez au passage la jolie statuette sur la cheminée, rapportée vraisemblablement d'Eurodisney...

 

 

samedi, 29 décembre 2007

N°24 - Sommaire "ni droite ni gauche"

7359e4587b5cf86a112dc384e99ccc72.jpgACTU
4 Société
La tentation du communautarisme catholique. Retour sur une querelle. Alain Raison
8 France
Mister B*** bricole la constitution. E. Marsala
10 Europe
Le devoir d’insurrection. Anne-Marie Le Pourhiet
12 International
Le Cambodge. Somanos Sar & Louis Monier
14 Grand entretien
Massin. Le fond blanc. Philippe Mesnard
16 Place royale
Entretien avec Gilbert Comte. Tony Kunter
18 Vue de droite
Les animaux sont-ils de droite ? Serge Degrim

DOSSIER “Ni droite, ni gauche”
20 Ni de gauche, ni de gauche. E. Marsala
24 Les tribulations du “ni droite, ni gauche”. Jean-Baptiste Barthélémy
28 Histoire de la droite en France.Christophe Boutin
31 X-crise : entretien avec Olivier Dard
33 Un slogan maurrassien ? Antoine Clapas

CULTURE
35 Arts Amaury Champrin
36 Nos humanités
Le Rex sacrorum. Danièle Porte
38 BD Philippe Mesnard
40 Revues des autres
Peau lisse partout. Brice Bourdeau
42 Dévédé
Céline. Stéphane Giocanti & Bernard Gasco

45 Lectures

 

Articles disponibles sur le site

 

N°24 - Ni de gauche, ni de gauche

Il existe une droite et une gauche pures, cohérentes, opposées.
En confondant jeu des partis et vie intellectuelle, l’affirmation
“ni droite, ni gauche” propose moins une troisième voie politique
qu’elle ne vient consacrer la confusion des esprits
.


Ni droite, ni gauche ? Entendons-nous bien : cette double négation ne signifie quelque chose que lorsque l’on se situe sur un plan politique, ou plus exactement encore, parlementaire. Elle désigne alors ceux qui n’appartiennent ni à la « la droite », c’est-à-dire, aux partis qui s’en réclament ou qui sont qualifiés ainsi, ni aux partis de « la gauche » : soit qu’ils ne se reconnaissent pas dans les modalités du jeu politique tel qu’il fonctionne actuellement, soit qu’ils se situent au centre, dans les espaces laissés entre ces deux groupes de partis, ou aux extrêmes, au delà de leurs frontières. C’est en ce sens, mais en ce sens seul, qu’un royaliste pourrait se dire « ni de droite, ni de gauche » sous la Ve République, de la même façon qu’un républicain aurait pu l’affirmer sous la Restauration.

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N°24 - Lettre ouverte à Émile Brami

À propos de Céline vivant… quant à sa thèse, chapitre 4,
« un pauvre qui pue », selon laquelle dans ses dernières années
à Meudon, Céline, « s’est fabriqué une dégaine de vagabond »
et a « réussi son coup » pour laisser une « image de victime »…

Et ben, Brami ! Qu’est-ce que tu nous fais ? Y te prend quoi ? Monsieur veut intéresser… Trouvaille, le Vieux coquette très, haillons étudiés, écharpe camaïeu, superpositions comme ces dames, Charentaises patinées Benetton… Pas sincère du tout, pas cassé, ni malheureux à en crever, ni brisé délabré… Fringant sous le naufrage… Comédien chaque jour maquillage, quotidien rimmel pour encore chouiner, encore chialer, gémir rompu ersatz…

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N°24 - Devoir d'insurrection

Ce texte initialement paru sur Marianne2 est reproduit (dans la revue, n°24, et ici) avec l’autorisation du journal et de l’auteur. Qu’ils en soient vivement remerciés.

 

760ffe114b2e5b88ad60fd2bf9082069.jpgLe projet de « traité modificatif » (reform treaty) européen a été rendu public le vendredi 5 octobre. On comprend à sa lecture pourquoi ses rédacteurs ont renoncé aux expressions de « mini-traité » ou de « traité simplifié » puisqu'il ne comporte, avec ses douze protocoles et ses 25 déclarations diverses, pas moins de 256 pages et qu'en matière de complexité rédactionnelle on peut difficilement faire pire.

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vendredi, 28 décembre 2007

Listes des articles

N°24 - Articles

Tous les autres articles sont dans la revue... 

N°23 - Articles

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16 mars 2007

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26 avril 2003

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26 janvier 2003

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N°5 - Articles

26 juin 2002

N°4 - Articles

26 mars 2002

N°3 - Articles

20 décembre 2001

N°2 - Articles

01 avril 2001
 
 
 
 

Chr.Heb. (20) - RAS pendant les fêtes...

2b4c20e144e00103d17a4af3f2e10397.jpgQue dire entre Noël et le jour de l'An sinon que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Notre Président accapare encore la une de l'actualité même lorsqu'il est en vacances. Peu de place pour l'opposition si ce n'est pour qu'elle critique le pourvoyeur des billets d'avion du nouveau couple présidentiel. Quand on n'a plus rien à dire on s'essaie à la morale.

Ainsi la France est "aoûtisée" pendant une semaine. On laisse les problèmes de côté. Des problèmes ? Non, il paraît qu'il n'y en a pas car la machine à super-réformes est en marche. Attention il se pourrait que les gesticulations tous azimuts soient démasquées et que, si ce n'est la presse, le peuple se réveille.

