jeudi, 21 février 2008
Chr.Heb. (28) - L'indépendance du Kosovo
Le Kosovo a déclaré son indépendance. Cela peut paraître étrange de la part d'une institution comme l'Union européenne de vouloir reconnaître un nouvel Etat alors que dans le même temps elle s'efforce de voir disparaître ceux qui la constituent. En réalité cette décision est d'une grande logique, il s'agit avant tout d'affaiblir un pays comme la Serbie qui a le tort d'affirmer sa souveraineté et de mépriser l'UE. C'est une manifestation du grand mécanisme européen qui consiste à affaiblir les Etats par en haut et par en bas, en haut en retirant petit à petit tout pouvoir aux gouvernements et en bas en attisant les particularismes régionaux.Ces manigances font le jeu des Etats-Unis qui récupèrera la mise en contrôlant la défense européenne ce qui lui permet de conserver la maîtrise stratégique de la Méditerranée, donc de son approvisionnement en pétrole, face à une Russie qui reprend petit à petit sa place dominante dans le concert des Nations.
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dimanche, 10 février 2008
Chr.Heb. (26) - « L’Europe » logomachique
Contre tous les optimismes – même nationalistes et patriotiques –, il faut répéter une fois encore que la construction européenne, dans son incessante prolifération, témoigne de la perte de puissance française. Que si la France avait été plus forte, si elle avait eu davantage confiance en elle-même, elle ne se serait pas laissée duper par une classe politique française et supranationale qui a trouvé des arguments pour monter son « machin » institutionnel. Croit-on que la France sera plus forte en affaiblissant sa position au sein de ce monstre administratif ? qu’elle pourrait prendre des initiatives distinctes de celles de ses partenaires si cela lui plaît ? croit-on qu’il ne s’agisse, avec le Traité simplifié, que de satisfaire une attente sociale que les technocrates aurait négligée ? La France qui n’a pas été relancée à l’intérieur de ses frontières ne le sera pas du dehors. Quels que soient les règlements et les lois, quelle que soit la naïveté ou la bonne foi des Français eux-mêmes. Ceux-ci sont malades de leur volonté ; il faut le leur dire. Cela est impossible en démocratie. La démocratie leur dit qu’ils ont toujours raison, même lorsque leur volonté leur dicte de renoncer à leur pays, à leur vouloir-être ensemble. Ils gémissent parce qu’ils ne voient plus d’avenir à leur pays – et en effet, le « toujours plus d’Europe » ne permet pas « davantage de France ou de francité », c’est un but que le Président Sarkozy semble avoir oublié.Heureusement, les cultures, les langues, les mentalités sont là. Les Français, même à l’heure d’Internet et de la ‘mondialisation’, ne sont pas des Allemands, et les Portugais ne sont point des Anglais. Qu’ils se disent tous « européens » ne veut presque rien dire. Qu’on les appelle « Européens » comme d’autres gonflent des baudruches, ne fera qu’ajouter une mention dans les annales du rire. Il faut « faire l’Europe », martèle le Président de la république peu française. Comme si rien n’avait été fait depuis 1950 ! Mais en démocratie, il faut donner des hallucinations ou des jouets aux peuples pour les discipliner et endormir leur conscience critique. Il faut « faire l’Europe », car sinon, quel but présenter aux citoyens ? Quel mythe pourrait encore animer leur citoyenneté, surtout après les guerres monstrueuses du siècle passé ? « L’Europe » - comme ils disent – est une utopie indéfinie, dite pacifique, une sortie permanente de l’histoire, une espèce de jouet sexuel pour ceux qui veulent « faire l’Europe » comme il est dit de « faire l’amour ». L’ennui, c’est que derrière ce mythe, cette utopie, cette baudruche, il y a un vide humain absolument béant. Un vide anthropologique et culturel, un vide spirituel et moral – celui du mensonge -, un néant du sentiment humain, quand l’homme a besoin de se reconnaître dans un espace et un temps pour affronter sa misère et pour se défendre contre l’adversité. « L’Europe » est ce fléau des temps modernes, machine à faire vouloir, qui vide les nations de leur volonté propre, nie les réalités sensibles au profit de la seule oligarchie – ou ploutocratie, comme on voudra.
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lundi, 04 février 2008
Chr.Heb. (25) - La trahison
Aujourd'hui la Constitution de la République française sera une nouvelle fois modifiée par les parlementaires. Cette fois ce sera pour permettre l'adoption du traité de Lisbonne. En somme les députés et les sénateurs vont voter pour que le texte qui régit les droits à l'intérieur de notre territoire soit supplanté par un texte supra-national (le traité européen). Ce n'est rien d'autre qu'une trahison, demandée explicitement par le chef de l'Etat dont la principale mission pourtant est d'être garant des institutions.
Ces parlementaires valent encore moins que ceux qui avaient voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain en juillet 1940, car ceux-là, à leur décharge, devaient faire face à une situation catastrophique. Aujourd'hui rien n'oblige à abandonner notre souveraineté à des commissions internationales.
Tout cela est proprement écoeurant, mais hélas sans surprise. Les noms des traîtres seront bientôt sur ce site, mais aussi ceux des quelques justes. Il nous reste à relire l'appel d'Anne-Marie Le Pourhiet.
Sitemestre des Epées
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dimanche, 27 janvier 2008
Chr.Heb. (24) - Les Attila de la finance
La finance est en deuil ces derniers temps. Mais que l'on se rassure, ce n'est que passager... En 2006 les transactions financières dans le monde représentaient 80 fois le total des échanges commerciaux. Une situation totalement ubuesque, la spéculation étant devenue l'industrie la plus importante de la planète alors que l'argent, dans un système capitaliste traditionnel, devrait être au service des autres industries. Les spécialistes étaient d'ailleurs là pour rappeler cyniquement, une fois la crise déclarée, qu'une action ne fait que valoriser l'activité d'une entreprise. On rappelle les fondamentaux aux petits porteurs afin qu'ils ne retirent pas leurs économies des places boursières au moment où les orgies de bénéfice des gros spéculateurs sont momentanément suspendues.
Quasi simultanément on apprend que la Société Générale a perdu 5 milliards d'euros à cause d'un seul employé et ne fera donc que 800 millions d'euros de bénéfice sur l'année, ce qui justifie qu'elle fasse payer les chèques et les retraits par carte bancaire...
Et Jacques Attali rend un rapport pour relancer la croissance, rapport qui reprend toutes les vieilles recettes du libéralisme, du capitalisme international ou du village mondial.
Charles Perche
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samedi, 19 janvier 2008
Critique - Hitchcock en guerre
La réalisation de trois films de propagande lui est également confiée. Aventure malgache et Bon voyage restent deux courts-métrages de bien médiocre qualité. Sorti également en 1944, Lifeboat est, au contraire, un chef d'oeuvre méconnu. Ce film a pour cadre un canot de sauvetage après le torpillage d'un navire par un sous-marin allemand. Huis-clos entre neuf personnages très différents, le scénario est inspiré par John Steinbeck. Ce dernier n'a pas attendu la parution des Bienveillantes pour dépeindre un nazi érudit et déterminé. La tension psychologique du film tiendra dans l'opposition entre l'Allemand, qui prend le contrôle du bateau, et ses compagnons d'infortune. Le mauvais accueil de la critique, toujours prompte à suspecter une oeuvre ambiguë, explique certainement l'oubli dans lequel est tombé Lifeboat.
Lifeboat, coffret de deux DVD ( film, entretien avec Hitchcock et « making-of » ) aux éditions Fox Pathé Europa, 26 euros.
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vendredi, 04 janvier 2008
Accueil

Chaque semaine vous trouverez de nouveaux articles dans les chroniques suivantes:
Chroniques hebdomadaires Tribunes
Toutes les notes publiées peuvent être trouvées dans les rubriques de la colonne de gauche. Les derniers articles et commentaires publiés sont à droite.

Le numéro 24 est sorti à la fin du mois de décembre. Il inaugure une nouvelle formule (plus de rubriques, une orientation plus politique), un nouveau format et une nouvelle périodicité (5 numéros par an). Il est disponible dans les librairies mentionnées ci-contre.