 

Sitemestre des Epées

 

lundi, 24 décembre 2007

N°24 - Entretien avec Gilbert Comte

Téléchargez l'entretien au format PDF en cliquant sur le lien ci-dessous.

 

 

Entretien avec Gilbert Comte. Tony Kunter 

 

 

 

 

lundi, 17 décembre 2007

Chr.Heb. (19) - Fenech pointe son museau

596872a19d52fa9243acae519eebde78.jpgSamedi dernier des agitateurs du milieu associatif spécialisés dans le soutien aux "mal logés" ont été délogés manu militari du parvis de Notre Dame de Paris qu'ils essayaient d'occuper avec des tentes. Indignations de ci de là comme d'habitude. Un cri se détache parmi les autres à propos de la situation des gens dans la misère, celui du député du Rhône Georges Fenech, écoutons : "Je veux faire un premier bilan et voir pourquoi les engagements qui avaient été pris l'année dernière (n'ont pas été respectés), pourquoi ça ne suit pas, pourquoi les moyens ne sont pas à la hauteur des engagements et ensuite interpeller le gouvernement".
Cette attitude serait parfaitement louable si cet homme n'était pas DEPUTE, car son rôle est de contrôler l'action du gouvernement, et si possible de lui demander d'appliquer les lois votées. Le rôle d'un député n'est pas de se préoccuper des sans-abris trois jours avant le solstice d'hiver mais longtemps avant. Il est donc demandé à Monsieur Fenech ne pas se comporter en rapace médiatique mais en fouine démocratique !

 

Sitemestre des Epées

jeudi, 13 décembre 2007

Conférence le jeudi 13 décembre 20h

623519051.jpgA propos de Maurras "Dieu et le Roi"
 
La conférence a rassemblé une quarantaine de personnes autour d'Axel Tisserand et Antoine Clapas. Il s'est agi d'un dialogue entre nos deux interlocuteurs autour de la correspondance entre Maurras et l'Abbé Penon, précepteur de Maurras lorsque celui-ci devint sourd et ne put assister aux cours dispensés à l'école.
 
Nous n'avons pu récupérer finalement que des bribes d'enregistrement de cette conférence. Des morceaux de trois minutes de piètre qualité mis bout à bout seront tout ce que vous pourrez écouter. C'est mieux que rien et cela vous donne quand même une bande son de 37 minutes (le problème technique sera réglé la prochaine fois par une redondance d'appareils).
 
Bonne écoute ! (Cliquer sur "PODCAST" pour télécharger le fichier et l'écouter à partir de votre ordinateur)


podcast
 
 
Vous pourrez trouver un entretien avec Axel Tisserand à l'adresse suivante : http://www.france-catholique.fr/3100-Charles-Maurras-et-l...
 
 
 
A propos de Maurras
 
 
"Dieu et le Roi"

 

 

sa correspondance
 
 
avec l'Abbé Penon
 


Avec

Axel Tisserand
Ancien élève de Pierre Boutang et rédacteur de notre revue 

discussion animée par
Antoine Clapas

 
Jeudi 13 décembre à 20h
Salle Pierre Nicole
9 rue Pierre Nicole - 75005 PARIS

Entrée libre
RER B Luxembourg, Port-Royal
BUS 21, 27, 38, 81, 82, 83, 84, 85, 91

 

 
 



ca81aa2bf79daff8d9102e48a2a14f82.jpg Il y a tout juste un an était publié Maurras, le chaos et l'ordre de Stéphane Giocanti. Cette année paraît la correspondance entre Maurras et l'Abbé Penon, préfacée par Axel Tisserand, déjà à l'origine de la publication du Voyage d'Athènes en 2004. Plus de 50 ans après sa mort, ce Martégal retrouve, grâce à ces auteurs, une actualité qu'il n'aurait sans doute jamais dû quitter.

 


Voici la présentation qu’en fait l’éditeur :

L’abbé Penon, un Provençal devenu évêque de Moulins, a été le précepteur puis le directeur de conscience du jeune Charles Maurras. Une amitié s’est nouée entre les deux hommes, qui n’a pris fin qu’à la mort de Penon en 1928. Il en reste une correspondance inédite, d’un intérêt considérable, près d’un demi siècle de l’histoire politique et intellectuelle de la Troisième République défilant sous nos yeux. Les principaux épisodes, Affaire Dreyfus, Séparation, fondation de l’Action française, Première Guerre mondiale, Bloc national et Cartel des gauches, occupation de la Ruhr, condamnation de l’Action française par Pie XI… sont abordés avec une liberté de ton absolue, aucun des deux hommes n’écrivant pour la publication. Si l’on se souvient que Maurras a été le plus important penseur de la droite française depuis Joseph de Maistre, et que les relations conflictuelles entre la République et l’Église catholique ont été une donnée essentielle de la vie nationale depuis la Révolution, on mesure mieux l’apport de ce document sans précédent, conservé jusqu’à ce jour dans la famille de Maurras.

 

 

 

mardi, 11 décembre 2007

Chr.Heb. (18) - Kadhafi

235b0107e2eb7822c21f8cfa9e4a2f8e.jpgLe colonel Kadhafi est en France pour quelques jours et il semblerait que cela ne plaise pas à tout le monde. Il ne satisferait pas à tous les critères du bon démocrate et serait en plus terroriste. Quel méchant garçon cet homme qui vient dépenser 10 milliards d'euros chez nous ! Que d'arrogance de notre part aussi. Il serait terroriste car il a commandité l'explosion d'un avion de ligne dans les années 80. Rappelons à ceux qui ont la mémoire courte que la France, à la même époque, a fait sauter un bâteau d'écologistes dans la baie d'Auckland.

Avant même de se poser la question de savoir s'il faut recevoir ce monsieur, il faudrait peut-être se demander si l'on peut à nouveau se poser en donneur de leçon.

 

 

 

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lundi, 03 décembre 2007

Chr.Heb. (17) - Sortir de la zone euro

53274ba4bdf049951501eda5a3f79c6d.jpgLouis Gallois (PDG du groupe EADS) ce matin sur Europe 1 n'a pas utilisé la langue de bois. Il a tout simplement dit que AirBus devrait délocaliser sa production dans des pays de la "zone dollar" à cause de la parité euro-dollar très pénalisante pour ceux qui sont dans la "zone euro". Deux hypothèses viennent à l'esprit :
1. L'argument de Louis Gallois est faux. La parité étant fluctuante et rien ne disant quelle sera la même dans dix ans, cette argument n'a pour but que de cacher un évident besoin de réduction des coûts afin d'assurer un meilleur rendement pour les actionnaires.
2. L'argument de Louis Gallois est vrai. Sachant qu'on ne gère pas un groupe comme EADS à la petite semaine, cela signifie que le PDG d'une des plus grosses entreprises de la zone euro estime (le mot est faible) que la monnaie européenne continuera de pénaliser l'industrie européenne (comprendre l'emploi) à très long terme.
Dans les deux cas ce sont les emplois français et européens qui sont sacrifiés par le libéralisme débridé et transnational.

 

 

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jeudi, 29 novembre 2007

Chr.Heb. (16) - La France haïe

835fe14572df9c0f700225f7cdcc87d0.jpgIl faut se rendre à l'évidence, la France est haïe par une partie de sa population. Dernièrement lors du match de football France - Maroc qui se déroulait à Saint-Denis l'équipe de France a été sifflée par un public majoritairement aux couleurs du Maroc. Certes un mois plus tôt des Ecossais, majoritaires dans le stade, avaient fait de même au Parc des Princes mais ils venaient en terrain adverse. On peut douter que les spectateurs venus applaudir les Lions de l'Atlas habitaient tous de l'autre côté de la Méditerranée. De même trois nuits d'émeutes ont vu certains habitants de Villiers-le-Bel incendier les symboles de la culture française voire même de l'intégration si l'on veut parler sans langue de bois, je veux parler de la bibliothèque et de deux écoles.

Que dire sinon que cela démontre que certains Français ne veulent pas l'être. Ils ne se reconnaissent pas dans les valeurs que l'on veut leur vendre ni s'intégrer à cette société. Les royalistes ont leur mot à dire dans cette tragédie plus que naissante de rejet de la société. A eux de montrer que la France est plus qu'une République.  

 

 

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mercredi, 21 novembre 2007

Chr.Heb. (15) - A la grève !

86ae72b8086bd9ca8288ae05f7c562e2.jpgLa grève que nous subissons de plein fouet montre, s'il en était encore besoin, qu'en France on est toujours prompt à faire de grands discours moralisateurs et d'étendre sa pensée à l'universel, mais dès qu'il s'agit de faire grève ou de manifester on ne voit alors plus que ses intérêts propres, son porte-monnaie. La nouveauté dans cette grève est qu'il semblerait que les Français comprennent cette fois que les fonctionnaires ne font pas grève pour eux. Ils ont peut-être enfin compris que la grève, telle qu'elle existe en France, ne peut-être que partisane. Et si c'est bon pour eux (les fonctionnaires) ce n'est pas bon pour nous, qui payons comme toujours. Car peu importe qu'il y ait des régimes spéciaux, c'est probablement juste d'ailleurs, mais il faut que chacun participe à l'effort national.

Quant à la manifestation des étudiants il n'y a rien à en dire. L'illustration de Tesson en dit plus que je ne pourrais.

 

 

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jeudi, 15 novembre 2007

Conférence le jeudi 15 novembre 20h

623519051.jpgNi droite ni gauche 
 
La conférence a eu lieu comme prévu jeudi soir à 20 heures. François-Paul Paoli n'a pas pu se rendre jusqu'à nous, pris qu'il était dans les embouteillages causés par "le mouvement social", il vous demande d'ailleurs de l'en excuser car il tenait vraiment à prendre part à ce débat.
 
En revanche Bertrand Renouvin et Frédéric Rouvillois étaient bien présents et nous ont fait part de leur vision respective du clivage droite/gauche.
 
A votre disposition maintenant l'enregistrement de la conférence. Nos faibles moyens techniques nous interdisent d'effectuer un montage très précis et très propre, il y a donc une bonne minute de flottement au début de l'enregistrement. Veuillez nous en excuser. cela vous laissera le temps de vous installer confortablement afin d'écouter le débat dans son intégralité (plus d'une heure).
 
Bonne écoute !
 
 

podcast
 
 
 
 
 
 

“ Ni droite Ni gauche”

 

Les pièges d’un slogan
 


Avec

François-Paul Paoli
Journaliste au Figaro Littéraire

Bertrand Renouvin
Fondateur de la Nouvelle Action Royaliste

Frédéric Rouvillois
Professeur à l’Université de Paris
 
Jeudi 15 novembre à 20h
Salle Pierre Nicole
9 rue Pierre Nicole - 75005 PARIS

Tarif : gratuit
RER B Luxembourg, Port-Royal
BUS 21, 27, 38, 81, 82, 83, 84, 85, 91

 


 
"Ni droite ni gauche" :  cette idée correspond à un slogan historiquement localisé et limité. A quoi renvoie-t-il ? Peut-on l'assumer ou pas ? Ne s'agit-il pas plutôt d'un piège, d'une illusion ? Alors qu'il a retrouvé une actualité avec les propositions de François Bayrou, "ni droite ni gauche" signifie-t-il le centre ? Est-il vrai que l'on puisse être ni de droite, ni de gauche ?  D'où vient l'aspiration à une politique qui échapperait aux grilles idéologiques?