Le numéro 25 sortira début mars. Le thème du dossier sera "L'ivresse", sous toutes ses formes.

La conférence du jeudi 24 janvier a été un succès. 200 personnes sont venues écouter Renaud Escande et Stéphane Courtois nous parler du livre évènement Le livre noir de la révolution française.
Les enregistrements audio sont disponibles.
La conférence du mardi12 février fut un grand succès. Plus de 200 personnes sont venus écouter Eric ZEMMOUR nous parler de son dernier roman Petit frère, véritable petite bombe sur l'attitude tenue par une certaine intelligentsia face à l'antiracisme.
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mardi, 03 juillet 2007
Chr.Heb. (3) - La "salope" des Alpes
La "salope" des Alpes
Un député UMP des Hauts-de-Seine a traité une candidate Modem de la région Rhôn-Alpes de "salope". La première question à se poser avant de pousser des cris d'orfraies serait de savoir s'il s'agit de la vérité. La France souffre trop de ne pas dire les mots. Il faut appeler un chat un chat. En l'occurence les qualités de cette dame nous importent peu.
S'il s'avérait que ses paroles ont dépassé sa pensée il faudrait alors se poser une deuxième question. Comment se fait-il qu'une conversation privée soit rendue sur la place publique ? Qui n'a jamais eu de mauvaise pensée injurieuse ou le verbe un peu haut entre amis envers autrui ? La chasse aux sorcières a commencé. Plus rien ne doit échapper aux media tout puissants. C'est la démocratie, il faut que le citoyen soit informé. Pauvres journalistes ! Qu'ils s'occupent des maux et non des mots. Qu'ils aillent en France par les routes bordées de platanes au lieu de se complaire dans le confort des marronniers.
Sitemestre des Epées
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mercredi, 28 février 2007
Les Epées - Revue trimestrielle royaliste
Qu’elle se vérifie par l’abstention, par le primat absolu de l’économie ou par un processus européen à marches forcées, la décomposition du Politique constitue sans conteste l’un des faits majeurs de notre temps. Elle ne trouve pas d’équivalent dans le passé de la France, et paraît accentuée par la tendance des “élites” à « sacrifier la patrie à l’humanité », une humanité sans couleur ni relief, déracinée et close sur elle-même. Face à cet avenir morne, il s’agit donc de réapprendre le sens du bien commun, de retrouver le goût capétien de l’unité, de sortir des impasses mortelles de la modernité radicale.
Sorties du fourreau en 2001, Les Épées entendent braver ces maux, et croiser le fer. Les sept années qui viennent de s’écouler, l’accueil chaleureux qu’on lui a fait, les collaborations prestigieuses qu’elle s’est assurée, invitent notre revue à préciser son contenu et ses intentions. Nullement retranchées dans un horizon purement contestataire, Les Épées se présentent avant tout comme une revue royaliste, qui se réclame aussi bien de Maurras et de Daniel Halévy que de Bernanos et de Boutang, des non-conformistes de droite, mais aussi de la tradition thomiste ou du libéralisme politique. Sans rabâchage, avec la volonté d’actualiser le matériel critique, de s’enrichir au contact de tous les lieux où vit l’Esprit, cette revue se propose d’analyser les différentes formes de vie et de mort du Politique, les principaux débats (en politique, en philosophie, en sociologie et dans les Lettres ou en Droit), et d’exalter la culture française qui paraît le mériter. Son objet original est de redéfinir et de faire connaître les raisons et les projets du royalisme français à l’orée du XXIe siècle, au fil des articles, des dossiers, et des compte rendus qui privilégient la confrontation des idées. Pour toutes ces raisons, Les Épées ambitionnent de devenir une référence pour tous les royalistes, mais aussi pour tous ceux qu’intéresse le maintien de la liberté de l’esprit.
Puisqu’elles ne sont l’organe d’aucune organisation, et qu’elles travaillent sur un plan essentiellement intellectuel, Les Épées peuvent, sans rien renier de leurs principes, transcender les appartenances des rédacteurs et de son lectorat. Elles doivent apparaître comme un pôle de réflexion capable d’enrichir les fidélités de tous.