 

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Bibliographie de nos intervenants


 
François-Paul Paoli
Nous ne sommes pas coupables : assez de repentances ! (ed. La table ronde, 2006)
Je suis corse et je n'en suis plus fier (ed. Mad Max Milo, 2005)
Les Impostures de l'égalité (ed. Max Milo, 2003)
Comment peut-on être de droite ? Une psychanalyse des idées (ed. Albin Michel, 2000)
 


Bertrand Renouvin
Le Krach de l’euro, en coll. avec Sylvie Fernoy (ed. du Rocher, 2001)
Les Bourgeois du crépuscule, la fin des petits-maîtres, (ed Arléa, 1998)
Une tragédie bien française, le Front national contre la nation (ed. Ramsay, 1997)
Le royalisme, histoire et actualité (ed. Economica, 1997)
Royaliste et citoyen (ed. Royaliste, 1995)
Derniers jours avant la révolution (ed. Lattès, 1994)
L'amour discret de la patrie (ed. Ramsay, 1992)
Les enfants de Kropotkine, roman (ed. Ramsay, 1990)
La République au roi dormant (ed. Hachette, 1985)
Monarchie et Démocratie (ed. Royaliste, 1984)
L'Action Française devant la question sociale (ed. Royaliste,1983)
La Révolution tranquille (ed. Royaliste, 1983)
Le Désordre établi (ed. Stock, 1975)
Le Projet royaliste (ed. Royaliste, 1974)
 


Frédéric Rouvillois
Le coup d'Etat : recours à la force ou dernier mot du politique ? (ed. FX de Guibert, 2007)
Histoire de la politesse de la révolution à nos jours (ed. Flammarion, 2006)
L'avenir du référendum (ed. FX de Guibert, 2006)
Le modèle juridique français, un obstacle au développement économique ? (ed. Dalloz, 2005)
Droit constitutionnel : Volume 1, Fondements et pratiques (ed. Flammarion, 2005)
L'abstention électorale, apaisement ou épuisement ? : colloque du CENTRE Caen, 29 et 30 novembre 2001 (ed. FX de Guibert, 2002)
Le droit (ed. Flammarion, 1999)
L'utopie (ed. Flammarion, 1998)
Les origines de la Vème République (ed. PUF, 1998)

 

 

 

vendredi, 26 octobre 2007

Programme des conférences

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Programme de la conférence du 15 novembre 2007

Programme de la conférence du 13 décembre 2007

Programme de la conférence du 24 janvier 2008

Programme de la conférence du 12 février 2008

 

 

 

 

 

 

 

jeudi, 18 octobre 2007

Chr.Heb. (14) - La rupture

068c6adc65fc14ab4ec2431843148455.jpgLa rupture

Il parait que c'est une première dans l'histoire de la Vè République, un Président qui divorce au cours de son mandat. Et l'on entend déjà les politologues jacasser sur les conséquences induites par cet état de fait non prévu par la constitution. Certes la République avait déjà vu son président assassiné, fou, partir comme un voleur, démissionné, désavoué, césarisé, pompé (?) - la pudeur nous indique de ne pas aller trop loin... - mais jamais divorcé.

En attendant les chefs d'Etat de l'Union européenne sont réunis à Lisbonne pour peaufiner le plan B de la constitution européenne. A défaut d'être divorcés 55% des Français s'apprêtent à être cocus. 

 

  

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En photo : Emile Loubet, Président de la République entre 1899 et 1906, oublié.

 

 

 

samedi, 06 octobre 2007

Chr.Heb. (13) - La voyoucratie

80abb77e6890d1851cda6c6202db343e.jpgLa voyoucratie 

Les actualités nous proposent un nouveau scandale financier. Des actionnaires d'EADS ont vendu une partie de leurs actions au prix fort juste avant de révéler les difficultés d'AirBus. C’est un délit d'initié et c'est puni par la loi (au moins sur le papier). Léon Daudet aurait pu parler de canailles, de fripouilles ou même dans ce cas d'embochés (en rapport avec l'Allemagne).
Cette affaire a le mérite au moins de montrer clairement quel est l'ennemi de la France et des Français : le capitalisme financier, mondialiste et apatride. Ce capitalisme n'est mué que par une seule odeur, et pourtant vespasienne, celle de l'argent. On lui opposera le capitalisme industriel ou familial qui a conscience que l'on ne peut pas tout sacrifier sur l'autel du rendement capitalistique et que l'économie est un maillage très serré qui ne supporte pas de trop brusques dérégulations. Le mondialisme n'est pas une donnée inéluctable il faut aussi la repenser.

 

 

 

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mercredi, 26 septembre 2007

Chr.Heb. (12) - Encore une lâcheté

6f3a2190a9b7d2d5b6879d2bc7ca5e6f.jpgEncore une lâcheté 

Le protocole de Londres, dont il est question aujourd'hui à l'Assemblée nationale prévoit que les brevets européens pourront être déposés en trois langues (anglais, allemand, français) et supprime l'obligation de les traduire dans la langue des 32 Etats membres de l'Office européen des brevets (OEB). Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, homme de l'ouverture, ose prétendre que cet accord va renforcer la place du français alors qu'il n'y aura plus obligation de traduire les brevets dans notre langue. C'est l'ouverture au "tout-anglais", langue qui deviendra de jure langue officielle dans le domaine technique.
C'est un nouvel abandon de souveraineté qui se profile sournoisement. La nouvelle Chambre va devoir se prononcer sur ce texte, soutenu par le gouvernement par l'intermédiaire d'un de ses membres appartenant à un parti désavoué par les électeurs. Abandon de souveraineté + discours pétri de bons sentiments du Président de la république à la tribune de l'ONU pour masquer notre faiblesse politique = "rupture" dans la continuité.


Cliquer ici pour en savoir plus sur le protocole de Londres.

 

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jeudi, 20 septembre 2007

Chr.Heb. (11) - Bientôt les hostilités

83c3083a9e81c63cb72d5acacdfb56f5.jpgBientôt les hostilités 

Il est notable depuis quelques années que la façon de pensée s'est droitisée. Daniel Lindenberg parlait des nouveaux réactionnaires en 2003 en faisant référence à l'évolution intellectuelle de penseurs tels que Régis Debray, André Glucksman ou Alain Finkielkraut. C'est ce lent mouvement amorcé depuis une dizaine voire une vingtaine d'années qui a permis récemment l'élection d'un candidat maniant (ou manipulant) des thèmes parfois très à droite ou tout au moins rarement entendus de la droite classique ces dernières années.
Mais il faut bien se rendre compte que la pensée de gauche ne va pas se laisser déloger si facilement que cela. La réforme des retraites va être l'occasion d'un combat tant rhétorique que "sportif", comme pouvait dire Bernard Thibaut. Cette grève annoncée sera donc un moyen de comparer les forces en présence. La tournure des événements sera vraisemblablement différente des grèves de 1995 où le soutien de la population était massif (au moins au début, car un climat pré-insurrectionnel s'était instauré dans les derniers jours). Il y a fort à parier que la population ne sera plus benoitement le soutien d'une catégorie plus privilégiée qu'elle. La guerre civile française permanente n'est pas encore terminée !

 

 

 

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mercredi, 12 septembre 2007

Chr.Heb. (10) - La TVA sociale passe à la trape

a8c56264bf0137bb285f05edef6bf7b6.jpgIl n'y aura pas de TVA sociale. La raison officielle est que la conjoncture actuelle n'est pas propice. Pourtant il parait que c'était une mesure propre à l'améliorer. Comprenne qui pourra... Cette mesure annoncée pendant la campagne n'aura été qu'un leurre voire même un mensonge ou une n-ième trahison contre la souveraineté. 

Elle semblait séduisante l'idée selon laquelle les produits d'importation venant des zones où le coût de la vie est très inférieur au nôtre seraient taxés de manière à enrayer les vagues de délocalisations (c'est comme cela que le candidat Sarkozy l'a expliquée !). Mais les élections passées "on" ne parlait plus que de l'augmentation unilatérale de la TVA et plus d'une augmentation ciblée de certains produits. Il est probable que l'Union européenne aurait interdit cette mesure protectionniste. Car il est un continent à l'heure de la mondialisation qui ouvre grand ses frontières, plus que n'importe qui dans le monde, au nom d'un sacro-saint dogme libéral.
Le Brésil n'a pas ce genre de scrupules. Lorsque les poupées Barbie venant de Chine sont contaminées il interdit tout simplement les importations de tous les produits du même fabricant venant de ce pays. Mesurette provisoire me direz-vous mais impensable chez nous. Il est peut-être temps de repenser en Europe le libéralisme dans une économie mondialisée et de remarquer que les pays qui ont les plus fortes croissances ne sont pas forcément ceux qui sont les plus perméables à tous les vents.

   

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jeudi, 06 septembre 2007

Chr.Heb. (9) - Après Suez, Panama ?

aba64c378be4d3264c60672dcc40d0aa.jpgAprès Suez, Panama ?

Le président Sarkozy a souhaité la fusion de Suez avec GDF. Le projet était sur le feu depuis plus d'un an et demi. On se félicite maintenant de la naissance d'un des plus grands groupes mondial dans le domaine de la distibution d'énergie.

Souvenez-vous, il n'y a pas si longtemps GDF était associée à EDF et ces deux entreprises très complémentaires formaient un groupe vraisemblablement plus gros que le futur GDF-Suez. Mais notre familier EDF-GDF avait le tort d'être dans le giron de l'Etat, une sorte de service public garantissant l'approvisionnement énergétique de tous à un tarif régulé.

C'est cela que l'Union européenne a souhaité casser en libéralisant les secteurs dits "protégés". La satisfaction née de la fusion de Suez et GDF vient plutôt de la privatisation de cette dernière conformément à un plan d'ensemble visant à réduire comme peau de chagrin les services garantis par l'Etat. Souhaitons seulement que le mariage capitalistique avec Suez ne soit pas pour GDF l'annonce d'un scandale du type "Panama" où ce serait cette fois les "usagers-clients" qui seraient floués.