Sans rabâchage, avec la volonté d’actualiser le matériel critique, de s’enrichir au contact de tous les lieux où vit l’Esprit, cette revue se propose d’analyser les différentes formes de vie et de mort du Politique, les principaux débats (en politique, en philosophie, en sociologie et dans les Lettres ou en Droit), et d’exalter la culture française qui paraît le mériter.
MAIS ENCORE ?
Une revue trimestrielle qui paraît 5 fois par an.
Un site Internet qui offre quelques articles de la revue et de petites brèves se voulant une introduction à des réflexions plus fouillées développées dans la revue.
Un cycle de conférences une fois par mois pour réfléchir et donner à réfléchir sur des sujets d'actualité ou de réflexion.
QUI ?
Les Epées regroupent des royalistes (ou pas) de toutes tendances. Universitaires et membres de la société civile.
COMMENT ?
Nous sommes organisés en association. Aucun actionnaire ni capitaux étrangers. La revue est financée exclusivement par ses recettes provenant des abonnements et des ventes en kiosque.
Notre santé financière est excellente et notre indépendance totale !
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jeudi, 11 janvier 2007
QUI QUE QUOI
QU'EST-CE ?
Sans rabâchage, avec la volonté d’actualiser le matériel critique, de s’enrichir au contact de tous les lieux où vit l’Esprit, cette revue se propose d’analyser les différentes formes de vie et de mort du Politique, les principaux débats (en politique, en philosophie, en sociologie et dans les Lettres ou en Droit), et d’exalter la culture française qui paraît le mériter.
MAIS ENCORE ?
Une revue trimestrielle qui paraît 5 fois par an.
Un site Internet qui offre quelques articles de la revue et de petites brèves se voulant une introduction à des réflexions plus fouillées développées dans la revue.
Un cycle de conférences une fois par mois pour réfléchir et donner à réfléchir sur des sujets d'actualité ou de réflexion.
QUI ?
Les Epées regroupent des royalistes (ou pas) de toutes tendances. Universitaires et membres de la société civile.
COMMENT ?
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dimanche, 13 mars 2005
N°15 - Sommaire "NON"
Actualité
La construction communautaire : un coup d’État permanent par Patrick Longuet
Le double effet du NON ! par Jean-Baptiste Barthélémy
Plaidoyer en forme de paradoxe par E. Marsala
La question chypriote par Élie Hatem
La charité ou la mort par Laurent Dandrieu
Ere du vide, ère de la transparence par Serge Degrim
Politique
La Laïcité en questions
Entretien avec Jean Sévillia
International
Les conséquences économiques du Tsunami par Robert Grégoire
Société
Parenté incertaine, parents douteux
Entretien inédit avec Michel Rouche par Alain Raison
De l’Indignation : entretien avec Jean-François Mattéi
Place Royale
Le discours réactionnaire a-t-il un avenir ? par Antoine Clapas et David Foubert
DOSSIER : Politique de la langue
L’État doit-il sauver la langue ? par Antoine Clapas
Entretien inédit avec Marc Fumaroli
La langue interdite sous la Révolution par E. Marsala
Le pouvoir détruit la langue par Antoine Foncin
Mémoire en faveur des idiomes provinciaux
Nos humanités
Tous en avant pour le latin par Léon Daudet
Civilisation
A-t-on perdu la clé du jardin ? par Marco Martella
Cinéma
Support the french cinema par Laurent Dandrieu
Vedette, interprète, marionette par Eric Hubert
BD
L’heure des bilans par Philippe Mesnard et Marie Uccelli
Lectures critiques
Matthieu Baumier, Arnaud Bordes, Benoît Carey, Pierre Carvin, Sigrid Choffee-Harouel, Antoine Clapas, Chantal de Batz, Luc de François, Serge Degrim, Jean Desfontaines, Nicolas Droitier, C. Equilbecq, Emmanuel Fontan, Alain Laquièze, E. Marsala, Marco Martella, Thomas Mercier, Louis Monier, Luc Pinson, Alain Raison, Inès Villela-Petit.
Mission en Métagonie
par Fabrice Hadadj (cinquième partie)
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