 

 

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mercredi, 29 août 2007

Chr.Heb. (8) - La chiraquisation

e28b19ed4c5a8e8ebf28e9522c09005b.jpgLa chiraquisation

Il n'aura pas fallu atteindre longtemps pour voir poindre à nouveau les signes d'un immobilisme certain. Le spectre d'un Jacques Chirac annonçant les plus folles réformes pour finalement légiférer sur la longueur d'une queue de vache apparaît de nouveau. Le minimum que les Français attendaient - car annoncées comme des mesures phares - était l'instauration d'un service minimum dans les transports, la suppression des régimes spéciaux de sécurité sociale et le retour à l'équilibre du budget de l'Etat.

Quid sur ces sujets depuis le 6 mai ? Il n'y aura pas de service minimum au sens où chacun de nous l'entend c'est à dire obliger certains conducteurs à tenir leur poste. La réforme des régimes spéciaux est passée aux oubliettes et Fillon base toujours son budget sur une hypothétique croissance ce qui ne va faire que creuser le déficit.

On aurait pu faire l'économie d'un changement de président pour ne pas faire tout ce travail nécessaire ! On va finir par croire que l'immobilisme est consubstanciel à l'élection au suffrage universel. 

 

 

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mercredi, 22 août 2007

Chr.Heb. (7) - La rentrée

100620e39913234ca788c0a42d2d273d.jpgLa rentrée

Bientôt la rentrée, les vacances seront finies pour tout le monde. La France va regagner d'un seul coup les 35% de productivité en moins du mois d'août. Les librairies vont voir affluer 727 nouveaux romans. Nicolas Sarkozy va s'agiter à nouveau en faisant feu de tout bois (si possible de petits foyers circonscrits). Les marronniers journalistiques de l'été vont disparaître à l'orée de l'automne. La pluie va laisser la place au soleil. Les "Nike" vont à nouveau battre les cours de récréation.
En somme la vie va reprendre son cours. Les Epées aussi s'apprêtent à pourfendre la nouvelle année : tout d'abord par la sortie du numéro 24 dont le thème sera l'ivresse, puis par la mise en place d'un cycle de conférences. Faites-nous savoir si cela vous intéresse (par mail ou en commentant cet article) et quels sont les sujets que vous aimeriez voir aborder.

 

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mardi, 24 juillet 2007

Chr.Heb. (6) - Cécilia légitime ?

 

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Cécilia légitime ?

Les infirmières bulgares et le médecin palestinien ont été libérés de Libye. C'est un succès diplomatique pour la France, et probablement aussi le début d'une nouvelle ère pour l'arc méditerranéen avec le probable retour de la Libye dans le concert des nations. Voilà pour la grande Histoire.
Mais intéressons-nous, une fois n'est pas coutume, à la petite. Il se trouve qu'une poignée de grincheux conteste le rôle qu'a joué l'émissaire français, l'épouse de notre président, dans la négociation finale arguant que celle-ci n'avait aucun mandat ni aucun titre officiel. Certes il est vrai que sur le plan républicain elle n'a aucune légitimité, elle a simplement été missionnée par son mari tout comme le commissaire européen aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner (ci-contre) par Bruxelles. Cette dernière est une représentante non-élue d'un Etat fantoche. Quid de sa légitimité ? Une autre question que l'on peut se poser, en allant dans le sens des grincheux, est de savoir si le pouvoir de la Commission européenne est légitime.

  

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Voici la réaction "affligeante" de Noël Mamère :

Lire

jeudi, 19 juillet 2007

Chr.Heb. (5) - Le SEUL drapeau

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Le SEUL drapeau

Samedi dernier, 14 juillet, le Président de la république a donné un grand concert public gratuit au nom de la fraternité. Nous y étions ! Pas tant pour la fraternité que pour la gratuité, reconnaissons-le... Fête nationale oblige nous portions haut les couleurs de notre patrie (voir photo). Nous croyions, à l'inverse de l'an dernier, que nous ne serions pas les seuls, d'autant plus que la campagne électorale nous avait laissé penser qu'un sursaut national s'était produit. Hélas il n'en fut rien !
Le seul drapeau bleu-blanc-rouge présent parmi les 600 000 personnes massées au Champ de Mars était agité par des royalistes des Epées.

Précisions
Ce drapeau n'a pas été volé sur le fronton d'une mairie mais acheté.
Nous faisons nôtre le drapeau tricolore devenu Français par le sang versé pour lui.

 

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vendredi, 13 juillet 2007

Enquête de satisfaction

89e76c08a328c60aae0855f1712b80b3.jpgLa revue Les Epées a maintenant plus de six ans. Régulièrement nous écoutons autour de nous pour savoir ce que les lecteurs en pensent. Il est temps de procéder à une plus vaste enquête. C'est pour cela que, si vous êtes un lecteur occasionnel ou régulier, nous vous saurions gré de bien vouloir consacrer quelques minutes pour répondre à notre questionnaire. Il est anonyme et ne vous prendra pas plus de 5 minutes "mulot" en main.

Répondre au questionnaire 

 

 

 

 

 

 

jeudi, 12 juillet 2007

Chr.Heb. (4) - L'Empereur Barroso

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L'Empereur Barroso

"Les empires ont été habituellement bâtis par la force avec un diktat imposant du centre, sa volonté aux autres. Maintenant ce que nous avons est le premier "empire non-impérial". Nous avons 27 pays pleinement décidés à fonctionner ensemble et mettre en commun leur souveraineté." José-Manuel Barroso, le 10 juillet à Strasbourg

La dernière phrase illustre bien le mépris que ces eurocrates ont pour le peuple. "pleinement décidés", il me semble que la France a dit NON au dernier traité constitutionnel, à moins que la souveraineté ne repose que sur les choix d'un chef d'Etat et non sur le peuple. Quant à la fin de sa phrase, "mettre en commun leur souveraineté" c'est dans la droite ligne des précédentes expressions toutes faites telles que "fédérations d'Etat-nations". Dans le petit monde de Bruxelles on résoud les paradoxes avec des slogans. La méthode a été très largement éprouvée au XXe siècle.

 

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mardi, 10 juillet 2007

N°23 - Sommaire "Non au communautarisme catho !"

1505b462f0f198801005ed34dc4b9ccb.jpgSociété
Non au communautarisme catho ! par Alain Raison

Politique
Le (bon) sens caché du scrutin présidentiel par Jean-Baptiste Barthélémy

Dossier "Le bon sens"
Le secret de la démocratie E. Marsala
Comment gérer l’imperfection humaine ? - Entretien avec Arnaud Teyssier
Le courage du bon sens par Jean-François Mattéi
La souveraineté du bon sens par Antoine Foncin

Lectures
La tentation de l’Empire par Robert Hubert
Bande dessinée par Philippe Mesnard
Essai - Entretien avec Jean-Pax Méfret

Littérature

Histoire
Entretien avec Laurence V.

Nouvelle
La merveilleuse histoire des dinosaures par Philippe Mesnard

 

Articles disponibles sur le site

 

 

 

N°23 - Editorial "Non au communautarisme catho !"

   Et rose elle a vécu

Que cent fleurs s’épanouissent ! « Un élan civique s’est levé. La très forte participation que j’avais appelée de mes vœux est là », entonnait Ségolène Royal au soir du premier tour des présidentielles. « J’étais la première à faire le constat de la crise démocratique, en particulier au moment de la montée des abstentions », ajoutait-elle quelques jours plus tard. Mais « ce qui s’est passé d’extraordinaire au cours de ce premier tour, c’est la très forte mobilisation, la très forte participation. Un élan civique qui vient de se passer dans le pays ! » Et elle reprenait sur le même ton le 6 mai, après le second tour : « La forte participation traduit un renouveau de notre démocratie et notamment pour les jeunes, partout dans le pays et en particulier dans les quartiers, qui se sont massivement inscrits pour voter. Bravo à tous ces jeunes pour cet engagement civique. » De fait, les taux de participation aux deux tours de la présidentielle semblaient remettre en cause certaines des analyses, développées dans Les Épées, sur cette crise de la démocratie dont l’abstention est (en France) l’un des symptômes les moins contestables. Inscriptions massives, affluence inédite aux meetings, longues queues d’électeurs pour accéder à l’isoloir, et en fin de compte, résultats objectivement exceptionnels, avec une participation frôlant les 84 % – soit, pour le premier tour, près de 14 points de plus qu’en avril 2002 : tout ceci avait été unanimement salué par une presse hypnotisée comme un merveilleux « printemps démocratique ».
3772033faec6da1f18edb51a4022c8c0.jpgEt puis, patatras, la pluie après le beau temps : aux quasi records d’avril et mai, succèdent, le 10 et le 17 juin, deux records véritables, celui de l’abstention aux élections législatives, avec 39,5 % puis 40,1 % des inscrits. Soient 4 points de plus qu’en 2002, 6 de plus qu’en 1988, et 10 de plus qu’en 1981, où les législatives avaient également eu lieu aussitôt après le scrutin présidentiel.
Et les gloseurs de gloser. Que signifie donc ce recul terrifiant qui, par rapport au second tour des présidentielles, concerne près d’un quart des inscrits ? Et les commentateurs autorisés de citer, pêle-mêle, la lassitude des Français, l’incompréhension face aux mécanismes institutionnels (il est vrai que la Ve République n’existe que depuis 49 ans), le fatalisme, etc. Autant d’arguments pour ne pas reconnaître leur erreur, pour ne pas avouer que ce qui s’est passé il y a quelques semaines n’avait pas le sens qu’ils lui prêtaient. Car ce flux et le reflux, ces records et contre-records, traduisent sans doute bien autre chose qu’un nouveau printemps, un renouveau ou une renaissance de la démocratie : il s’agit plus probablement d’une mutation profonde, d’un virage à 180°, qui manifeste l’émergence, en lieu et place du citoyen souverain popularisé par la mythologie républicaine, d’un citoyen consommateur, qui ne va voter que lorsque son intérêt égoïste est concerné (c’est-à-dire, lorsque l’enjeu est évident), mais qui s’en dispense quand il ne perçoit pas l’avantage personnel qu’il pourrait en tirer. Du pain sur la planche pour les Théoriciens de la Démocratie.

 
Les Épées

 

N°23 - Non au communautarisme catho (présentation)

Les motivations d’un article contre le communautarisme catho

Cet article n’est qu’une courte introduction au numéro des Epées sur le communautarisme catho. Une simple mise en bouche. L’essentiel est dans la revue.

Pourquoi s’attaquer au communautarisme catho ? Je ne suis pas pour la réduction de la religion à la sphère privée. Ce qui me pose problème ce n’est pas le fait communautaire ou la volonté des catholiques de construire une société conforme aux valeurs qu’ils portent. Il est par ailleurs bien évident que la foi produit de la culture car les communautés chrétiennes sont historiques. Ce qui me préoccupe c’est justement le destin historique de la culture d’origine chrétienne. Aujourd’hui, elle est parfois défendue en tant qu’identité sociale, racine historique, héritage, mais la foi devient seconde voire elle est instrumentalisée au service de cette culture et de cette société. Des groupes sociaux vont mobiliser la acc3f96f6c9480133c41443fd59a7b69.jpgréférence chrétienne comme facteur de cohésion et de distinction pour définir de manière inclusive et exclusive ce qu’est leur groupe. Or, selon moi, il y a là une déviance terrible, car c’est la foi même, sa nature et son autonomie qui se trouve niée. Quand j’entends des « identitaires » qui ont la nostalgie du national, du local, du rural, du familial, du catholique, (etc.), je vois que la foi est mise sur le même plan que d’autres types d’appartenance dans la seule finalité politique et sociale d’exclure. Réaction qui se comprend très bien dans le contexte de la mondialisation. Sauf que la foi n’a rien à voir avec cela.

La foi n’est pas héréditaire

Sans doute Dieu œuvre par les médiations humaines. Nous héritons d’une culture chrétienne, nos pères nous ont transmis la Révélation. Mais attention : dans l’Eglise, la succession apostolique n’est pas une succession héréditaire. C’est Dieu qui appelle ! De la même manière, la foi ne s’hérite pas, elle est un don de Dieu : c’est la conversion personnelle, une relation d’amour et de fidélité au Christ. La foi n’est pas la propriété d’un groupe social ou d’une culture. Elle est un dépôt à transmettre à toutes les nations. La foi ne peut être mobilisée contre les païens, les incroyants ou les gentils sans dénaturation profonde. La croix du Christ ne peut être un étendard d’un groupe de « parfaits » contre le reste du monde, car sur sa croix le Christ est mort pour tous les hommes.

Le communautarisme : nostalgie de la religion civile

Le communautarisme – qui n’a rien à voir avec l’existence de communautés spontanées ou organisées de chrétiens – vise sur le mode anglo-saxon à faire exister les catholiques comme un groupe social, avec une culture, contre d’autres groupes sociaux ou confessionnels. Le communautarisme est à la fois fruit du conflit et instrument dans le conflit. Il est une réponse au multiculturalisme croissant des sociétés occidentales. Il tente une coalescence des individus héritiers d’une même identité pour éviter leur dissolution dans la grande soupe de la « world culture ». Mais la foi n’est pas un instrument au service de la survie d’un groupe ou d’une culture. Il faut veiller à ce que les « catholiques et français toujours » ne tombent pas dans le contre témoignage en instrumentalisant la foi. Le spirituel ne doit pas être assujetti au temporel. Il y a dans le rapport des communautaristes au catholicisme une nostalgie inavouée de la religion civile. L’apologie d’une « Eglise de l’ordre » dont les seules vertus valables seraient sociales n‘est pas loin… Sous couvert d’une pseudo finalité apostolique, le communautarisme catho est surtout une sécularisation radicale du catholicisme, une dénaturation profonde de la Nouvelle Alliance, bref le retour du grand inquisiteur…

 

 Alain Raison

 

Voici les lettres qui nous ont été adressées suite à l'article paru dans le n°23. Vous pouvez les télécharger au format PDF.

 

Réponse de Paul-Marie Couteaux 

Réponse de l'Abbé Guillaume de Tanouarn

Réponse de Jacques de Guillebon

Réponse de Falk Van Gaver 

 Réponse de Henri Peter

Réponse de Jean-Pierre Maugendre

 

 

Les auteurs de la revue

Ce sont tous les auteurs ayant participé à notre revue, soit en nous donnant un article, soit en participant à un entretien.

 

A
Jean-Claude Albert-Weil
Philippe Aleyrac
Albert Algoud
Maurice Allais
Pierre Anclades
Jean-Marie André
Christian Authier
Denis Arcand
Eric Arnodin
Pr Ibn P. Assidim

B
Jean-Baptiste Barthélemy
Chantal de Batz
Matthieu Baumier
Serge de Beketch
Sylvain Bernis
Jérome Besnard
Jean Birnbaum
Arnaud Bordes
Georges Bourcier
Brice Bourdeau
Christophe Bourseiller
Marie-Claire Boutang
Pierre Boutang
Pierre-André Boutang
Christophe Boutin
Emilie Bouvard
Marie-José de Bravura
Lucienne Bui-Trong

C
Benoît Carey
Pierre Carvin
Gilles Ceausescu
Gilles Chabrier
Amaury Champrin
Jean-Baptiste Chaumeil
Pierre Chaumeil
Aymeric Chauprade
Jean-Philippe Chauvin
Sigrid Choffee-Harouel
Antoine Clapas
Michel Clapié
Marc Cohen
Benoit de Coligny
Michel Collin
Jean-François Colosimo
Christian Combaz
Gilbert Comte
Auguste de Contrepont
Frédéric Coppin
Eugénio Corti
Paul-Marie Coûteaux

D
Laurent Dandrieu
Maurice G. Dantec
Olivier Dard
Léon Daudet
Serge Degrim
Olivier Dejouy
Pauline Depreval
Jean Desfontaines
François Devoucoux du Buysson
Arnaud Dhermy
Quentin Dorval
Nicolas Droitier
Claude Duneton
Sophie Dupuy-Trudelle

E
C. Equilbecq

F
Benoît de Falkenhorst
François-Marin Fleutot
Antoine Foncin
Emmanuel Fontan
David Foubert
Professeur Foyard
Olivier François
Luc de François
Marc Fumaroli

G
Bernard Gasco
Stéphane Giocanti
Henri Godon
Robert Grégoire
Pierre-Paul Guépratte
Frédéric Guillaud

H
Fabrice Hadjadj
Jean-Louis Harou